Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Gary Illyes a confirmé sur LinkedIn que les robots d'exploration de Google n'envoient pas uniquement des requêtes HTTP GET et POST, mais aussi des requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE, en réponse à plusieurs questions reçues à ce sujet ces dernières semaines. À lire aussi Crawlers Google : Fonctionnement interne de Googlebot et changement d’emplacement des plages IP Ces types de requêtes (HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH, DELETE) représentent moins de 1,5% du total des requêtes envoyées par l'ensemble des crawlers Google. Leur origine : le JavaScript. Selon Gary Illyes, c'est du code JS présent sur les pages qui déclenche ces requêtes lors du processus de rendu effectué par Google.
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Declaration officielle du (il y a 0 jours)
TL;DR

Gary Illyes confirme que les crawlers Google envoient aussi des requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE, représentant moins de 1,5% du volume total. Ces requêtes non-standard proviennent du JavaScript exécuté lors du rendu des pages par Googlebot. Pour les SEO, cela signifie que vos logs serveur contiennent des types de requêtes déclenchées automatiquement par Google, pas par des attaques ou des erreurs de configuration.

Ce qu'il faut comprendre

D'où viennent ces requêtes HTTP non-standard dans mes logs ?

La plupart des professionnels SEO savent que Googlebot utilise principalement des requêtes GET pour crawler les pages et occasionnellement des POST pour les formulaires. Sauf que les logs serveur révèlent parfois des HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH ou DELETE émanant des plages IP de Google.

Gary Illyes lève le voile : ces requêtes représentent moins de 1,5% du total et sont déclenchées par du code JavaScript présent sur vos pages. Quand Googlebot effectue le rendu d'une URL, il exécute le JS embarqué. Si ce code contient des appels fetch() ou XMLHttpRequest avec des méthodes non-standard, Google les exécute réellement.

Pourquoi Google exécute-t-il ce JavaScript au lieu de l'ignorer ?

Le processus de rendu de Googlebot vise à comprendre le contenu tel qu'un navigateur moderne le restituerait. Ignorer le JavaScript signifierait passer à côté du contenu chargé dynamiquement, des liens générés côté client et des interactions critiques pour l'expérience utilisateur.

En exécutant le JS, Google déclenche mécaniquement toutes les requêtes réseau que ce code génère. Si votre application front-end utilise des API REST modernes avec PUT pour les mises à jour ou DELETE pour les suppressions, Googlebot va les invoquer lors du rendu. Le moteur ne filtre pas les méthodes HTTP.

Faut-il bloquer ces requêtes non-GET dans mes configurations serveur ?

Non. Bloquer HEAD, OPTIONS ou les autres méthodes pourrait casser le rendu JavaScript de vos pages et empêcher Google de voir le contenu généré dynamiquement. Les requêtes HEAD servent notamment à vérifier l'existence de ressources sans télécharger le corps complet.

La proportion de 1,5% reste anecdotique en volume, mais ces requêtes peuvent porter sur des endpoints critiques. Si votre JS interroge une API pour afficher du contenu principal, bloquer la méthode utilisée équivaut à rendre cette zone invisible pour Google. Gardez vos configurations serveur permissives pour ces méthodes, au moins pour les user-agents Google.

  • Moins de 1,5% du volume total de crawl Google utilise des méthodes autres que GET et POST
  • Ces requêtes proviennent du JavaScript exécuté pendant le rendu des pages par Googlebot
  • Les méthodes concernées sont HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE
  • Bloquer ces requêtes peut empêcher le rendu correct de vos pages et masquer du contenu à Google
  • Les logs serveur reflètent le comportement réel du JavaScript de vos pages, pas des anomalies

Avis d'un expert SEO

Cette révélation change-t-elle vraiment quelque chose pour les SEO praticiens ?

Soyons honnêtes : la plupart des sites n'ont jamais remarqué ces requêtes dans leurs logs ou n'y ont pas prêté attention. Le chiffre de 1,5% signifie qu'elles restent marginales en volume, surtout comparées aux dizaines de milliers de GET quotidiens sur un site moyen.

La vraie question concerne les applications web modernes utilisant massivement des frameworks JavaScript (React, Vue, Angular). Si votre front-end déclenche des PUT ou DELETE vers des API lors du chargement initial, vous devez vérifier que ces endpoints répondent correctement aux requêtes de Googlebot. Un 403 Forbidden ou une authentification obligatoire bloquerait le rendu.

Quels risques concrets pour les sites avec des API REST complexes ?

Le problème surgit quand votre JavaScript effectue des requêtes avec effets de bord. Un DELETE déclenché par Google lors du rendu pourrait théoriquement supprimer des données si votre API n'implémente pas de protections adéquates. [A vérifier] : Gary Illyes ne précise pas si Google filtre les méthodes potentiellement destructrices ou les exécute aveuglément.

Un PUT ou PATCH peut modifier l'état d'une ressource. Si votre front-end utilise ces méthodes pour des mises à jour temps réel sans token CSRF ou vérification d'origine, vous exposez potentiellement vos données. La bonne pratique reste d'implémenter des gardes côté serveur : authentification, validation d'origine, rate limiting.

Attention : Si vos logs montrent des volumes anormalement élevés de PUT, PATCH ou DELETE depuis Google, vérifiez que votre JavaScript ne génère pas de boucles infinies ou de requêtes redondantes. Un bug dans votre code front-end pourrait gaspiller votre crawl budget sur des appels inutiles.

Les données fournies par Gary Illyes sont-elles suffisamment précises ?

Le seuil de 1,5% reste vague. On ignore la distribution par type de méthode (HEAD vs DELETE par exemple), la répartition par catégorie de sites, ou si certains secteurs sont plus concernés. [A vérifier] : un site e-commerce avec beaucoup de JS déclenche-t-il proportionnellement plus de ces requêtes qu'un blog statique ?

Gary mentionne que c'est le JavaScript qui génère ces requêtes, mais ne détaille pas le contexte d'exécution. Googlebot exécute-t-il les event listeners (click, scroll) ou seulement le code qui se déclenche au chargement ? Si Google simule des interactions utilisateur, le volume de 1,5% pourrait grimper sur des sites avec beaucoup d'interactivité.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il vérifier dans vos logs serveur maintenant ?

Commencez par analyser vos logs pour identifier les requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE provenant des user-agents Googlebot. Croisez ces données avec vos plages horaires de pic de crawl. Si vous constatez des volumes suspects ou des patterns inhabituels, votre JavaScript génère peut-être des appels non intentionnels.

Vérifiez ensuite les codes de réponse HTTP retournés pour ces méthodes. Un taux élevé de 4xx ou 5xx indique que votre configuration serveur ou votre API bloque ces requêtes, ce qui peut empêcher Google de rendre correctement vos pages. Corrigez les règles de pare-feu ou les configurations Nginx/Apache qui rejettent ces méthodes par défaut.

Comment protéger vos API des requêtes potentiellement destructrices ?

Implémentez une authentification robuste sur tous les endpoints sensibles, même ceux appelés par votre front-end. Les tokens CSRF, les vérifications d'origine (Origin header) et les mécanismes de rate limiting protègent contre les appels non autorisés, qu'ils viennent de Googlebot ou d'acteurs malveillants.

Pour les méthodes avec effets de bord (PUT, PATCH, DELETE), exigez des permissions explicites. Ne vous reposez jamais uniquement sur l'obscurité (security through obscurity). Si Googlebot peut déclencher un DELETE, un attaquant le peut aussi. Structurez vos API pour que ces opérations nécessitent une authentification valide.

Faut-il modifier votre JavaScript front-end pour limiter ces requêtes ?

Auditez votre code JS pour identifier les appels inutiles au chargement initial. Si votre application envoie des PUT ou DELETE pendant le montage des composants, demandez-vous si ces requêtes sont réellement nécessaires pour afficher le contenu. Différez les opérations non critiques après l'interaction utilisateur.

Utilisez des conditional requests quand c'est pertinent. Les en-têtes If-Modified-Since ou If-None-Match permettent à votre front-end de vérifier la fraîcheur d'une ressource sans télécharger tout le corps. Cela réduit la charge serveur et optimise le crawl budget si Google exécute ces requêtes.

Ces optimisations techniques peuvent s'avérer complexes à mettre en œuvre seul, surtout sur des architectures distribuées avec plusieurs API et microservices. Une agence SEO spécialisée dans les audits techniques avancés peut vous accompagner pour sécuriser vos endpoints, optimiser votre JavaScript et garantir que Googlebot rend correctement vos contenus sans déclencher d'effets de bord indésirables.

  • Analyser les logs serveur pour identifier les requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH, DELETE depuis Google
  • Vérifier les codes HTTP retournés pour ces méthodes et corriger les configurations bloquantes
  • Implémenter authentification et CSRF sur tous les endpoints API sensibles
  • Auditer le JavaScript front-end pour éliminer les appels inutiles au chargement
  • Tester le rendu de vos pages avec Google Search Console et Mobile-Friendly Test
  • Monitorer le crawl budget pour détecter toute anomalie liée à des requêtes JS excessives
Les requêtes HTTP non-standard générées par JavaScript représentent un angle mort pour beaucoup de SEO. Maintenant que Google confirme leur existence, vérifiez que votre infrastructure les gère correctement et que votre code front-end n'en génère pas de superflues. Un audit technique complet garantit que ces 1,5% de requêtes ne pénalisent ni votre rendu ni votre crawl budget.

❓ Questions frequentes

Googlebot peut-il supprimer ou modifier mes données avec des requêtes DELETE ou PUT ?
Théoriquement oui si vos API n'implémentent aucune authentification. En pratique, toute API correctement sécurisée rejette les requêtes non authentifiées, donc Googlebot ne peut pas déclencher d'effets de bord sans credentials valides.
Dois-je bloquer les méthodes HTTP autres que GET et POST pour Googlebot ?
Non, cela risque de casser le rendu JavaScript de vos pages. Google a besoin d'exécuter le JS complet pour comprendre votre contenu. Bloquer ces méthodes masquerait potentiellement du contenu dynamique important.
Les 1,5% de requêtes non-standard comptent-elles dans mon crawl budget ?
Oui, toutes les requêtes HTTP envoyées par Googlebot consomment du crawl budget. Si votre JavaScript génère beaucoup de requêtes inutiles, cela peut gaspiller des ressources qui seraient mieux employées sur vos contenus stratégiques.
Comment savoir si ces requêtes affectent l'indexation de mon site ?
Analysez vos logs pour identifier les requêtes non-GET qui retournent des 4xx ou 5xx. Testez ensuite le rendu de vos pages avec Google Search Console (inspection d'URL) pour vérifier que le contenu dynamique apparaît correctement dans la version rendue.
Les requêtes OPTIONS sont-elles liées aux contrôles CORS ?
Probablement. Quand votre JavaScript fait des requêtes cross-origin, le navigateur envoie d'abord une preflight request OPTIONS. Googlebot simule ce comportement lors du rendu, donc vos endpoints doivent répondre correctement aux OPTIONS pour que les requêtes suivantes aboutissent.
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