Declaration officielle
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Google affirme qu'il n'est généralement pas nécessaire d'utiliser nofollow sur les liens internes pointant vers des pages fiables et pertinentes. Cette position remet en question certaines pratiques d'optimisation du crawl budget et de sculpture du PageRank. En réalité, la pertinence contextuelle des liens internes prime sur leur attribut nofollow, sauf cas spécifiques nécessitant de bloquer le passage de jus.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google déconseille-t-il le nofollow sur les liens internes ?
La déclaration de Google vise à simplifier l'approche du maillage interne. Historiquement, certains SEO utilisaient nofollow pour contrôler le flux de PageRank interne, une pratique héritée de l'ère du PageRank Sculpting. Google a progressivement invalidé cette logique en modifiant la façon dont nofollow est traité.
Depuis la transformation de nofollow en attribut de hint plutôt que de directive stricte, Google peut choisir d'ignorer ce signal sur les liens internes. L'algorithme privilégie désormais la pertinence contextuelle et la structure naturelle du site. Forcer du nofollow sur des liens légitimes peut même brouiller les signaux que vous envoyez aux robots.
Que signifie concrètement "pages fiables et pertinentes" ?
Google reste volontairement flou sur cette notion. Une page fiable est typiquement une page indexable, sans contenu dupliqué massif, sans spam, et qui apporte une valeur utilisateur réelle. La pertinence se mesure par le contexte sémantique du lien : le contenu de la page source et de la page cible doivent partager une cohérence thématique.
Le vrai problème, c'est que Google ne quantifie pas ces critères. Un article de blog liant vers une catégorie produit pertinente ? Pas de nofollow. Un footer avec 50 liens vers des pages légales ? La question reste ouverte. Cette imprécision laisse une marge d'interprétation importante aux praticiens.
Dans quelle mesure cette règle s'applique-t-elle au crawl budget ?
La gestion du crawl budget via nofollow interne a longtemps été un levier SEO, surtout sur les gros sites. Google suggère ici que ce levier n'est plus efficace. Si Googlebot décide de crawler un lien malgré le nofollow, vous perdez votre contrôle supposé.
En pratique, d'autres mécanismes sont plus fiables : robots.txt pour bloquer des sections entières, balises meta robots noindex pour éviter l'indexation, et surtout une architecture de site cohérente qui guide naturellement le crawl vers les pages stratégiques. Le nofollow interne devient un outil de second rang, utilisable uniquement dans des cas de figure très spécifiques.
- Google traite désormais nofollow comme un hint, pas une directive absolue sur les liens internes
- La pertinence contextuelle et la structure du site priment sur l'attribut nofollow
- Les pages fiables et pertinentes ne nécessitent généralement pas de nofollow interne
- Le PageRank Sculpting via nofollow interne est devenu obsolète et inefficace
- D'autres leviers (robots.txt, meta robots) sont plus fiables pour contrôler le crawl
Avis d'un expert SEO
Cette position de Google reflète-t-elle vraiment les observations terrain ?
Soyons honnêtes : la déclaration de Google simplifie à l'excès une réalité plus nuancée. Sur des sites massifs avec millions de pages, certains praticiens constatent encore un impact mesurable en bloquant via nofollow des sections gourmandes en crawl (filtres produits, URLs paramétriques). Dire que "ce n'est généralement pas nécessaire" ne signifie pas que c'est inutile dans tous les contextes.
Google évite de préciser les seuils critiques. À partir de combien de pages un site doit-il s'inquiéter ? Quels types de liens internes justifient réellement un nofollow ? [À vérifier] — aucune donnée chiffrée n'est fournie. Cette absence de metrics concrètes force les SEO à tester empiriquement, ce qui reste coûteux en temps et en ressources.
Quels cas d'usage légitimes subsistent pour le nofollow interne ?
Certains scénarios justifient encore l'usage de nofollow sur les liens internes. Les systèmes de recherche interne dynamique, les pages de connexion/inscription, les URLs de tracking ou de tri générées automatiquement : autant de cibles où nofollow reste pertinent pour éviter de polluer l'index avec du contenu non stratégique.
Les liens vers des sections UGC (user-generated content) non modérées peuvent également bénéficier d'un nofollow préventif. Si votre forum ou section commentaires lie vers des pages internes potentiellement spammy ou de faible qualité, mieux vaut couper le flux de jus que risquer une contamination algorithmique. Google ne mentionne pas ces edge cases, ce qui rend sa déclaration incomplète.
La directive contredit-elle les anciennes pratiques de PageRank Sculpting ?
Totalement. Le PageRank Sculpting reposait sur l'idée que nofollow empêche le PageRank de "fuir" vers des pages de faible valeur, le concentrant sur les pages stratégiques. Google a tué cette logique dès 2009 en modifiant la façon dont le PageRank se distribue : un lien nofollow consomme toujours du jus, il ne le transmet simplement pas. Le jus est perdu, pas redistribué.
Certains SEO persistent pourtant à croire qu'ils peuvent "optimiser" leur maillage interne via nofollow. Cette déclaration de Google enterre définitivement cette approche. La structure du site et la qualité des contenus liés importent infiniment plus que des manipulations d'attributs HTML devenues obsolètes.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec vos liens internes existants ?
Auditez vos liens internes actuels portant un attribut nofollow. Utilisez Screaming Frog ou un crawler similaire pour lister tous les liens internes nofollow. Pour chacun, posez-vous la question : ce lien pointe-t-il vers une page stratégique, indexable, qui apporte de la valeur ? Si oui, retirez le nofollow. Gardez-le uniquement sur les cas légitimes évoqués plus haut.
Ensuite, vérifiez la cohérence sémantique de votre maillage. Un lien interne doit avoir du sens dans son contexte : l'ancre doit être descriptive, la page cible doit prolonger naturellement le sujet de la page source. Si vous liez par réflexe sans logique thématique, vous affaiblissez les signaux envoyés à Google, nofollow ou pas.
Quelles erreurs éviter dans votre stratégie de maillage interne ?
Première erreur : surcharger vos footers et sidebars de liens inutiles puis les passer en nofollow pour "protéger" le crawl. Google analyse le contexte : un footer de 80 liens, même en follow, sera dévalué algorithmiquement. Réduisez plutôt le nombre de liens et ne gardez que les essentiels (mentions légales, contact, plan du site).
Deuxième erreur : croire que nofollow interne protège du duplicate content. Ça ne protège de rien. Si vous avez des pages dupliquées, traitez le problème à la source : canonical, meta noindex, ou suppression pure. Nofollow ne masque pas le duplicate aux yeux de Google, il crée juste de la confusion supplémentaire.
Comment vérifier que votre site respecte cette logique ?
Analysez votre distribution du PageRank interne via des outils comme OnCrawl, Botify ou des scripts custom sur les logs serveur. Identifiez les pages stratégiques qui reçoivent peu de jus interne : c'est souvent révélateur d'un maillage inefficace. Si ces pages sont noyées dans une masse de liens vers du contenu secondaire, restructurez.
Ensuite, croisez avec les données de crawl Search Console : quelles pages sont peu crawlées malgré leur importance ? Si vous constatez un décalage, c'est votre architecture qui pose problème, pas l'absence de nofollow. Priorisez les corrections structurelles : meilleure hiérarchie, liens depuis la home, breadcrumbs cohérents.
- Crawler votre site pour identifier tous les liens internes en nofollow
- Retirer nofollow sur les liens vers des pages stratégiques indexables et pertinentes
- Conserver nofollow uniquement sur recherche interne, pages login, URLs dynamiques non stratégiques
- Réduire le nombre de liens en footer/sidebar plutôt que de les passer en nofollow
- Auditer la distribution du PageRank interne via outils spécialisés ou logs serveur
- Vérifier la cohérence sémantique des ancres et des pages liées
❓ Questions frequentes
Le nofollow interne empêche-t-il réellement Google de crawler une page ?
Dois-je retirer tous les nofollow de mes liens internes immédiatement ?
Le nofollow interne a-t-il encore un impact sur le PageRank interne ?
Comment savoir si mes pages internes sont "fiables et pertinentes" selon Google ?
Peut-on encore utiliser nofollow pour gérer le crawl budget sur un gros site ?
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