Declaration officielle
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Google recommande d'éviter les redirections internes autant que possible. Elles ne devraient servir que lors de migrations ou de changements structurels inévitables. Le message : une architecture propre vaut mieux qu'un réseau de redirections même bien conçu.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google insiste-t-elle sur la limitation des redirections internes ?
Les redirections internes créent des étapes supplémentaires dans le parcours du crawl. Chaque 301 ou 302 consomme du temps de traitement et allonge la chaîne entre la requête initiale et la ressource finale. Pour un moteur qui scanne des milliards de pages, chaque milliseconde compte.
Cette déclaration vise clairement les sites qui accumulent les redirections par paresse éditoriale ou mauvaise gestion technique. Le problème ? Trop de sites conservent des redirections internes alors que leurs CMS permettraient de corriger les liens à la source.
Qu'est-ce qu'une redirection « nécessaire » selon cette logique ?
Crystal Carter mentionne les migrations et les changements structurels. Concrètement : refonte du site, changement de domaine, fusion de contenus, restructuration de l'arborescence. Des situations où l'URL d'origine ne peut physiquement pas être maintenue.
Ce qui n'est PAS nécessaire : rediriger /article-ancien/ vers /article-nouveau/ depuis le maillage interne alors qu'on pourrait directement pointer vers /article-nouveau/. La redirection externe (depuis des backlinks tiers) reste légitime — on parle ici des liens que vous contrôlez.
Cette position a-t-elle toujours été celle de Google ?
Oui et non. Google a toujours dit que les redirections étaient gérées correctement, notamment les 301 qui transmettent le PageRank. Mais le discours s'est durci progressivement sur l'aspect performance et crawl efficiency.
La nuance : Google ne pénalise pas directement les redirections internes, mais leur accumulation ralentit le crawl, ce qui peut indirectement affecter la découverte de nouvelles pages ou la fréquence de rafraîchissement. C'est un coût caché.
- Les redirections internes consomment du crawl budget inutilement
- Elles ajoutent de la latence au parcours de l'utilisateur et des robots
- Google préfère une architecture où les liens pointent directement vers les URLs finales
- Les redirections externes (backlinks tiers) restent inévitables et acceptables
- Seules les migrations, refontes et restructurations justifient des redirections internes persistantes
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle réaliste sur des sites matures ?
Soyons honnêtes : sur un site de plusieurs milliers de pages avec 10 ans d'historique, zéro redirection interne relève de l'utopie. Les refontes successives, les fusions de catégories, les changements de stratégie éditoriale laissent forcément des traces.
Le vrai problème, c'est l'accumulation passive. Des sites où personne ne nettoie jamais le maillage, où chaque modification ajoute une couche de redirections sans jamais en retirer. Là, oui, ça devient problématique. Mais un site bien géré avec quelques dizaines de redirections stratégiques ne sera pas impacté.
Quelles sont les zones grises que Google n'aborde pas ?
La déclaration reste vague sur les seuils. Combien de redirections internes avant que ça pose problème ? 50 ? 500 ? 5000 ? [À vérifier] — Google ne donne jamais de chiffres concrets, et pour cause : ça dépend de la taille du site, de sa fréquence de crawl, de son autorité.
Autre angle mort : les redirections temporaires (302, 307). La déclaration parle de 301, mais quid des redirections techniques temporaires utilisées pour des tests A/B ou de la personnalisation ? Le message laisse entendre qu'elles devraient aussi être évitées, mais c'est contradictoire avec certaines pratiques validées par Google ailleurs.
Dans quels cas cette règle peut-elle être contreproductive ?
Sur des sites à forte vélocité éditoriale (médias, e-commerce saisonnier), maintenir un maillage 100% sans redirections internes demande une discipline de fer. Parfois, il est plus rapide et moins risqué de poser une 301 propre que de parcourir 500 pages pour corriger manuellement chaque lien.
Et puis il y a les cas limites : redirection d'une version mobile legacy, gestion de paramètres UTM internes, redirections liées à des contraintes techniques du CMS. Tout n'est pas noir ou blanc. L'objectif, c'est de minimiser, pas d'atteindre zéro à tout prix si ça crée plus de problèmes que ça n'en résout.
Impact pratique et recommandations
Comment auditer les redirections internes de votre site ?
Commencez par un crawl complet avec Screaming Frog, Oncrawl ou Botify. Filtrez les codes 301, 302, 307. Identifiez celles qui sont déclenchées par des liens internes (colonne "Inlinks" ou équivalent).
Classez-les ensuite en trois catégories : redirections légitimes post-migration, redirections évitables (correction de lien possible), redirections orphelines (aucun lien interne ne pointe dessus, donc inutiles). Concentrez-vous sur les deux dernières.
Quelle stratégie adopter pour nettoyer progressivement ?
Ne touchez pas aux redirections qui gèrent du trafic organique significatif ou des backlinks externes de qualité. Elles doivent rester en place. En revanche, identifiez les pages où vous contrôlez le lien source — navigation, footer, articles récents — et corrigez-les pour pointer directement vers l'URL finale.
Pour les sites sous WordPress, des plugins comme Better Search Replace ou Redirection permettent de corriger les liens en base. Sur des CMS custom, un script SQL peut faire l'affaire — mais testez toujours sur un environnement de staging avant.
Faut-il supprimer immédiatement toutes les redirections internes ?
Non. Priorisez d'abord les chaînes de redirections (A → B → C) qui multiplient les sauts. Ensuite, ciblez les redirections présentes dans les templates globaux (menu, sidebar) qui se répètent sur des centaines de pages.
Les redirections isolées sur des pages peu crawlées peuvent attendre. L'objectif n'est pas la perfection instantanée, mais une amélioration progressive du ratio redirections/pages totales.
- Crawler le site pour identifier toutes les redirections déclenchées par des liens internes
- Séparer les redirections nécessaires (migrations, backlinks externes) des redirections évitables
- Corriger en priorité les chaînes de redirections et les redirections dans les templates globaux
- Mettre à jour les liens dans le CMS ou la base de données pour pointer vers les URLs finales
- Vérifier que les redirections supprimées n'ont pas d'impact sur le trafic (monitoring Analytics/GSC)
- Documenter les redirections conservées et leur raison d'être pour éviter qu'elles soient supprimées par erreur
❓ Questions frequentes
Les redirections 301 transmettent-elles toujours 100% du PageRank ?
Doit-on supprimer les redirections même si elles génèrent du trafic ?
Combien de temps faut-il conserver une redirection après une migration ?
Un site avec beaucoup de redirections internes est-il pénalisé par Google ?
Les redirections JavaScript comptent-elles dans cette recommandation ?
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