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Google recommande d'utiliser la balise REL=AUTHOR pour attribuer la paternité du contenu et permettre au moteur d'identifier les créateurs. En théorie, cette balise devrait renforcer la reconnaissance de l'auteur et influencer la pertinence des résultats. Problème : cette directive date d'une époque où Google affichait l'authorship dans les SERP, fonctionnalité abandonnée depuis. Son utilité pratique reste donc floue.
Ce qu'il faut comprendre
REL=AUTHOR : qu'est-ce que c'est exactement ?
La balise REL=AUTHOR est un attribut HTML qui permet de lier une page de contenu à un profil d'auteur, généralement via un lien vers une page bio ou un profil externe. Google recommandait historiquement cette pratique pour identifier clairement le créateur d'un contenu et potentiellement faire remonter cette information dans les résultats de recherche.
Concrètement, cela ressemblait à : <a href="/auteur/prenom-nom" rel="author">Par Prénom Nom</a>. L'idée était que Google crawlerait ce lien, associerait le contenu à l'auteur, et afficherait parfois sa photo dans les SERP pour renforcer la confiance et le taux de clic.
Pourquoi Google pousse-t-il encore cette balise ?
Google a abandonné l'affichage de l'authorship dans les résultats organiques il y a des années, mais continue de promouvoir REL=AUTHOR dans sa documentation officielle. L'hypothèse la plus probable : le moteur utilise encore ces signaux d'attribution en interne pour évaluer l'expertise, l'autorité et la confiance (E-E-A-T) des créateurs de contenu.
Cette logique s'inscrit dans la montée en puissance du content authorship comme critère de qualité. Google veut comprendre qui parle, sur quoi, avec quelle légitimité. REL=AUTHOR serait donc un signal parmi d'autres pour construire un graphe d'auteurs et évaluer leur historique de publication.
Quelles différences avec schema.org author ?
REL=AUTHOR est une balise HTML simple, tandis que schema.org/author est un markup structuré qui permet de fournir des informations bien plus riches : nom, bio, réseaux sociaux, organisation affiliée. Les deux ne sont pas concurrents, mais complémentaires.
En pratique, schema.org est aujourd'hui prioritaire pour les SEO avertis. Il offre plus de flexibilité, est mieux documenté et s'intègre dans une logique de données structurées globale. REL=AUTHOR peut cependant servir de signal additionnel si vous avez déjà un système de profils auteurs en place.
- REL=AUTHOR lie une page à un profil d'auteur via un lien HTML simple
- Google utilisait cette balise pour afficher l'authorship dans les SERP, fonctionnalité supprimée
- Le moteur continue probablement d'exploiter ces liens en interne pour évaluer l'E-E-A-T des auteurs
- Schema.org/author offre une alternative plus riche et mieux documentée
- Les deux approches peuvent coexister sans conflit technique
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les pratiques observées ?
Soyons honnêtes : REL=AUTHOR est un vestige. Google a mis fin à l'authorship markup visible en juin 2014 après avoir constaté que l'impact sur le CTR était marginal et que l'implémentation posait trop de problèmes de qualité. Depuis, la balise n'apparaît plus dans aucune recommandation officielle majeure, à l'exception de quelques documents poussiéreux.
Sur le terrain, les SEO qui ont testé l'ajout ou le retrait de REL=AUTHOR rapportent zéro impact mesurable sur le classement ou la visibilité. Les outils d'audit SEO modernes ne la signalent même plus comme un facteur de ranking. [A vérifier] : Google affirme l'utiliser pour identifier les auteurs, mais aucune étude publique ne confirme qu'elle influence réellement les résultats.
Quelles nuances faut-il apporter à cette recommandation ?
Si vous êtes sur un site YMYL (Your Money Your Life) ou un média d'actualité, l'attribution d'auteur est critique pour l'E-E-A-T. Dans ce cas, utilisez prioritairement schema.org/author avec des informations complètes (nom, bio, photo, affiliations). REL=AUTHOR peut être ajouté comme signal additionnel, mais il ne fera pas le job seul.
Pour les blogs ou sites e-commerce lambda, l'effort requis pour implémenter REL=AUTHOR ne vaut probablement pas le coup. Google détecte déjà les signatures d'auteur via le contenu textuel, les bylines et les données structurées. Priorise d'abord schema.org et les pages auteurs bien optimisées avant de bricoler des attributs HTML obsolètes.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si votre contenu est anonyme par nature (pages produit, fiches techniques, landing pages transactionnelles), forcer une attribution d'auteur n'a aucun sens. Google ne pénalise pas l'absence d'auteur sur les pages non-éditoriales. Idem pour les pages de service type CGU ou mentions légales.
Autre limite : REL=AUTHOR ne fonctionne que si vous avez un système de profils auteurs structurés. Si vos URLs auteurs sont des 404 ou des pages vides, le signal devient contre-productif. Google interprète cela comme un manque de cohérence éditoriale, ce qui peut nuire à votre E-E-A-T global.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement pour optimiser l'authorship ?
Première étape : créez des pages auteurs dédiées avec une URL propre (/auteur/prenom-nom). Chaque page doit contenir une bio détaillée, une photo professionnelle, et des liens vers les contenus publiés par cet auteur. C'est la base d'une stratégie d'authorship solide.
Ensuite, implémentez schema.org/Person sur ces pages avec les propriétés name, url, sameAs (liens réseaux sociaux), affiliation (organization), et jobTitle. Sur les pages de contenu, utilisez schema.org/Article avec la propriété author pointant vers le profil structuré. REL=AUTHOR peut être ajouté en parallèle sur les bylines, mais ce n'est pas la priorité.
Quelles erreurs éviter lors de l'implémentation ?
Ne créez pas de boucles de liens entre la page de contenu et le profil auteur sans valeur ajoutée. Google peut interpréter cela comme du keyword stuffing interne. Assurez-vous que chaque profil auteur contient du contenu réel, pas juste une liste de liens.
Évitez aussi d'attribuer du contenu à des auteurs qui n'ont aucune légitimité sur le sujet. Si votre stagiaire marketing signe un article technique sur la cardiologie, Google le détectera via l'analyse sémantique et le manque de cohérence avec le reste du profil. L'authenticité prime sur la quantité.
Comment vérifier que mon implémentation fonctionne ?
Utilisez le test des résultats enrichis de Google pour valider vos données structurées author. Vérifiez que les propriétés name, url et image remontent correctement. Côté REL=AUTHOR, inspectez simplement le code source : le lien doit pointer vers une page indexable et pertinente.
Surveillez aussi les featured snippets et people also ask liés à vos auteurs. Si Google commence à associer des requêtes spécifiques à un nom d'auteur de votre site, c'est bon signe. Cela indique que le moteur construit un graphe d'expertise autour de vos créateurs.
- Créer des pages auteurs dédiées avec bio, photo et liste de publications
- Implémenter schema.org/Person sur les profils et schema.org/Article sur les contenus
- Ajouter REL=AUTHOR sur les bylines en complément (optionnel)
- Vérifier la cohérence entre auteur et sujet traité (E-E-A-T)
- Tester l'implémentation avec l'outil Google Rich Results Test
- Éviter les auteurs fantômes ou incohérents par rapport au contenu
❓ Questions frequentes
REL=AUTHOR est-elle encore prise en compte par Google en pratique ?
Dois-je utiliser REL=AUTHOR ou schema.org pour identifier mes auteurs ?
Un site e-commerce doit-il attribuer des auteurs à ses fiches produit ?
Combien d'articles minimum un auteur doit-il avoir publié pour être crédible ?
Peut-on attribuer plusieurs auteurs à un même contenu ?
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Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 2 min · publiée le 18/08/2011
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