Declaration officielle
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Google a abandonné l'usage du tag rel author dans ses algorithmes de classement. L'expertise d'un auteur se construit désormais exclusivement via la reconnaissance des utilisateurs, les signaux comportementaux et la réputation en ligne. Pour les praticiens SEO, cela signifie que les efforts doivent se concentrer sur la visibilité réelle des auteurs plutôt que sur des marqueurs techniques désuets.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google a-t-il abandonné le rel author ?
Le tag rel author permettait historiquement de lier un contenu à son auteur via un profil Google+. L'idée initiale était d'identifier clairement les créateurs de contenu pour mieux évaluer leur expertise et crédibilité.
Google+ ayant disparu, le dispositif technique a perdu son infrastructure de référence. Mais au-delà de cet aspect technique, Google a constaté que le balisage était massivement détourné : des sites attribuaient n'importe quel contenu à des profils fictifs ou à des experts prêtant leur nom sans réelle contribution. Le signal est devenu trop bruité pour être fiable.
Comment Google évalue-t-il l'expertise aujourd'hui ?
L'algorithme s'appuie désormais sur des signaux comportementaux et réputationnels plutôt que sur des marqueurs déclaratifs. Concrètement, Google analyse les mentions de l'auteur sur des sites tiers, les citations, les backlinks vers ses profils sociaux ou professionnels, la récurrence de son nom dans des contextes d'expertise.
Les signaux E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) se construisent via la reconnaissance du web dans son ensemble. Un auteur cité régulièrement dans des médias spécialisés, invité sur des podcasts, intervenant en conférence, génère une empreinte numérique que Google capte sans avoir besoin d'un tag spécifique.
Le schema.org « author » reste-t-il utile ?
La nuance est importante : Mueller parle du tag rel author, pas des données structurées schema.org de type « author ». Ces dernières restent utilisées pour l'affichage dans les rich snippets, notamment pour les articles de presse.
Elles n'influencent pas directement le classement, mais améliorent la lisibilité des résultats et peuvent indirectement booster le CTR. Le balisage schema.org est donc toujours recommandé pour des raisons d'affichage, pas de ranking direct.
- Google ne lit plus le tag rel author pour évaluer l'expertise d'un auteur.
- L'expertise se mesure via des signaux externes : citations, mentions, backlinks, réputation en ligne.
- Le schema.org « author » reste pertinent pour l'affichage en SERP, pas pour le ranking.
- Les efforts SEO doivent se concentrer sur la construction de la notoriété réelle des auteurs.
- Les signaux E-E-A-T reposent sur une reconnaissance collective, pas sur des déclarations unilatérales.
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérent avec les observations terrain ?
Totalement. Les tests de corrélation menés sur des milliers de pages montrent que la présence du tag rel author n'a aucun impact mesurable sur le positionnement depuis plusieurs années. Les sites ayant retiré ce balisage n'ont enregistré aucune variation de trafic organique.
En revanche, les sites dont les auteurs bénéficient d'une forte visibilité externe — profils LinkedIn actifs, interventions médiatiques, citations dans des articles tiers — connaissent des performances supérieures sur les requêtes YMYL (Your Money Your Life). Google capte ces signaux via le graph de connaissances et les co-occurrences sémantiques.
Quelles zones d'ombre subsistent dans cette déclaration ?
Mueller reste volontairement flou sur les métriques précises que Google utilise pour mesurer la « reconnaissance des utilisateurs ». On sait que les mentions, les backlinks vers les profils d'auteurs et les signaux comportementaux entrent en jeu, mais leur pondération respective reste opaque. [A vérifier]
De même, la distinction entre auteur personne physique et marque éditoriale n'est pas clarifiée. Dans certains secteurs (médias traditionnels, presse économique), c'est la réputation du média qui prime sur celle de l'auteur individuel. Google semble adapter son analyse selon le contexte, mais les critères de bascule ne sont pas documentés.
Dans quels cas cette règle s'applique-t-elle différemment ?
Pour les sites YMYL (santé, finance, juridique), l'identité de l'auteur et ses qualifications vérifiables restent déterminantes. Google croise les informations biographiques affichées sur le site avec des sources externes : registres professionnels, annuaires officiels, profils universitaires.
Un médecin signataire d'un article de santé doit pouvoir être retrouvé et vérifié via le Conseil de l'Ordre ou des publications académiques. Dans ces cas, le simple affichage du nom ne suffit pas : il faut que l'auteur ait une empreinte numérique cohérente et vérifiable. C'est là que la différence se joue entre un tag déclaratif et une reconnaissance réelle.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il concrètement mettre en place pour valoriser l'expertise des auteurs ?
Oublie les tags techniques déclaratifs. Concentre-toi sur la construction d'une empreinte numérique vérifiable pour chaque auteur stratégique du site. Cela passe par la création de profils auteurs détaillés sur le site, avec bio complète, photo professionnelle, liens vers réseaux sociaux et publications externes.
Ensuite, travaille la visibilité externe : encourage les auteurs à publier des tribunes sur des médias tiers, à intervenir en conférence, à être cités comme sources dans des articles de référence. Chaque mention externe avec backlink vers le profil auteur renforce le signal E-E-A-T capté par Google.
Quelles erreurs éviter absolument ?
Ne crée pas de profils d'auteurs fictifs ou de signatures génériques (« L'équipe éditoriale », « Rédaction »). Google détecte l'absence de cohérence entre le nom affiché et les traces externes. Sur les sujets sensibles, cela peut déclencher une rétrogradation.
Évite aussi de multiplier les auteurs sans stratégie : mieux vaut avoir trois auteurs reconnus avec une vraie empreinte numérique que quinze signatures fantômes. La dispersion dilue le signal. Concentre les efforts sur les experts qui peuvent réellement construire une autorité sectorielle.
Comment auditer et optimiser la reconnaissance des auteurs sur un site existant ?
Lance des recherches Google sur le nom de chaque auteur : combien de résultats pertinents apparaissent ? Y a-t-il des mentions dans des médias spécialisés, des profils sociaux actifs, des interventions publiques ? Si un auteur est invisible en dehors du site, son apport E-E-A-T est nul.
Utilise des outils comme Brand24 ou Mention pour tracker les citations des auteurs sur le web. Mesure l'évolution de leur visibilité externe et corrèle-la avec les performances SEO des pages qu'ils signent. Les auteurs les plus cités doivent être mis en avant sur les contenus stratégiques.
- Créer des pages auteurs complètes avec bio, photo, liens sociaux et publications externes
- Encourager les auteurs à publier sur des médias tiers pour générer des mentions et backlinks
- Supprimer les signatures génériques ou fictives sur les contenus sensibles
- Auditer régulièrement la visibilité externe des auteurs via recherches Google et outils de veille
- Concentrer les efforts sur 3-5 auteurs stratégiques plutôt que disperser sur des dizaines de profils
- Lier les profils auteurs à des sources vérifiables (LinkedIn, annuaires professionnels, universités)
❓ Questions frequentes
Dois-je retirer le tag rel author de mes pages existantes ?
Le schema.org author a-t-il encore un intérêt pour le SEO ?
Comment Google mesure-t-il concrètement la reconnaissance d'un auteur ?
Un auteur anonyme peut-il ranker sur des requêtes YMYL ?
Faut-il privilégier la réputation du média ou celle de l'auteur individuel ?
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