Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Pour les liens sortants vers des sites externes, en particulier dans les sections de commentaires où les utilisateurs peuvent publier des liens, il est conseillé d'utiliser l'attribut rel="nofollow". Cela aide à éviter les abus où des spammers peuvent essayer de créer des profils ou de contourner les CAPTCHAs pour obtenir du PageRank.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 2:06 💬 EN 📅 30/09/2013 ✂ 3 déclarations
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  1. 0:33 Faut-il vraiment bannir le nofollow sur vos liens internes ?
  2. 1:04 Faut-il vraiment nofollow les pages de connexion et les CGV ?
📅
Declaration officielle du (il y a 12 ans)
TL;DR

Google recommande l'attribut rel="nofollow" pour les liens sortants vers des sites externes, particulièrement dans les zones où les utilisateurs publient du contenu. L'objectif est d'éviter que des spammeurs abusent de votre site pour obtenir du PageRank. En pratique, cette directive concerne surtout les commentaires, forums et UGC, mais soulève des questions sur la définition même d'un lien "non fiable".

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google insiste-t-il sur le nofollow pour les liens externes ?

La directive de Google vise à protéger l'intégrité du PageRank dans l'écosystème web. Quand un site permet aux utilisateurs de publier des liens sans modération stricte, il devient une cible privilégiée pour les spammeurs qui cherchent à manipuler les classements.

Le problème ne date pas d'hier : les sections de commentaires, les profils utilisateurs, les forums ont toujours été des vecteurs de spam de liens. Google demande aux webmasters de poser une barrière technique via rel="nofollow" pour que ces liens ne transmettent pas de jus SEO, même si la page qui les héberge a elle-même de l'autorité.

Cette recommandation s'inscrit dans une logique de responsabilité éditoriale. Si vous ne vérifiez pas manuellement chaque lien publié sur votre site, vous devez signaler à Google que vous ne cautionnez pas ces destinations. Sinon, vous risquez d'être considéré comme complice de schémas de liens artificiels.

Quels espaces du site sont réellement concernés ?

Google mentionne explicitement les sections de commentaires, mais la logique s'étend à tout espace où du contenu utilisateur (UGC) peut être publié : forums, zones de Q&A, profils membres, annuaires participatifs, wikis internes, même certains champs de formulaires si mal sécurisés.

L'expression "liens externes non fiables" reste floue. Un lien vers Wikipedia est-il fiable ? Oui. Un lien vers un blog inconnu posté par un commentateur anonyme ? Déjà moins. Le critère n'est pas la destination, mais le niveau de contrôle éditorial que vous exercez sur le lien.

Le nofollow suffit-il à protéger un site du spam ?

Non, et c'est là que beaucoup se trompent. Le nofollow empêche la transmission de PageRank, mais n'empêche pas l'indexation de la page de destination ni le crawl du lien par Googlebot. C'est une mesure SEO, pas une mesure de sécurité.

Un spammeur peut toujours utiliser votre site pour générer du trafic, diffuser des malwares via des URLs piégées, ou simplement polluer votre expérience utilisateur. Le nofollow doit s'accompagner de CAPTCHA, modération, filtres anti-spam et parfois même de listes noires d'URLs ou de domaines.

  • Zone à risque principal : commentaires, forums, profils UGC
  • Attribut technique recommandé : rel="nofollow" ou rel="ugc" (variante introduite pour clarifier l'usage)
  • Limite du nofollow : ne protège que du transfert de PageRank, pas du spam lui-même
  • Responsabilité éditoriale : vous cautionnez implicitement tout lien sans nofollow sur votre site
  • Conséquence d'un abus non traité : pénalité manuelle ou algorithmique pour liens artificiels sortants

Avis d'un expert SEO

Cette directive est-elle cohérente avec les observations terrain ?

Oui, mais avec une nuance importante : depuis que Google a transformé le nofollow en "hint" plutôt qu'en directive stricte, son efficacité est devenue moins binaire. Avant, un lien nofollow ne transmettait aucun PageRank. Maintenant, Google se réserve le droit de l'interpréter à sa guise.

En pratique, la plupart des sites qui appliquent rigoureusement le nofollow sur l'UGC ne subissent pas de pénalités liées à des liens sortants abusifs. Mais on observe aussi des cas où Google ignore le nofollow sur des sites à forte autorité et suit quand même certains liens, probablement pour découvrir de nouveaux contenus. [A verifier] : le degré exact d'obéissance de Google au hint nofollow reste opaque.

Quels sont les angles morts de cette recommandation ?

Google ne précise pas comment traiter les liens éditoriaux vers des sources externes que vous jugez pertinentes mais pas assez solides pour un dofollow. Faut-il tout nofollow par défaut ? Non, ce serait contre-productif : les liens sortants vers des sources de qualité renforcent la crédibilité sémantique de votre contenu.

L'autre angle mort concerne les liens affiliés. Google recommande rel="sponsored" ou rel="nofollow", mais ne dit rien sur le cas où un lien affilié pointe vers un site objectivement pertinent et de qualité. Le signal devient ambigu : vous devez marquer le lien comme commercial, mais il pourrait aussi renforcer votre autorité thématique si transmis en dofollow.

Enfin, cette directive ignore totalement les contexts d'échange de liens gris : guest posts, partenariats éditoriaux, liens insérés dans des ressources tierces. Google dit "utilisez nofollow pour l'UGC", mais qu'en est-il des contenus semi-contrôlés publiés par des contributeurs externes ? La frontière devient floue.

Faut-il appliquer cette règle de manière dogmatique ?

Non, et c'est là que l'expérience terrain prime sur la doctrine. Un site de niche qui modère manuellement chaque commentaire et vérifie chaque lien peut se permettre de laisser certains liens en dofollow si la destination apporte une réelle valeur. C'est même recommandé pour encourager les contributions de qualité.

Inversement, un site qui reçoit des centaines de commentaires par jour doit automatiser le nofollow par défaut, quitte à passer certains liens en dofollow après vérification manuelle. Le risque de laisser passer du spam l'emporte largement sur le bénéfice hypothétique d'un lien sortant supplémentaire.

Attention : Google peut pénaliser un site si des patterns de liens sortants suspects apparaissent, même avec nofollow. Si votre site devient un hub de redirection vers des sites spam (même en nofollow), l'algorithme peut interpréter cela comme une tentative de manipulation ou un site compromis.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur un site existant ?

Première étape : auditer tous les espaces UGC de votre site. Identifiez les sections où des utilisateurs peuvent publier des liens : commentaires, forums, profils, annuaires, formulaires de contact publics. Vérifiez si ces liens sont déjà en nofollow ou ugc.

Si ce n'est pas le cas, modifiez le template ou le CMS pour appliquer automatiquement rel="ugc" ou rel="nofollow" sur tous les liens dans ces zones. WordPress le fait par défaut depuis des années, mais beaucoup de CMS custom ou de thèmes modifiés ne l'implémentent pas correctement.

Comment gérer les liens sortants éditoriaux sans se tirer une balle dans le pied ?

Distinguez clairement contenu éditorial contrôlé (articles rédigés par votre équipe) et contenu utilisateur non modéré. Dans vos articles, privilégiez le dofollow vers des sources de qualité : études, données officielles, références académiques, sites d'autorité dans votre niche.

Pour les liens commerciaux ou affiliés, utilisez rel="sponsored" plutôt que nofollow pur. Google apprécie la transparence et peut même valoriser un site qui marque correctement ses liens monétisés. Ne nofollowez pas systématiquement tout lien sortant : cela envoie un signal de méfiance qui peut nuire à votre crédibilité sémantique.

Quelles erreurs éviter dans l'implémentation du nofollow ?

Erreur classique : appliquer le nofollow sur tous les liens sortants, y compris éditoriaux, par peur de "perdre du jus". C'est contre-productif. Google valorise les sites qui citent leurs sources et pointent vers des ressources pertinentes. Un site qui ne fait que des liens internes et des nofollow sortants paraît suspect.

Autre piège : utiliser JavaScript pour masquer des liens au lieu de nofollow. Google crawle le JS et peut interpréter cela comme une tentative de cloaking. Si vous voulez bloquer un lien, faites-le proprement avec l'attribut HTML, pas avec des artifices techniques.

  • Audit complet des zones UGC : commentaires, forums, profils, formulaires publics
  • Application automatique de rel="ugc" ou rel="nofollow" sur tous les liens UGC
  • Vérification que le CMS/template implémente correctement l'attribut (inspect du code source)
  • Maintien du dofollow sur les liens éditoriaux vers des sources de qualité
  • Utilisation de rel="sponsored" pour les liens affiliés et partenariats commerciaux
  • Mise en place de CAPTCHA et modération anti-spam en complément du nofollow
Le nofollow sur l'UGC est une bonne pratique SEO établie, mais son application doit être réfléchie et contextualisée. Un site qui nofollow aveuglément tous ses liens sortants se prive d'un signal de pertinence important. L'implémentation technique peut s'avérer complexe selon l'architecture du site, notamment si vous gérez plusieurs types d'UGC ou des systèmes hybrides éditorial/contributif. Si vous n'êtes pas sûr de la configuration optimale pour votre cas, faire appel à une agence SEO expérimentée permet d'obtenir un audit précis et une stratégie de liens sortants calibrée sur votre modèle de contenu.

❓ Questions frequentes

Quelle est la différence entre rel="nofollow" et rel="ugc" ?
Les deux empêchent la transmission de PageRank, mais rel="ugc" (User Generated Content) indique explicitement à Google que le lien provient d'un contenu utilisateur. C'est plus précis et peut aider Google à mieux comprendre la nature du lien.
Le nofollow protège-t-il vraiment mon site d'une pénalité pour liens sortants spam ?
Oui, dans la majorité des cas. Si vous appliquez le nofollow sur l'UGC et que du spam passe quand même, Google considère que vous avez pris des mesures raisonnables. Mais si votre site devient un hub de redirection spam massif, même en nofollow, une action manuelle reste possible.
Dois-je mettre nofollow sur tous les liens sortants de mes articles éditoriaux ?
Non, c'est même déconseillé. Les liens éditoriaux vers des sources de qualité renforcent votre crédibilité sémantique et peuvent améliorer votre ranking. Réservez le nofollow à l'UGC, aux liens commerciaux (ou sponsored), et aux destinations que vous ne cautionnez pas.
Comment vérifier que le nofollow est bien appliqué sur mon site ?
Inspectez le code source HTML d'une page avec commentaires ou UGC. Cherchez les balises <a> dans ces sections et vérifiez la présence de rel="nofollow" ou rel="ugc". Vous pouvez aussi utiliser des extensions navigateur comme NoFollow ou SEOquake pour visualiser les liens nofollow.
Le nofollow est-il encore efficace depuis que Google l'a transformé en "hint" ?
Oui, Google respecte généralement le hint nofollow et ne transmet pas de PageRank via ces liens. Cependant, Google se réserve le droit de suivre ces liens pour découvrir de nouveaux contenus, ce qui peut créer une incertitude sur leur traitement exact dans certains contextes.
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