Declaration officielle
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Google déconseille l'usage du nofollow sur les liens internes. La position officielle : utilisez plutôt rel=canonical pour gérer les URLs préférées ou robots.txt pour bloquer les URLs problématiques. Le nofollow interne est présenté comme une pratique obsolète sans intérêt stratégique.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google déconseille-t-il le nofollow sur les liens internes ?
La déclaration de Mueller tranche avec une pratique encore répandue chez certains SEO qui utilisent le nofollow interne pour contrôler la distribution du PageRank. Google estime que cette approche n'a "généralement pas de sens" — une formulation qui laisse peu de place à l'ambiguïté.
Le raisonnement sous-jacent : le nofollow interne ne résout aucun problème que d'autres outils ne règlent mieux. Si vous voulez éviter l'indexation d'une URL, rel=canonical pointe vers la version préférée. Si vous cherchez à réduire la charge serveur, robots.txt bloque le crawl. Le nofollow, lui, ne fait ni l'un ni l'autre efficacement.
Quel est le vrai rôle du nofollow depuis 2019 ?
Depuis mars 2019, Google traite le nofollow comme un indice et non plus comme une directive. Concrètement ? Le moteur peut choisir de suivre ces liens ou non. Sur un site externe, ça se défend — sur votre propre site, ça n'a aucun sens de signaler à Google : "Ce lien est là, mais ignore-le peut-être".
Le nofollow interne était autrefois utilisé pour le PageRank sculpting — technique officiellement enterrée en 2009. Continuer à l'appliquer en 2020+ revient à s'accrocher à un levier désactivé. Vous perdez du temps et vous compliquez votre architecture pour un gain inexistant.
Quelles alternatives concrètes propose Google ?
Mueller en liste deux :
- rel=canonical : vous indiquez quelle URL doit être indexée quand plusieurs versions existent (filtres, paramètres, variantes). C'est propre, explicite, compris par tous les moteurs.
- robots.txt : vous bloquez le crawl des sections problématiques — pagination infinie, facettes inutiles, pages de tri. Ça réduit la charge serveur et évite le gaspillage de crawl budget.
- Bonus non mentionné mais évident : noindex pour empêcher l'indexation sans bloquer le crawl (utile si la page doit transmettre du jus mais ne doit pas apparaître dans les SERP).
Ces outils ciblent précisément un besoin. Le nofollow interne, lui, reste flou dans son intention et inefficace dans son résultat.
Avis d'un expert SEO
Cette position est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, largement. Les tests réalisés depuis 2019 montrent que le nofollow interne n'empêche ni le crawl, ni l'indexation, ni même systématiquement le passage du jus. Le comportement de Google est devenu imprévisible — exactement ce qu'on ne veut pas quand on optimise une architecture.
Là où ça coince : certains SEO observent encore des variations de crawl après ajout massif de nofollow internes. Corrélation n'est pas causalité — souvent, c'est le changement de structure lui-même (suppression de liens, réorganisation du maillage) qui explique l'effet, pas l'attribut nofollow.
Dans quels cas cette règle pourrait-elle admettre des exceptions ?
Mueller dit "généralement" — ce mot compte. Il existe des situations marginales où le nofollow interne garde une utilité perçue :
- Liens utilisateurs non modérés (commentaires, forums internes) : le nofollow limite le risque de spam interne, même si ce n'est plus une garantie absolue.
- Zones de conversion (boutons CTA, liens vers panier) : certains préfèrent isoler ces flux du maillage classique, mais honnêtement, un simple lien sans ancre optimisée fait l'affaire.
- Interfaces AJAX/React où les liens ne sont pas censés être crawlés : mais dans ce cas, un rendu côté serveur propre résout mieux le problème.
Dans 95% des cas, le nofollow interne est un vestige historique. Les 5% restants relèvent souvent d'une mauvaise compréhension du problème réel. [À vérifier] : Google n'a jamais publié de données montrant un impact négatif mesurable du nofollow interne, juste l'absence d'impact positif.
Que faire si votre site utilise déjà massivement le nofollow interne ?
Soyons honnêtes : si vous avez 10 000 pages avec du nofollow interne stratégique, ne touchez à rien avant d'avoir audité. Retirer brutalement tous les nofollow peut perturber le crawl — pas parce que l'attribut a un effet magique, mais parce que vous modifiez la topologie du site d'un coup.
Approche recommandée : testez sur une section isolée, mesurez l'impact sur le crawl (Search Console, logs serveur), puis déployez progressivement. Et pendant ce temps, posez-vous la vraie question : pourquoi ces liens étaient-ils en nofollow à la base ? Si c'est pour éviter l'indexation, passez à canonical ou noindex. Si c'est pour gérer le crawl budget, robots.txt est plus fiable.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur votre site ?
Première étape : auditer l'usage actuel du nofollow interne. Crawlez votre site avec Screaming Frog ou Oncrawl, filtrez les liens internes portant l'attribut nofollow, et documentez l'intention derrière chaque usage.
Deuxième étape : pour chaque groupe de liens en nofollow, posez-vous la question : quel problème est-ce censé résoudre ? Si c'est l'indexation, passez à rel=canonical ou noindex. Si c'est le crawl budget, ajoutez une règle robots.txt. Si c'est "au cas où", supprimez purement et simplement.
Quelles erreurs éviter lors de la transition ?
Ne retirez pas tous les nofollow d'un coup sur un gros site — vous risquez un pic de crawl non maîtrisé qui peut saturer votre serveur ou diluer le budget de crawl sur des zones sans valeur. Procédez par vagues, en surveillant les logs.
Autre piège : remplacer systématiquement nofollow par noindex sans réfléchir. Le noindex bloque l'indexation mais permet le crawl et le passage du jus — ce n'est pas toujours ce que vous voulez. Canonical est souvent plus adapté pour les variantes d'URL (filtres, tris, paginations).
Et surtout : ne gardez pas le nofollow "par précaution". Cette approche traduit une incompréhension du fonctionnement actuel de Google. Vous perdez du temps à maintenir une configuration inutile.
Comment vérifier que votre site est conforme aux recommandations ?
- Crawlez votre site et listez tous les liens internes en nofollow
- Identifiez l'intention derrière chaque usage (indexation, crawl, PageRank sculpting)
- Remplacez par l'outil adapté : canonical pour les doublons, robots.txt pour le crawl, noindex si nécessaire
- Testez sur une section limitée avant déploiement global
- Surveillez les logs serveur et la Search Console pendant 2-4 semaines post-changement
- Documentez les règles pour éviter que le nofollow interne ne réapparaisse à la prochaine refonte
L'abandon du nofollow interne n'est pas une simple mise à jour technique — c'est un changement de paradigme. Vous passez d'une logique de contrôle artificiel du PageRank (obsolète) à une gestion propre de l'architecture : canonical pour les variantes, robots.txt pour le crawl, maillage intelligent pour la distribution du jus.
Ces ajustements peuvent sembler simples en théorie, mais leur mise en œuvre sur un site de taille moyenne ou grande nécessite une expertise pointue en architecture SEO. Entre l'audit des usages actuels, la priorisation des correctifs, le déploiement progressif et le monitoring post-changement, il est facile de créer plus de problèmes qu'on en résout. Si votre site compte plusieurs milliers de pages ou si votre équipe technique manque de bande passante, l'accompagnement d'une agence SEO spécialisée peut éviter des erreurs coûteuses et accélérer le retour sur investissement.
❓ Questions frequentes
Le nofollow interne a-t-il encore un impact sur le crawl budget ?
Peut-on encore utiliser le nofollow pour le PageRank sculpting ?
Faut-il retirer immédiatement tous les nofollow internes existants ?
Le nofollow interne garde-t-il une utilité sur les liens utilisateurs (commentaires, forums) ?
Quelle est la différence entre nofollow et noindex pour gérer les URLs non prioritaires ?
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Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · publiée le 08/06/2022
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