Declaration officielle
Autres déclarations de cette vidéo 14 ▾
- □ Faut-il changer de domaine lors d'une réduction de catalogue ou conserver l'existant ?
- □ Les backlinks vers une page 404 sont-ils définitivement perdus ou récupérables ?
- □ Peut-on vraiment avoir des millions de redirections 301 sans impacter son SEO ?
- □ Faut-il vraiment ignorer les erreurs 404 dans Google Search Console ?
- □ Faut-il vraiment ajouter les pages paginées dans le sitemap XML ?
- □ Google crawle-t-il vraiment les liens dans les menus déroulants au survol ?
- □ Faut-il privilégier une personne ou une organisation comme auteur d'un article pour le SEO ?
- □ Faut-il vraiment aligner URL, title et H1 pour ranker en SEO ?
- □ Bloquer une page de redirection par robots.txt peut-il vraiment empêcher le passage du PageRank ?
- □ Les tirets multiples dans un nom de domaine pénalisent-ils votre SEO ?
- □ Faut-il publier du contenu tous les jours pour bien ranker sur Google ?
- □ Faut-il vraiment abandonner le texte dans les images pour le SEO ?
- □ Désindexer des URLs : Google limite-t-il vraiment les options à deux méthodes ?
- □ Les Core Web Vitals écrasent-ils vraiment la pertinence dans le classement Google ?
Google affirme qu'il n'y a pas de limite globale au nombre de redirections sur un site. La seule contrainte concerne les chaînes de redirection individuelles : évitez trop de sauts successifs pour une même URL. Distinction claire entre volume total et profondeur des chaînes.
Ce qu'il faut comprendre
Quelle est la différence entre nombre total et chaîne de redirections ?
Google distingue ici deux notions souvent confondues. Le nombre total de redirections sur un site désigne l'ensemble des URLs qui redirigent vers d'autres pages — qu'il s'agisse de milliers ou de centaines de milliers.
Une chaîne de redirection, c'est autre chose : c'est le parcours que suit Googlebot depuis une URL A qui redirige vers B, qui elle-même redirige vers C, etc. C'est la profondeur de cette cascade qui pose problème, pas le fait d'avoir beaucoup de redirections dispersées sur le site.
Pourquoi Google insiste-t-il sur les chaînes trop longues ?
Chaque saut dans une chaîne de redirection consomme du budget crawl et ralentit la découverte de la destination finale. Au-delà de 3-5 sauts, Googlebot peut abandonner et ne jamais atteindre l'URL cible.
Une chaîne longue dilue aussi le PageRank transmis — même si Google nie officiellement toute déperdition, l'observation terrain suggère une perte d'efficacité au-delà de 2 redirections consécutives.
Qu'est-ce qui constitue "trop de sauts" selon Google ?
Google ne donne pas de chiffre précis dans cette déclaration. Historiquement, la recommandation officieuse tournait autour de 3 redirections maximum par chaîne, mais ce seuil n'a jamais été formellement confirmé.
L'absence de limite chiffrée dans cette déclaration est typique de la communication Google : volontairement floue pour ne pas s'enfermer dans un cadre strict. Ce qui compte en pratique, c'est que chaque URL atteigne sa destination en un minimum de bonds.
- Pas de limite globale : vous pouvez avoir des milliers de redirections sur un site sans problème structurel
- Limite par chaîne : évitez les cascades A→B→C→D→E — visez 1 à 2 sauts maximum
- Budget crawl : chaque saut consomme des ressources et ralentit l'indexation
- Flou intentionnel : Google ne chiffre pas "trop de sauts" pour garder de la marge de manœuvre
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Oui, globalement. Les tests empiriques montrent que Google suit effectivement les redirections même sur des sites en comptant des dizaines de milliers. Le problème se manifeste uniquement quand des chaînes trop profondes apparaissent.
On voit régulièrement des sites avec 20 000+ redirections historiques (migrations, refontes successives) qui ne subissent aucune pénalité. Par contre, une seule chaîne de 6-7 sauts peut bloquer l'indexation de l'URL finale pendant des semaines.
Quelle nuance faut-il apporter à cette affirmation ?
Google dit "autant que vous le souhaitez" — ce qui techniquement est vrai, mais ignore la dimension performance. Un site avec 50% de ses URLs en redirection aura forcément un budget crawl moins efficace qu'un site propre.
Même si Google n'applique pas de limite stricte, chaque redirection est une friction. Sur un gros site (100K+ pages), avoir 30% d'URLs en redirection signifie que Googlebot passe un tiers de son temps à suivre des 301/302 au lieu de crawler du contenu frais. [À vérifier] : aucune donnée officielle ne chiffre l'impact exact sur le crawl budget, mais les observations terrain suggèrent un ralentissement significatif au-delà de 20-25% d'URLs en redirection.
Dans quels cas cette règle ne suffit-elle pas ?
Cette déclaration omet complètement le cas des redirections temporaires (302) et leur impact différent sur le PageRank. Elle ne précise pas non plus si les redirections JavaScript ou meta-refresh entrent dans le même cadre.
Autre angle mort : les sites avec des redirections circulaires ou des boucles involontaires. Google ne dit rien sur ce scénario, mais on sait qu'il peut bloquer totalement le crawl de sections entières. Soyons honnêtes : la déclaration est volontairement simplifiée et évacue une série de cas limites importants.
Impact pratique et recommandations
Comment auditer les chaînes de redirections sur mon site ?
Utilisez Screaming Frog en mode "Spider" avec l'option "Always Follow Redirects" activée. L'outil vous montrera toutes les chaînes et leur profondeur. Filtrez ensuite par "Redirect Chains" pour isoler les problématiques.
Alternativement, vérifiez la Search Console dans Paramètres > Exploration > Statistiques sur l'exploration. Si le temps moyen de téléchargement augmente sans raison apparente, c'est souvent signe de redirections qui s'accumulent.
Que faire quand on détecte une chaîne trop longue ?
Corrigez directement à la source : faites pointer l'URL initiale vers la destination finale, en supprimant tous les sauts intermédiaires. Ne laissez jamais une redirection pointer vers une autre redirection.
Si les URLs intermédiaires ont de la valeur historique (backlinks, ancienneté), gardez-les en redirection 301 — mais assurez-vous qu'elles pointent directement vers la cible, pas vers une autre 301.
Quelle stratégie adopter lors d'une migration ou refonte ?
Planifiez les redirections avant la migration, pas après. Mappez chaque ancienne URL vers sa nouvelle destination directe. Ne vous contentez pas de rediriger l'ancien site vers la homepage du nouveau — c'est le piège classique qui génère des chaînes inutiles.
Documentez chaque vague de redirections (date, raison, mapping) pour éviter qu'une future migration crée une cascade sans qu'on s'en rende compte. Un site qui a connu 3 refontes en 5 ans accumule facilement des chaînes A→B→C→D si personne ne nettoie.
- Auditez les chaînes de redirections au moins une fois par trimestre avec Screaming Frog ou un outil équivalent
- Corrigez immédiatement toute chaîne de plus de 2 sauts en faisant pointer directement vers la destination finale
- Lors d'une migration, mappez chaque URL vers sa cible directe — jamais via une redirection intermédiaire
- Vérifiez que les redirections internes (liens dans le contenu) pointent vers les URLs finales, pas vers des 301
- Documentez chaque vague de redirections pour tracer l'historique et anticiper les futures chaînes
- Surveillez le temps de téléchargement moyen dans la Search Console — une hausse inexpliquée signale souvent des redirections qui s'empilent
❓ Questions frequentes
Quelle est la différence entre une redirection 301 et 302 dans ce contexte ?
Est-ce qu'une redirection via JavaScript compte dans une chaîne ?
Combien de sauts maximum recommandez-vous dans une chaîne ?
Un nombre élevé de redirections impacte-t-il le budget crawl global ?
Comment gérer les redirections lors de migrations successives ?
🎥 De la même vidéo 14
Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · publiée le 29/12/2022
🎥 Voir la vidéo complète sur YouTube →
💬 Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.