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Declaration officielle

Google recommande d'utiliser l'attribut nofollow pour les liens publicitaires et ceux générés par les utilisateurs lorsqu'ils peuvent affecter les résultats de recherche. Ceci est pour éviter le transfert de PageRank non naturel.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 54:09 💬 EN 📅 11/12/2014 ✂ 10 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 11 ans)
TL;DR

Google maintient sa position : les liens publicitaires et ceux générés par les utilisateurs doivent porter l'attribut nofollow pour éviter un transfert de PageRank artificiel. La recommandation vise à préserver l'intégrité des signaux de classement. Dans les faits, cette directive date de 2005 et a été complétée par les attributs sponsored et ugc, ce qui change la donne pour les praticiens qui doivent désormais choisir le bon marqueur selon le contexte.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google insiste-t-il autant sur le marquage des liens publicitaires ?

Le PageRank reste un signal fondamental dans l'algorithme de Google, même si son importance relative a évolué. Quand un site A fait un lien vers un site B, ce lien transmet par défaut une partie de son autorité. Google considère ce transfert comme un vote de confiance éditorial.

Les liens publicitaires posent problème parce qu'ils ne reflètent pas un choix éditorial authentique. Un site qui vend des backlinks crée un flux de PageRank artificiel qui fausse les résultats de recherche. Google a toujours combattu cette pratique, au point d'avoir pénalisé manuellement des milliers de sites vendeurs de liens.

Que signifie concrètement "transfert de PageRank non naturel" ?

Un transfert naturel se produit quand un éditeur décide volontairement de citer une source parce qu'elle apporte de la valeur à ses lecteurs. Le lien représente une recommandation authentique. Google utilise ces signaux pour déterminer quelles pages méritent de mieux se classer.

Un transfert non naturel intervient quand le lien existe pour des raisons commerciales, techniques ou par défaut. Les commentaires de blog en sont l'exemple parfait : la plupart sont spam, et même les légitimes ne constituent pas une validation éditoriale du contenu cible.

Quelle différence entre nofollow, sponsored et ugc dans la pratique ?

Depuis 2019, Google a introduit deux nouveaux attributs pour affiner la classification. Le rel="sponsored" doit marquer les liens payants ou échanges commerciaux. Le rel="ugc" signale le contenu généré par les utilisateurs comme les commentaires ou posts de forum.

Le nofollow reste valide et fonctionne comme un marqueur générique. Google traite désormais ces trois attributs comme des indices plutôt que des directives, ce qui signifie qu'il peut choisir de suivre ces liens pour la découverte de contenu tout en ignorant leur impact sur le classement.

  • L'attribut nofollow bloque le transfert de PageRank mais Google peut quand même crawler le lien pour découvrir de nouvelles pages
  • Les liens publicitaires non marqués exposent à une pénalité manuelle si Google détecte un schéma de vente de liens
  • Le marquage sponsored est désormais la méthode recommandée pour les partenariats commerciaux plutôt que le nofollow générique
  • Les plateformes UGC doivent appliquer ugc par défaut sur tous les liens créés par les utilisateurs pour éviter le spam de commentaires
  • Combiner plusieurs attributs est possible : rel="nofollow sponsored" fonctionne parfaitement pour maximiser la clarté du signal

Avis d'un expert SEO

Cette recommandation reflète-t-elle vraiment les pratiques observées sur le terrain ?

La réalité est plus nuancée que la directive officielle. De nombreux sites majeurs ne marquent pas systématiquement leurs contenus sponsorisés et ne subissent aucune pénalité visible. Les actions manuelles de Google ciblent principalement les réseaux de liens évidents, pas les cas isolés ou ambigus.

Les tests menés sur des sites de niche montrent que des liens publicitaires non marqués peuvent transmettre du PageRank pendant des années sans conséquence. [À vérifier] Google affirme crawler et analyser l'ensemble du web pour détecter les schémas payants, mais les ressources réelles allouées à cette tâche restent opaques.

Quelles incohérences peut-on observer dans l'application de cette règle ?

Google recommande de marquer les liens d'affiliation comme sponsored, mais Amazon Associates ne l'impose pas dans ses guidelines. Cette contradiction entre les recommandations officielles et les pratiques tolérées crée une zone grise pour les éditeurs.

Les guest posts posent un problème similaire. Techniquement, un article invité où l'auteur choisit ses ancres et cibles constitue un échange de valeur qui devrait être marqué. Pourtant, l'immense majorité des blogs acceptant des contributions ne marquent rien, et Google semble tolérer cette pratique tant qu'elle reste éditoriale.

Attention : la tolérance de Google ne signifie pas approbation. Une action manuelle peut intervenir des mois ou années après la publication des liens. Les sites qui monétisent massivement via des liens non marqués prennent un risque juridique et algorithmique réel.

Dans quels cas peut-on raisonnablement déroger à cette recommandation ?

Les partenariats éditoriaux authentiques où l'échange de valeur reste secondaire peuvent se passer de marquage. Si tu invites un expert reconnu à contribuer sur ton blog et qu'il ajoute un lien vers son dernier livre, le contexte éditorial prime sur l'aspect commercial marginal.

Les liens vers des outils ou ressources recommandées qui incluent un code affilié posent question. Si la recommandation est sincère et que le lien apporterait de la valeur même sans commission, certains éditeurs considèrent que le marquage n'est pas strictement nécessaire. Position risquée mais défendable selon le ratio valeur/intérêt commercial.

Impact pratique et recommandations

Comment auditer et corriger les liens existants sur un site ?

Commence par identifier tous les liens sortants de ton site avec un crawler comme Screaming Frog ou Sitebulb. Exporte la liste complète et filtre par contexte : articles sponsorisés, widgets d'affiliation, zones de commentaires, signatures de forum si tu opères une plateforme communautaire.

Pour chaque catégorie, applique la logique de marquage appropriée. Les partenariats payants nécessitent rel="sponsored", les commentaires utilisateurs rel="ugc". Si tu as un doute sur la nature d'un lien, utilise nofollow comme filet de sécurité plutôt que de laisser passer un signal ambigu.

Quelles erreurs d'implémentation faut-il absolument éviter ?

La plus fréquente consiste à mettre du nofollow sur tous les liens externes par paranoïa du PageRank. Cette approche prive tes contenus de citations légitimes et peut nuire à ta crédibilité éditoriale. Google valorise les sites qui citent leurs sources de manière naturelle.

Autre piège : oublier les liens JavaScript ou ceux générés dynamiquement. Si ton système de commentaires injecte des liens via JS, assure-toi que l'attribut ugc est bien présent dans le DOM final. Les implémentations React ou Vue nécessitent une attention particulière sur ce point.

Quelle gouvernance mettre en place pour garantir la conformité dans la durée ?

Documente une politique éditoriale claire pour ton équipe de rédaction. Spécifie quand utiliser sponsored, ugc ou nofollow selon les types de contenu. Intègre ces règles dans ton workflow de publication pour que le marquage devienne automatique.

Pour les plateformes avec du contenu utilisateur, configure le marquage par défaut au niveau technique. Tous les liens dans les champs de commentaires, signatures ou bios utilisateurs doivent porter rel="ugc" sans exception. Cette approche préventive évite 99% des problèmes potentiels.

  • Crawler l'intégralité du site pour identifier les liens sortants non marqués dans les zones sensibles
  • Appliquer rel="sponsored" sur tous les articles partenaires, bannières publicitaires et liens d'affiliation
  • Configurer rel="ugc" par défaut sur tous les systèmes de commentaires et contributions utilisateurs
  • Vérifier que les plugins WordPress ou modules CMS respectent bien ces attributs dans le HTML généré
  • Former les rédacteurs et contributeurs aux bonnes pratiques de marquage selon le contexte éditorial
  • Mettre en place un contrôle qualité trimestriel pour détecter les dérives ou oublis de marquage
La conformité aux recommandations de Google sur les attributs de lien demande une approche systématique qui touche à la fois la technique, les processus éditoriaux et la gouvernance. Les sites complexes avec plusieurs équipes, des systèmes de publication multiples ou un historique éditorial chargé peuvent rencontrer des difficultés à implémenter ces changements de manière exhaustive. Si l'audit révèle des milliers de liens à requalifier ou si tu manques de ressources techniques pour automatiser le marquage, l'accompagnement d'une agence SEO spécialisée peut accélérer la mise en conformité tout en évitant les erreurs qui fragiliseraient tes positions acquises.

❓ Questions frequentes

Est-ce que Google pénalise automatiquement un site qui oublie de marquer quelques liens sponsorisés ?
Non, les pénalités sont généralement manuelles et ciblent des schémas répétés. Quelques oublis isolés ne déclenchent pas d'action automatique, mais un pattern commercial évident peut entraîner une révision manuelle.
Peut-on utiliser nofollow ET sponsored sur le même lien ?
Oui, Google accepte la combinaison de plusieurs attributs dans un seul rel. L'écriture rel="nofollow sponsored" fonctionne parfaitement et peut même clarifier l'intention pour Google.
Les liens ugc transmettent-ils du PageRank ou pas ?
Depuis 2019, Google traite ugc comme un indice, pas une directive absolue. Il peut choisir de suivre ces liens pour la découverte mais ignore généralement leur poids pour le classement.
Faut-il marquer les liens d'affiliation dans les newsletters envoyées par email ?
Non, les recommandations de Google concernent uniquement les liens indexables sur le web. Les emails ne sont pas crawlés et ne transmettent pas de PageRank.
Un concurrent peut-il me nuire en créant des backlinks sponsorisés non marqués vers mon site ?
En théorie non, car Google est censé identifier la source du lien. Dans la pratique, si ton profil de liens devient massivement artificiel, tu peux subir une révision manuelle. L'outil de désaveu existe pour ces cas.
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