Declaration officielle
Autres déclarations de cette vidéo 12 ▾
- 2:56 Google va-t-il enfin utiliser les liens nofollow pour accélérer la découverte de nouveaux domaines ?
- 3:28 Les liens nofollow peuvent-ils aider Google à détecter les sites malveillants ?
- 3:59 Faut-il s'attendre à un chamboulement des liens nofollow dans l'algorithme de Google ?
- 5:06 Faut-il vraiment ignorer l'attribut nofollow dans votre stratégie SEO ?
- 5:06 Les attributs rel sponsored et ugc sont-ils vraiment optionnels ou faut-il les adopter ?
- 6:10 Google était-il vraiment le seul moteur à traiter nofollow comme une directive absolue ?
- 8:51 Les données structurées générées en JavaScript sont-elles vraiment indexées par Google ?
- 9:11 Le rendering JavaScript retarde-t-il vraiment l'indexation des données structurées ?
- 9:25 Google Shopping utilise-t-il vraiment un rendu JavaScript différent de la Search classique ?
- 17:46 Les Core Web Vitals sont-ils vraiment les trois seules métriques qui comptent pour Google ?
- 17:46 Pourquoi Google impose-t-il un cycle annuel aux Core Web Vitals ?
- 19:23 Les sites HTML statiques sont-ils vraiment à l'abri des problèmes de Core Web Vitals ?
Google a fixé deux échéances pour modifier l'usage du nofollow : 1er septembre pour le classement, 1er mars pour crawl et indexation. Problème : aucune confirmation officielle n'indique qu'ils ont effectivement appliqué ces changements à ces dates. Pour un SEO, ça signifie qu'on navigue encore à vue sur l'impact réel du nofollow dans les algorithmes.
Ce qu'il faut comprendre
Que s'est-il réellement passé avec le nofollow ?
Google a longtemps traité le nofollow comme une directive stricte : aucun suivi du lien, aucun transfert de PageRank, point final. En septembre et mars, Mountain View a annoncé deux dates clés pour transformer ce comportement. Le 1er septembre devait marquer le passage du nofollow en indice potentiel pour le classement, tandis que le 1er mars visait à l'intégrer dans les décisions de crawl et d'indexation.
Sauf que voilà : Google n'a jamais confirmé avoir effectivement activé ces changements. On a des dates, mais zéro communication post-lancement. Aucun « c'est fait », aucun retour d'expérience officiel, rien. C'est comme annoncer une mise à jour d'algo sans jamais dire si elle a vraiment déployé.
Pourquoi cette annonce change-t-elle la donne pour les SEO ?
Jusqu'ici, un lien nofollow était une garantie : Google ne le suivrait pas, ne transmettrait aucun jus. Pratique pour sculpter son PageRank, isoler du contenu low-value, ou baliser des liens sponsorisés sans risque. Avec ce virage annoncé, le nofollow devient un indice que Google peut choisir d'ignorer.
Concrètement ? Si Google décide qu'un lien nofollow mérite quand même d'être suivi — parce que le contexte sémantique est fort, que la page source est autoritaire, ou que le signal global lui semble pertinent — il peut le faire. Le praticien perd une partie du contrôle qu'il croyait avoir. Et c'est là que ça coince : aucun moyen de savoir quand Google active cette option.
Qu'est-ce que ça implique pour la gestion des liens internes et externes ?
D'abord, la sculpture de PageRank via nofollow devient hasardeuse. Si Google peut décider de suivre ou non le lien selon son bon vouloir, on ne maîtrise plus la distribution de jus interne. Les stratégies de maillage qui reposaient sur du nofollow pour canaliser le flux vers des pages prioritaires perdent en prévisibilité.
Ensuite, l'indexation de pages qu'on voulait exclure devient un risque réel. Une page mise en nofollow pour la garder hors index peut se retrouver crawlée et indexée si Google juge le signal suffisamment fort ailleurs. On pensait tenir un levier ferme, on se retrouve avec un bouton de volume que Google tourne à sa guise.
- Le nofollow n'est plus une directive absolue, mais un indice que Google peut interpréter
- Aucune confirmation officielle que les changements annoncés pour septembre et mars ont réellement été activés
- Perte de contrôle sur la sculpture de PageRank et la gestion du crawl budget via nofollow
- Risque d'indexation de pages qu'on souhaitait exclure si d'autres signaux contredisent le nofollow
- Nécessité de recourir à robots.txt ou noindex pour un contrôle strict de l'indexation
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Soyons honnêtes : impossible de trancher sans données concrètes. Google a posé deux jalons temporels, mais zéro retour mesurable ne permet de confirmer que l'interprétation du nofollow a effectivement changé à ces dates. Les tests terrain montrent des comportements… ambigus. Certains liens nofollow semblent parfois suivis, d'autres non, sans pattern clair. [À vérifier] : est-ce lié à cette évolution annoncée, ou à d'autres facteurs (contexte sémantique, autorité de la source, fraîcheur du contenu) ?
Ce qui complique l'analyse, c'est que Google a toujours eu une latitude d'interprétation sur les directives. Le nofollow n'est pas le premier attribut à passer de « commande stricte » à « indice consultatif ». Le meta robots « noarchive », par exemple, n'a jamais été respecté à 100 % dans tous les contextes. Donc observer des écarts ne prouve pas forcément que la bascule annoncée a eu lieu — juste que Google fait… du Google.
Quelles nuances faut-il apporter à cette annonce ?
Premier point : Google n'a jamais dit « on active tout, partout, tout de suite ». L'annonce parlait d'une utilisation « potentielle » dans les algorithmes de classement. Potentielle. Ça laisse une marge d'interprétation large comme un boulevard. Peut-être que seuls certains secteurs, certains types de liens, ou certaines configurations déclenchent cette interprétation. On ne sait pas.
Deuxième nuance : le crawl et l'indexation ne sont pas le ranking. Même si Google décide de crawler une page malgré un nofollow, ça ne garantit ni son indexation, ni son classement. Il peut très bien découvrir la ressource, la juger non pertinente, et la laisser de côté. L'inverse est vrai aussi : un lien nofollow peut être ignoré pour le crawl mais utilisé comme signal contextuel pour le ranking. Les mécanismes ne sont pas synchronisés.
noindex ou robots.txt pour un contrôle sans ambiguïté.Dans quels cas cette règle pourrait-elle ne pas s'appliquer ?
Google a introduit des attributs alternatifs au nofollow : rel="sponsored" pour les liens payants, rel="ugc" pour le contenu généré par les utilisateurs. Si l'objectif de Google était de mieux qualifier les liens plutôt que de les bloquer en bloc, il est probable que ces attributs plus précis soient traités différemment du nofollow générique. [À vérifier] : un lien rel="ugc" a-t-il plus de chances d'être suivi qu'un nofollow classique ? Aucune donnée officielle ne le confirme.
Autre cas : les liens nofollow sur des pages à très forte autorité. Si une page référence comme Wikipédia, le New York Times ou une institution gouvernementale pose un nofollow, Google peut estimer que le signal contextuel (co-occurrence, proximité sémantique, ancre) vaut quand même quelque chose, même sans transmission de PageRank. Inversement, un nofollow sur un site lambda sans autorité a peu de chances d'être réévalué. Le poids de la source compte probablement — mais là encore, on spécule.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec ses liens nofollow ?
Première action : auditer tous les usages du nofollow sur votre site. Identifiez où vous l'utilisez et pourquoi. Si c'est pour bloquer l'indexation, basculez sur noindex ou robots.txt. Si c'est pour éviter de transmettre du jus vers des pages low-value, reconsidérez l'architecture : peut-être vaut-il mieux restructurer le maillage interne que compter sur un attribut devenu incertain.
Deuxième réflexe : surveillez vos rapports de couverture dans Search Console. Si des pages censées rester hors index (grâce à du nofollow) apparaissent soudainement dans l'index, c'est un signal fort que Google interprète désormais ces liens. Cas classique : pages de pagination, filtres de facettes, environnements de test mal isolés. Réagissez vite pour ne pas polluer l'index avec du contenu dupliqué ou non pertinent.
Quelles erreurs éviter avec cette nouvelle donne ?
Erreur n°1 : continuer à sculpter son PageRank via nofollow comme si de rien n'était. Cette technique, déjà peu recommandée depuis des années, devient carrément contre-productive si Google peut choisir de suivre ou non le lien. Vous perdez en prévisibilité, et Google peut interpréter votre stratégie comme une tentative de manipulation.
Erreur n°2 : ignorer les attributs sponsored et ugc. Google a introduit ces qualificatifs pour une raison : mieux comprendre le contexte du lien. Si vous utilisez encore du nofollow générique sur des liens sponsorisés ou du contenu utilisateur, vous passez à côté d'un signal de qualité que Google peut valoriser (ou pénaliser si mal utilisé). Soyez précis dans vos attributs, ça aide l'algorithme à mieux interpréter votre intention.
Comment vérifier que votre site est conforme à cette évolution ?
Lancez un crawl complet avec Screaming Frog ou Oncrawl en filtrant tous les liens nofollow internes et externes. Pour chaque occurrence, demandez-vous : ce lien doit-il réellement être nofollow, ou est-ce un héritage d'une ancienne stratégie ? Si la réponse n'est pas claire, mieux vaut retirer l'attribut et laisser Google décider naturellement.
Ensuite, croisez avec les données de crawl de la Search Console. Comparez les pages crawlées aux pages que vous pensiez exclure via nofollow. Tout écart est un red flag. Si des pages non stratégiques apparaissent dans l'index, c'est que Google a décidé de les suivre malgré vos directives. Ajustez alors avec noindex ou un blocage robots.txt.
- Auditer tous les liens nofollow internes et externes, identifier leur raison d'être
- Basculer vers
noindexourobots.txtpour un contrôle strict de l'indexation - Utiliser
rel="sponsored"etrel="ugc"au lieu du nofollow générique quand c'est pertinent - Surveiller les rapports de couverture Search Console pour détecter toute indexation inattendue
- Crawler régulièrement le site pour repérer les pages crawlées malgré un nofollow
- Revoir l'architecture de maillage interne pour éviter de dépendre du nofollow pour la distribution de PageRank
❓ Questions frequentes
Le nofollow bloque-t-il encore l'indexation d'une page ?
Faut-il encore utiliser le nofollow sur les liens sponsorisés ?
La sculpture de PageRank via nofollow fonctionne-t-elle encore ?
Comment vérifier si Google suit mes liens nofollow ?
Quelle différence entre nofollow, sponsored et ugc ?
🎥 De la même vidéo 12
Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 29 min · publiée le 07/12/2020
🎥 Voir la vidéo complète sur YouTube →
💬 Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.