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Google confirme que l'attribut nofollow sur les catégories sans produit peut concentrer le flux de liens, mais l'impact reste marginal sur la plupart des sites. Cette approche s'inscrit dans une logique de gestion fine du crawl budget et de PageRank sculpting. Pour les sites de taille moyenne, l'énergie investie dans cette optimisation pourrait être mieux employée ailleurs.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie réellement « concentrer le flux de liens » ?
Quand Mueller parle de concentration du flux de liens, il fait référence au concept de PageRank sculpting. L'idée : empêcher Googlebot de suivre certains liens pour diriger le budget de crawl et l'équité de liens vers les pages stratégiques.
Sur un site e-commerce, les catégories vides absorbent du crawl sans générer de valeur utilisateur ni de conversions. En appliquant nofollow sur ces liens internes, vous signalez à Google qu'il peut ignorer ces impasses. Le bot concentre alors ses ressources sur vos catégories actives et vos fiches produit.
Pourquoi Google qualifie-t-il cet impact de « marginal » ?
Le terme « marginal » n'est pas anodin. Google a progressivement atténué l'effet du PageRank sculpting depuis des années. Aujourd'hui, le nofollow est traité comme un hint, pas une directive absolue.
Concrètement, sur un site de 5 000 à 20 000 URLs, optimiser quelques dizaines de catégories vides ne transformera pas vos positions. Le crawl budget n'est réellement critique que sur les très gros sites (millions de pages), où chaque URL compte. Pour le reste, Google crawle déjà suffisamment pour indexer vos contenus stratégiques.
Quelle est la différence entre noindex et nofollow dans ce contexte ?
Mueller parle spécifiquement de nofollow sur les liens internes, pas de noindex. Un noindex empêche l'indexation de la page elle-même, tandis que le nofollow empêche le suivi du lien qui y mène.
Pour les catégories vides, le choix dépend de votre stratégie. Si ces pages sont temporairement vides mais destinées à se remplir, un noindex provisoire via robots meta peut suffire. Si vous voulez garder la page indexable mais réduire le crawl vers elle, le nofollow sur les liens internes est plus adapté. L'approche la plus radicale reste le blocage complet via robots.txt, mais vous perdez alors toute flexibilité.
- Nofollow interne : réduit le flux de PageRank et de crawl vers la page, mais elle reste accessible et indexable
- Noindex : retire la page de l'index Google tout en permettant le crawl et le suivi des liens sortants
- Robots.txt : bloque totalement le crawl, Google ne voit même pas le contenu de la page
- L'impact reste limité sur les sites de taille standard, comme l'indique Mueller
- Le PageRank sculpting via nofollow est devenu un hint, pas une commande stricte
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle cohérente avec les pratiques observées ?
Soyons honnêtes : le PageRank sculpting via nofollow est un vestige d'une époque révolue. Depuis 2009, Google a changé la façon dont nofollow affecte le flux de PageRank. Avant, un lien nofollow permettait de « conserver » le jus pour les autres liens. Aujourd'hui, ce jus est simplement perdu.
Sur le terrain, les tests A/B montrent que l'effet du nofollow interne est quasi imperceptible sur les sites de moins de 50 000 pages. Les gains observés proviennent souvent d'autres optimisations menées en parallèle. [A vérifier] : Mueller ne fournit aucune donnée chiffrée pour étayer l'utilité réelle de cette pratique, même qualifiée de marginale.
Quels sont les risques d'une application trop agressive ?
Multiplier les nofollow internes peut créer des culs-de-sac dans votre maillage. Si une catégorie vide aujourd'hui se remplit demain, et que tous vos liens vers elle sont en nofollow, Google mettra plus de temps à la découvrir et à indexer les nouveaux produits.
Autre piège : certains CMS génèrent automatiquement des liens vers les catégories vides dans les filtres, la navigation à facettes ou les breadcrumbs. Appliquer du nofollow sans audit préalable peut fragmenter votre architecture. Vous risquez de créer des îlots de contenu mal reliés au reste du site.
Dans quels cas cette optimisation peut-elle avoir du sens ?
Sur les très gros sites e-commerce (100 000+ URLs), chaque optimisation compte. Si votre crawl budget est saturé et que Search Console indique des pages découvertes mais non crawlées, alors oui, nettoyer les catégories vides devient pertinent.
Mais même dans ce cas, le noindex est souvent plus efficace que le nofollow. Il retire directement la page de l'index sans compter sur l'interprétation des hints par Google. Le vrai levier, c'est de ne pas générer de lien vers ces pages en premier lieu : ajustez vos templates pour masquer les catégories sans produit dans la navigation.
Impact pratique et recommandations
Comment identifier les catégories vides qui méritent une action ?
Première étape : extraire la liste complète de vos catégories via un crawl Screaming Frog ou Oncrawl. Croisez ces données avec votre base produit pour identifier les catégories à zéro produit. Vérifiez ensuite dans Search Console si ces pages génèrent des impressions ou des clics.
Si elles n'apparaissent jamais dans les SERPs et ne reçoivent pas de trafic organique, l'indexation ne sert à rien. Mais si elles captent des impressions sur des requêtes de marque ou des termes stratégiques, gardez-les indexées et alimentez-les plutôt que de les bloquer.
Quelle méthode appliquer selon la taille de votre site ?
Sur un site de moins de 10 000 pages, investir du temps dans le nofollow de catégories vides est contre-productif. Google crawle déjà largement votre site. Concentrez-vous sur la qualité de votre maillage interne et la pertinence de vos ancres.
Entre 10 000 et 100 000 pages, un audit ciblé peut identifier des gains rapides. Utilisez un noindex conditionnel (balise meta robots) sur les catégories vides, avec un script qui retire automatiquement le noindex dès qu'un produit est ajouté. C'est plus fiable que le nofollow.
Au-delà de 100 000 pages, le crawl budget devient critique. Là, une stratégie combinée fait sens : noindex pour les catégories vides, suppression des liens internes inutiles, et pagination optimisée. Le nofollow reste un outil secondaire dans cet arsenal.
Faut-il automatiser ou traiter manuellement ?
L'automatisation est la seule approche viable à l'échelle. Configurer votre CMS pour appliquer un noindex automatique sur les catégories sans produit évite les oublis et s'adapte en temps réel aux fluctuations de stock.
Pour les sites complexes avec des variations saisonnières (mode, sport), cette automatisation devient essentielle. Une catégorie « maillots de bain » vide en hiver doit rester indexable si vous prévoyez de la réactiver au printemps. Un système trop rigide vous pénalise.
Face à la complexité de ces arbitrages techniques et à l'impact potentiel sur votre visibilité, un accompagnement par une agence SEO expérimentée peut vous faire gagner du temps et éviter des erreurs coûteuses. L'audit de crawl budget, l'implémentation conditionnelle de directives d'indexation et le suivi dans la durée nécessitent une expertise pointue que peu d'équipes internes possèdent.
- Crawler votre site pour lister toutes les catégories et identifier celles sans produit
- Vérifier dans Search Console si ces pages génèrent des impressions ou du trafic
- Privilégier le noindex conditionnel plutôt que le nofollow pour les catégories vides
- Automatiser la gestion via votre CMS pour éviter les erreurs manuelles
- Surveiller les logs serveur pour mesurer l'impact réel sur le crawl
- Réserver cette optimisation aux sites de plus de 50 000 pages si le crawl budget est saturé
❓ Questions frequentes
Le nofollow sur les liens internes fonctionne-t-il encore pour le PageRank sculpting ?
Vaut-il mieux utiliser noindex ou nofollow pour les catégories vides ?
À partir de quelle taille de site faut-il se préoccuper du crawl budget ?
Comment vérifier si mes catégories vides consomment réellement du crawl budget ?
Peut-on bloquer totalement les catégories vides via robots.txt ?
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