Declaration officielle
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Google a cessé d'utiliser les balises rel='next' et rel='prev' pour la pagination depuis mars 2019. La recommandation officielle d'éviter les ensembles massifs qui coincent le crawler reste valide, mais ces attributs n'ont plus aucun impact direct sur le crawl ou l'indexation. Les praticiens SEO doivent repenser leur stratégie de pagination sans compter sur ces balises désormais obsolètes pour Google, même si elles conservent une utilité marginale pour d'autres moteurs.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie concrètement l'abandon de rel='next' et 'prev' ?
En mars 2019, Google a officiellement annoncé qu'il ne prenait plus en compte les balises rel='next' et rel='prev' pour gérer la pagination. Ces attributs, autrefois recommandés pour indiquer les suites de pages (catégories, listings produits, archives blog), ne jouent plus aucun rôle dans les décisions de crawl, d'indexation ou de consolidation de signaux.
La déclaration de John Mueller dans ce contexte rappelle les anciennes bonnes pratiques : placer ces balises dans l'<head> HTML, éviter les chaînes trop longues qui dispersent le crawl budget. Mais il faut être lucide : ces consignes sont désormais théoriques pour Google, même si elles restent valables pour Bing, Yandex ou d'autres crawlers qui les honorent encore.
Pourquoi Google a-t-il abandonné ces balises ?
Google a constaté que la majorité des implémentations étaient incorrectes ou incohérentes, et que le moteur gérait mieux la pagination de manière autonome, en suivant les liens internes classiques. Les signaux d'usage (taux de clic, profondeur de navigation) et la structure du site suffisent à comprendre qu'une série de pages forme un ensemble logique.
L'abandon de rel='next'/'prev' s'inscrit dans une simplification progressive des directives HTML : Google privilégie l'analyse comportementale et la qualité du maillage interne plutôt que des métadonnées explicites souvent mal renseignées. C'est cohérent avec la suppression d'autres signaux comme l'attribut rel='author' ou la dépréciation relative de meta keywords.
Les ensembles massifs coincent-ils toujours le crawler ?
Oui, c'est le seul point qui reste valide indépendamment des balises. Une pagination de 500 pages sans valeur distinctive ni contenu unique disperse le crawl budget et dilue l'équité de lien (PageRank interne). Google doit choisir quelles pages explorer en priorité : si chaque page paginée offre un contenu quasi-identique, le crawler risque de stagner sur ces URLs au détriment de pages stratégiques.
La solution ne passe plus par rel='next'/'prev', mais par une architecture claire : limiter le nombre de pages paginées exposées au crawl, utiliser des paramètres URL trackés via Search Console, proposer des filtres ou des vues alternatives qui segmentent le contenu de manière pertinente. Le problème reste identique, seul le remède a changé.
- Rel='next' et 'prev' n'ont plus d'effet sur Google depuis mars 2019, même si techniquement valides en HTML5.
- Google gère la pagination de manière autonome en suivant les liens internes et en analysant les patterns de navigation.
- Les chaînes de pagination trop longues restent néfastes pour le crawl budget, indépendamment des balises.
- Bing, Yandex et d'autres moteurs continuent d'interpréter ces attributs : ne pas les retirer si vous visez un trafic multi-moteur.
- La structure du site et la qualité du maillage interne sont désormais les leviers prioritaires pour optimiser la pagination.
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration reflète-t-elle vraiment les pratiques observées sur le terrain ?
Totalement. Depuis l'annonce officielle de 2019, aucune corrélation mesurable n'existe entre la présence de rel='next'/'prev' et les performances d'indexation ou de ranking sur Google. Les tests A/B conduits sur des sites e-commerce avec pagination lourde montrent que retirer ces balises n'entraîne ni chute de crawl, ni perte de visibilité, ni consolidation différente des signaux.
En revanche, les optimisations structurelles classiques conservent un impact franc : réduire le nombre de clics vers les pages profondes, enrichir chaque page paginée avec du contenu unique (descriptions de catégorie, blocs éditoriaux), éviter les duplications d'URL via canonicalisation ou robots.txt. Ce sont ces leviers qui déterminent la qualité du crawl, pas les métadonnées obsolètes.
Faut-il pour autant supprimer ces balises de votre code ?
Pas nécessairement. Bing continue d'utiliser rel='next' et 'prev' pour comprendre la pagination, et si votre site cible des marchés où Bing, Yandex ou Baidu détiennent des parts significatives, maintenir ces balises reste pertinent. Elles ne nuisent pas, elles sont simplement ignorées par Google.
En revanche, ne perdez pas de temps à corriger des implémentations bancales si votre trafic provient exclusivement de Google. Concentrez vos ressources dev sur des chantiers à ROI prouvé : améliorer les Core Web Vitals des pages paginées, retravailler le maillage interne, segmenter les URLs de pagination via paramètres suivis dans Search Console. [A vérifier] : certains praticiens rapportent que Google utilise encore ces balises pour des cas edge (pagination sur des sous-domaines séparés, sites multilingues complexes), mais aucune documentation officielle ne le confirme.
Quelles erreurs observe-t-on encore fréquemment ?
Premier piège : confondre rel='next'/'prev' avec rel='canonical'. Certains webmasters pensent qu'une balise canonical pointant vers la page 1 remplace avantageusement rel='next'/'prev'. Erreur : canonical consolide tout le contenu paginé vers une seule URL, ce qui peut déindexer les pages 2, 3, etc., et faire disparaître du contenu utile de l'index. Si chaque page paginée porte du contenu distinct, elle doit rester indexable avec son propre canonical auto-référent.
Deuxième erreur classique : paginer sans proposer de vue 'Voir tout' ou de landing alternative. Google privilégie les pages offrant une réponse complète à l'intention de recherche. Si votre pagination segmente artificiellement un contenu qui pourrait être présenté sur une seule page (avec lazy-load ou infinite scroll bien implémenté), vous diluez vos chances de ranking. L'expérience utilisateur prime : une pagination mal justifiée pénalise indirectement le SEO via les métriques d'engagement.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site existant ?
Audit de pagination : identifiez toutes les URLs paginées indexées via Search Console (filtre 'page=' ou patterns similaires). Vérifiez si ces pages génèrent du trafic organique ou si elles ne sont que des points de passage. Si les pages 2+ ne convertissent jamais et captent peu de clics, envisagez de les désindexer (noindex, robots.txt) ou de les consolider via canonical vers la page 1, en évaluant l'impact sur l'accès au contenu.
Optimisation du maillage interne : réduisez la profondeur de clic vers les pages stratégiques. Utilisez des filtres, des menus facettés, ou des blocs 'Produits phares' sur la page 1 pour donner des raccourcis vers les éléments clés. Chaque page paginée doit offrir une valeur distinctive : description de catégorie enrichie, tri ou filtre unique, contenu éditorial complémentaire.
Quelles erreurs éviter absolument ?
Ne comptez plus sur rel='next'/'prev' pour communiquer avec Google. Si votre stratégie SEO repose encore sur ces balises pour gérer l'indexation ou la consolidation de signaux, elle est obsolète. Remplacez cette approche par une architecture claire, des canonicals cohérents, et un pilotage des paramètres URL dans Search Console (section 'Exploration > Paramètres d'URL' disparue, mais remplacée par les règles de canonicalisation et le suivi des patterns).
Évitez aussi de paginer sans raison UX. Si un infinite scroll ou un 'Voir tout' améliore l'expérience sans dégrader les performances (Core Web Vitals), privilégiez cette option. Google crawle JavaScript moderne : un infinite scroll bien implémenté avec rendu côté serveur ou hydratation SSR ne pose plus de problème d'indexation, contrairement aux idées reçues.
Comment vérifier la conformité de votre pagination ?
Utilisez Google Search Console pour traquer les URLs paginées indexées et leur performance. Repérez les pages orphelines (indexées mais sans lien interne), les canonicals incohérents, ou les pages paginées bloquées par robots.txt alors qu'elles portent du contenu utile. Le rapport 'Couverture' identifie les erreurs d'indexation liées à la pagination.
Testez le rendu mobile de vos pages paginées via l'outil d'inspection d'URL : vérifiez que les liens vers page suivante/précédente sont crawlables, que le contenu se charge sans timeout, et que les Core Web Vitals restent dans le vert. Une pagination lente ou instable en mobile pénalise indirectement le ranking via les signaux d'expérience utilisateur.
- Supprimer rel='next'/'prev' si votre trafic provient uniquement de Google, ou les conserver pour compatibilité Bing/Yandex.
- Auditer les URLs paginées indexées dans Search Console et évaluer leur contribution au trafic organique.
- Réduire la profondeur de clic vers les pages stratégiques via maillage interne optimisé et filtres pertinents.
- Enrichir chaque page paginée avec du contenu unique (descriptions, blocs éditoriaux) pour justifier son indexation.
- Tester le rendu mobile et les Core Web Vitals des pages paginées pour garantir une expérience fluide.
- Piloter les paramètres URL de pagination via canonicals cohérents et règles de crawl dans Search Console.
❓ Questions frequentes
Google utilise-t-il encore rel='next' et rel='prev' en 2025 ?
Dois-je supprimer ces balises de mon code si elles y sont déjà ?
Comment Google gère-t-il la pagination sans ces balises ?
Faut-il utiliser rel='canonical' pour consolider les pages paginées ?
Une pagination trop longue pénalise-t-elle encore le SEO ?
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