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Google recommande des URLs lisibles par les humains, courtes et cohérentes dans leur structure. L'objectif affiché : améliorer l'expérience utilisateur et faciliter la mémorisation. Mais quel est le réel impact SEO de cette recommandation ?
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google insiste-t-il sur la lisibilité des URLs ?
Martin Splitt rappelle un principe que Google martèle depuis des années : les URLs doivent être compréhensibles par un utilisateur lambda. Exit les chaînes de paramètres interminables, les identifiants numériques cryptiques ou les structures incohérentes d'une section à l'autre du site.
Concrètement ? Une URL comme /chaussures-running-homme-nike-air sera toujours préférable à /product.php?id=47382&cat=12&ref=xyz. La logique derrière cette recommandation tient en trois points : clarté du contenu, cohérence de l'arborescence, et facilité de partage.
Qu'entend Google par « cohérence » dans la structure ?
La cohérence, c'est l'uniformité des patterns d'URLs à travers le site. Si vos fiches produits suivent le schéma /categorie/sous-categorie/produit, ne basculez pas soudainement vers /p/produit sur une autre section. Google et les utilisateurs apprécient la prévisibilité.
Cette recommandation s'étend aussi aux séparateurs : tirets vs underscores, présence ou non de trailing slashes, utilisation du HTTPS partout. Les incohérences créent de la friction — et potentiellement des problèmes de canonicalisation ou de crawl.
La brièveté et la mémorisation ont-elles un impact direct sur le SEO ?
Google ne dit pas explicitement que la longueur d'une URL est un critère de ranking. En revanche, une URL courte et mémorisable améliore le taux de clic dans les SERPs et facilite le partage sur les réseaux sociaux ou par email — ce qui peut indirectement influencer la visibilité.
Une URL trop longue risque d'être tronquée dans les résultats de recherche, ce qui nuit à la clarté du message. De plus, certains CMS ou plateformes e-commerce génèrent des URLs à rallonge qui diluent la pertinence sémantique.
- Lisibilité humaine : privilégier des mots-clés descriptifs plutôt que des IDs
- Cohérence structurelle : maintenir un pattern uniforme sur tout le site
- Brièveté : éviter les URLs de plus de 60-80 caractères quand c'est possible
- Séparateurs : utiliser des tirets (-) plutôt que des underscores (_)
- HTTPS systématique : aucune page en HTTP ne doit subsister
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Oui et non. On voit régulièrement des sites avec des URLs atroces — paramètres dynamiques, sessions IDs, codes aléatoires — bien ranker si le contenu et les backlinks sont solides. Google parvient à indexer et comprendre ces pages, même si l'URL ressemble à du charabia.
En revanche, les sites qui ont basculé vers des URLs propres et descriptives constatent souvent une amélioration du CTR organique et une meilleure performance des featured snippets. Ce n'est pas un boost de ranking direct, mais l'effet cumulé sur l'UX et les signaux utilisateurs peut faire la différence sur des requêtes compétitives.
Quelles nuances faut-il apporter à cette déclaration ?
Google ne précise pas jusqu'où pousser l'optimisation. Faut-il absolument inclure tous les mots-clés de la longue traîne dans l'URL ? Non — ça peut vite devenir contre-productif et créer du keyword stuffing visible. L'URL doit être descriptive, pas exhaustive.
Autre point : la notion de « brièveté » reste floue. [A verifier] Google n'a jamais donné de seuil officiel (50, 75, 100 caractères ?). Dans la pratique, on observe que les URLs de plus de 100 caractères posent rarement problème technique, mais perdent en lisibilité visuelle dans les SERPs.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas strictement ?
Les sites à très forte volumétrie (Amazon, eBay, marketplaces) utilisent souvent des identifiants numériques dans leurs URLs pour des raisons techniques et de gestion de stock. Ça ne les empêche pas de dominer les SERPs. La différence ? Ils compensent par une autorité de domaine massive et une structure interne millimétrée.
De même, les plateformes SaaS ou les applications web complexes génèrent parfois des URLs avec paramètres — ce qui n'est pas rédhibitoire si le contenu est correctement indexable et que les canonical tags sont bien posés. L'essentiel est que Google puisse crawler, indexer et comprendre la page, même si l'URL n'est pas poétique.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement pour optimiser vos URLs ?
Commencez par un audit de l'arborescence existante. Identifiez les patterns incohérents, les paramètres dynamiques inutiles, les URLs trop longues ou mal structurées. Priorisez les sections à fort trafic ou celles qui sous-performent malgré un bon contenu.
Ensuite, définissez une convention d'URL claire pour chaque type de contenu : articles de blog, fiches produits, pages catégories, landing pages. Documentez-la pour que toute l'équipe (devs, rédacteurs, marketeurs) l'applique systématiquement.
Quelles erreurs éviter lors de la refonte d'URLs ?
Ne changez jamais une URL sans mettre en place une redirection 301 permanente vers la nouvelle version. Oublier ce point, c'est perdre le jus SEO accumulé et créer des erreurs 404 qui dégradent l'expérience utilisateur et le crawl budget.
Autre piège : vouloir bourrer l'URL de mots-clés. /chaussures-running-homme-nike-air-zoom-pegasus-39-bleu-taille-42 n'apporte rien de plus qu'une version plus sobre — et nuit à la lisibilité. Gardez l'URL descriptive mais concise.
Comment vérifier que vos URLs respectent les bonnes pratiques ?
Utilisez des outils comme Screaming Frog ou Oncrawl pour extraire toutes vos URLs et analyser leur longueur, leur structure, la présence de paramètres ou de caractères spéciaux. Croisez ces données avec vos performances GSC pour identifier les pages qui pourraient bénéficier d'une optimisation.
Côté suivi, surveillez vos taux de clic organiques post-migration. Si vous observez une amélioration du CTR sans changement de position, c'est que la nouvelle URL est plus engageante pour l'utilisateur — validation terrain de la recommandation de Google.
- Auditer l'arborescence actuelle et identifier les incohérences
- Définir une convention d'URL par type de contenu
- Utiliser des tirets (-) pour séparer les mots
- Limiter la longueur à 60-80 caractères quand c'est possible
- Éviter les paramètres dynamiques superflus (?id=, &ref=)
- Mettre en place des redirections 301 pour toute modification d'URL
- Tester l'affichage des URLs dans les SERPs (Google Search Console)
- Monitorer le CTR organique après migration
❓ Questions frequentes
Les URLs avec des underscores (_) au lieu de tirets (-) nuisent-elles au SEO ?
Dois-je absolument inclure mes mots-clés principaux dans l'URL ?
Peut-on changer une URL sans perdre son référencement ?
Les URLs courtes rankent-elles mieux que les longues ?
Faut-il supprimer les mots vides (le, de, à) des URLs ?
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