Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Pour les liens internes, c'est-à-dire les liens d'une page à une autre au sein d'un même site, il est généralement recommandé de ne pas utiliser l'attribut rel="nofollow". Cela permet au PageRank de circuler librement et à Googlebot de découvrir toutes les pages du site.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 2:06 💬 EN 📅 30/09/2013 ✂ 3 déclarations
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  1. 1:04 Faut-il vraiment nofollow les pages de connexion et les CGV ?
  2. 1:35 Faut-il vraiment mettre rel="nofollow" sur tous les liens externes non fiables ?
📅
Declaration officielle du (il y a 12 ans)
TL;DR

Google recommande explicitement d'éviter le rel="nofollow" sur les liens internes pour permettre au PageRank de circuler librement et faciliter le crawl. Cette consigne va à l'encontre d'une pratique encore répandue qui consiste à sculpter le PageRank en bloquant certains flux internes. Concrètement, chaque nofollow interne limite la découverte de pages par Googlebot et crée des culs-de-sac dans votre architecture, ce qui pénalise votre visibilité globale.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google déconseille-t-il le nofollow en interne ?

La raison principale tient à la circulation du PageRank et à la découverte des contenus. Quand vous appliquez un nofollow sur un lien interne, vous coupez un canal de transmission d'autorité entre vos pages. Le PageRank reste bloqué sur la page source au lieu d'irriguer l'ensemble de votre site.

Googlebot utilise également les liens internes comme chemins de crawl. Un nofollow signale au bot qu'il n'a pas besoin de suivre ce lien, ce qui peut retarder ou empêcher la découverte de certaines pages. Sur un site de taille moyenne, cette pratique génère des angles morts dans l'indexation.

Cette recommandation change-t-elle la donne sur le PageRank sculpting ?

Oui, et c'est un revirement net. Il y a une dizaine d'années, certains SEO utilisaient le nofollow pour canaliser le PageRank vers les pages stratégiques en bloquant les flux vers les pages jugées moins importantes (mentions légales, formulaires de contact, etc.). Google a progressivement rendu cette technique obsolète en modifiant la façon dont le nofollow est traité.

Aujourd'hui, le nofollow sur un lien interne ne redistribue pas le PageRank vers d'autres liens de la page. Il le dilue dans le vide. Autrement dit, vous perdez de l'autorité au lieu de la concentrer. Cette déclaration enterre définitivement le PageRank sculpting par nofollow comme stratégie viable.

Quels sont les cas légitimes d'usage du nofollow interne ?

La recommandation de Google ne signifie pas que le nofollow interne est totalement banni. Certaines situations justifient son emploi, notamment pour les liens générés par les utilisateurs dans les commentaires ou forums internes, même si techniquement ce sont des liens internes au domaine.

Les liens vers des pages de faible valeur ajoutée comme les popups de consentement cookies, les modales de filtres produits ou les URLs de session peuvent aussi recevoir un nofollow pour éviter le gaspillage de crawl budget. Mais ces cas restent marginaux et nécessitent une analyse au cas par cas plutôt qu'une application systématique.

  • Le nofollow interne bloque la circulation du PageRank et empêche sa redistribution efficace dans votre architecture
  • Googlebot utilise les liens internes pour crawler : un nofollow peut retarder ou bloquer la découverte de pages
  • Le PageRank sculpting par nofollow ne fonctionne plus depuis que Google a modifié le traitement de cet attribut
  • Les seuls cas légitimes concernent les contenus UGC internes ou des URLs techniques sans valeur SEO
  • Une architecture de liens propre vaut mieux qu'une multiplication de directives nofollow pour corriger des défauts structurels

Avis d'un expert SEO

Cette consigne est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?

Absolument. Les audits de sites qui ont nettoyé leurs nofollow internes superflus montrent systématiquement une amélioration de l'indexation et une meilleure répartition du PageRank. On voit souvent des pages orphelines ou mal crawlées retrouver de la visibilité après suppression de barrières nofollow inutiles.

Ce qui est plus délicat, c'est que certains sites ont construit toute leur architecture sur du PageRank sculpting historique. Retirer brutalement tous les nofollow internes sans repenser la structure peut créer des déséquilibres temporaires. La transition demande de la méthode, pas un simple find-and-replace global.

Quelles nuances faut-il apporter à cette règle générale ?

Google dit "généralement recommandé", ce qui laisse une marge d'interprétation. Dans la pratique, certains sites e-commerce avec des milliers de facettes de filtrage génèrent des URLs paramètres qui diluent le crawl budget. Appliquer un nofollow sur ces liens peut être tactiquement justifié, même si d'autres solutions (canonical, robots.txt, paramètres Search Console) sont préférables.

La vraie nuance, c'est que le nofollow ne devrait jamais servir de rustine sur une architecture bancale. Si vous avez besoin de nofollow pour empêcher Google de crawler la moitié de votre site, c'est votre structure qui pose problème, pas l'absence de nofollow. [À vérifier] : Google ne communique pas de seuil précis au-delà duquel le nofollow interne devient contre-productif, mais l'expérience terrain suggère qu'au-delà de 5% des liens internes en nofollow, vous créez probablement plus de problèmes que vous n'en résolvez.

Dans quels contextes cette recommandation pourrait-elle être mal appliquée ?

Le risque principal est de tomber dans l'excès inverse : retirer tous les nofollow sans discernement. Sur un site communautaire avec du contenu UGC, supprimer les nofollow des liens de profil utilisateur ou de signatures peut ouvrir la porte au spam de liens. Le contexte prime sur la règle générale.

Autre piège : confondre nofollow et autres directives. Certains développeurs appliquent du nofollow là où un simple ajustement de la structure HTML (déplacer un lien en pied de page, réduire la profondeur de clic) serait plus pertinent. Le nofollow n'est pas un outil de priorisation éditoriale, c'est une instruction technique avec des effets collatéraux.

Attention : si vous gérez un site avec un historique de PageRank sculpting lourd, auditez d'abord l'impact potentiel avant de retirer les nofollow en masse. Une analyse de logs et une simulation de crawl avec Screaming Frog ou OnCrawl vous évitera de créer des problèmes d'indexation pires que ceux que vous essayez de résoudre.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur votre site ?

Première étape : auditer vos liens internes pour identifier tous les attributs rel="nofollow" présents. Un crawl avec Screaming Frog, Sitebulb ou Oncrawl vous donnera une cartographie complète. Exportez la liste et classez ces liens par type : navigation, contenu éditorial, footer, sidebar, UGC.

Ensuite, établissez une matrice de décision. Pour chaque lien nofollow, posez-vous trois questions : ce lien a-t-il une valeur SEO ? Googlebot doit-il crawler la page cible ? Ce lien risque-t-il de diluer inutilement le crawl budget ? Si les réponses sont oui/oui/non, retirez le nofollow. Sinon, cherchez une alternative (canonical, robots.txt, désindexation).

Quelles erreurs éviter lors du nettoyage des nofollow internes ?

L'erreur classique est de traiter tous les nofollow de la même façon. Un nofollow sur un lien de commentaire n'a pas la même fonction qu'un nofollow sur un lien de menu. Segmentez votre analyse par template et contexte plutôt que de faire un nettoyage global aveugle.

Autre piège : retirer les nofollow sans monitorer l'impact. Mettez en place un suivi de l'indexation (Search Console, logs serveur) pour vérifier que le retrait des nofollow améliore effectivement le crawl et l'indexation. Si vous constatez une explosion du crawl sur des pages sans valeur, c'est que votre architecture nécessite un travail plus profond que le simple retrait d'attributs.

Comment vérifier que votre maillage interne est optimisé ?

Utilisez les rapports de couverture de Search Console pour identifier les pages découvertes mais non indexées ou les pages explorées mais non indexées. Un taux élevé peut signaler que vos liens internes ne transmettent pas assez d'autorité ou que des nofollow bloquent le flux de PageRank.

Analysez également la profondeur de clic de vos pages stratégiques. Toute page importante devrait être accessible en maximum 3 clics depuis la home. Si ce n'est pas le cas, c'est votre architecture de liens qui doit être repensée, pas compensée par des nofollow. Un bon maillage interne rend les nofollow internes quasiment inutiles.

  • Crawler l'intégralité du site pour identifier tous les liens avec rel="nofollow"
  • Segmenter les nofollow par contexte (navigation, contenu, footer, UGC) avant toute décision
  • Retirer les nofollow sur les liens éditoriaux et de navigation vers des pages à valeur SEO
  • Conserver les nofollow uniquement sur les liens UGC ou vers des URLs techniques sans intérêt
  • Monitorer l'indexation et le crawl dans les 4 semaines suivant les modifications
  • Vérifier que la profondeur de clic des pages stratégiques reste inférieure à 3-4 niveaux
L'optimisation du maillage interne et la gestion des attributs nofollow demandent une analyse fine de votre architecture de liens. Si votre site présente une structure complexe avec des milliers de pages, ces optimisations peuvent nécessiter un accompagnement spécialisé pour éviter les erreurs coûteuses et garantir une mise en œuvre progressive et sécurisée. Une agence SEO expérimentée saura auditer votre situation, prioriser les actions à fort impact et monitorer les résultats pour ajuster la stratégie en temps réel.

❓ Questions frequentes

Le nofollow interne fait-il perdre du PageRank définitivement ?
Oui. Depuis que Google a modifié le traitement du nofollow, le PageRank qui aurait circulé via un lien nofollow est simplement perdu, il n'est pas redistribué vers les autres liens de la page. C'est pourquoi le PageRank sculpting ne fonctionne plus.
Dois-je retirer tous les nofollow internes d'un coup ou progressivement ?
Progressivement, surtout sur un gros site. Commencez par les liens éditoriaux et de navigation vers des pages stratégiques, puis élargissez en surveillant l'impact sur le crawl et l'indexation. Un déploiement brutal peut créer des pics de crawl imprévus.
Le nofollow sur les liens de pagination est-il une mauvaise pratique ?
Oui, dans la plupart des cas. Google doit pouvoir crawler toute votre pagination pour découvrir les contenus profonds. Utilisez plutôt rel="next"/"prev" (même si Google ne les utilise plus officiellement) ou une pagination infinie avec un sitemap XML complet.
Un site peut-il avoir trop de liens internes en dofollow ?
Le problème n'est pas le dofollow, c'est la structure. Un site avec 500 liens internes par page dilue son PageRank et son crawl budget, que les liens soient en nofollow ou pas. La solution est de réduire le nombre de liens, pas de les passer en nofollow.
Les liens dans les menus déroulants doivent-ils être en nofollow ?
Non. Même si ces liens peuvent être nombreux, ils participent à la navigation et à la découverte des contenus. Si votre menu contient trop de liens, repensez son architecture plutôt que de bloquer le PageRank avec des nofollow.
🏷 Sujets associes
Anciennete & Historique Crawl & Indexation Liens & Backlinks

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