Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Les liens normaux devraient être utilisés lorsque vous vous portez garant d'un contenu. Le nofollow est principalement destiné aux liens publicitaires ou à ceux dont la crédibilité est incertaine.
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⏱ 1h02 💬 EN 📅 26/07/2019 ✂ 10 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 6 ans)
TL;DR

Google recommande d'utiliser des liens normaux (dofollow) lorsque vous cautionnez un contenu, et de réserver le nofollow aux liens publicitaires ou dont la crédibilité reste incertaine. Concrètement, cette distinction impacte la transmission du PageRank et la confiance que Google accorde à votre site. L'enjeu ? Ne pas diluer votre autorité en cautionnant n'importe quoi, tout en évitant de sur-utiliser le nofollow qui peut signaler une méfiance excessive.

Ce qu'il faut comprendre

Qu'est-ce qu'un lien « normal » selon Google ?

Un lien normal, c'est un lien sans attribut nofollow, ugc ou sponsored — autrement dit, un lien dofollow classique. Quand vous créez ce type de lien, vous signalez à Google : « Je me porte garant de cette ressource, elle mérite votre attention. » Ce signal active la transmission du PageRank et contribue à la construction du graphe de confiance du moteur.

Le mécanisme est simple : chaque lien dofollow transfère une fraction de votre autorité vers la page cible. Google interprète ce geste comme un vote de confiance. Si vous linkez vers un contenu médiocre ou spam, vous diluez votre propre crédibilité. À l'inverse, pointer vers des ressources solides renforce votre positionnement comme source fiable.

Pourquoi Google insiste-t-il sur cette distinction ?

La directive vise à préserver l'intégrité du graphe de liens. Si tout le monde nofollowait par défaut « par précaution », Google perdrait un signal majeur pour évaluer la pertinence et l'autorité des contenus. L'algorithme repose massivement sur les liens — c'est encore vrai malgré l'arrivée du machine learning.

Cette position rappelle aussi que le nofollow n'est pas une protection magique. Depuis 2020, Google traite nofollow comme un « indice » (hint) plutôt qu'une directive stricte. Cela signifie que le moteur peut choisir d'explorer ou même de tenir compte d'un lien nofollow s'il le juge pertinent. Le nofollow ne vous exonère donc pas de votre responsabilité éditoriale.

Dans quels cas utiliser le nofollow sans hésiter ?

Liens publicitaires et partenariats rémunérés : toute transaction commerciale doit être signalée. Utiliser « sponsored » ou « nofollow » évite les sanctions manuelles pour liens artificiels. Google surveille de près les échanges de liens contre paiement — c'est une violation claire des guidelines.

Contenu généré par les utilisateurs (commentaires, forums, espaces UGC) : vous ne pouvez pas vérifier la crédibilité de chaque lien posté par vos visiteurs. L'attribut « ugc » ou « nofollow » limite votre exposition au spam de commentaires et aux tentatives de manipulation. C'est une hygiène basique, surtout sur des plateformes ouvertes.

  • Utilisez des liens normaux pour les ressources que vous validez éditorialement et qui apportent une vraie valeur à vos lecteurs.
  • Appliquez le nofollow aux liens publicitaires, partenariats rémunérés, et tout contenu dont vous ne pouvez garantir la qualité.
  • Réservez l'attribut ugc aux contributions d'utilisateurs (commentaires, forums) pour signaler à Google que vous ne cautionnez pas ces liens.
  • Ne nofollowez pas par défaut tous vos liens externes — cela envoie un signal de méfiance généralisée et affaiblit votre profil de liens.
  • Documentez votre politique de liens en interne pour que vos rédacteurs sachent quand appliquer chaque attribut sans hésitation.

Avis d'un expert SEO

Cette directive est-elle vraiment appliquée dans l'algorithme ?

Soyons honnêtes : la transmission du PageRank via les liens dofollow reste un pilier de l'algorithme, même si Google minimise publiquement son importance. Les études de corrélation montrent encore que le nombre et la qualité des backlinks dofollow corrèlent fortement avec les positions. Le nofollow, lui, coupe officiellement cette transmission — même si Google se réserve le droit d'en tenir compte comme « indice ».

Ce qui coince, c'est la zone grise. Google dit « portez-vous garant », mais qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Faut-il auditer chaque site externe avant de le linker ? La plupart des rédacteurs ne le font pas. Et pourtant, Google continue de valoriser les sites qui linkent intelligemment vers des sources autoritaires. Le message sous-jacent : ne linkez pas n'importe comment, mais ne sur-protégez pas non plus.

Quels risques si vous sur-utilisez le nofollow ?

Un profil de liens sortants 100 % nofollow peut sembler suspect. Cela suggère soit une paranoïa excessive, soit une tentative de garder tout votre « jus SEO » pour vous — ce qui va à l'encontre de l'esprit du web ouvert que Google prétend défendre. Les sites qui ne linkent jamais en dofollow vers l'extérieur peuvent être perçus comme moins généreux, moins « citoyens du web ».

Par ailleurs, certains cas d'usage légitimes du dofollow sont souvent ignorés. Linker vers vos sources journalistiques, vos références académiques, ou des outils que vous recommandez sincèrement ? C'est exactement le type de liens normaux que Google valorise. Cela renforce votre crédibilité éditoriale et votre E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness).

Faut-il revoir tous vos liens existants ?

Pas de panique. [À vérifier] Google n'a jamais communiqué de données chiffrées sur le ratio optimal dofollow/nofollow sortants. Les audits terrain montrent que les sites bien positionnés ont des profils variés — certains nofollowent peu, d'autres beaucoup. Ce qui compte, c'est la cohérence avec votre ligne éditoriale.

Si vous avez systématiquement nofollowé tous vos liens externes « par précaution », posez-vous cette question : lesquels méritent vraiment votre caution ? Identifiez 5-10 ressources clés par article et passez-les en dofollow. Cela suffit souvent pour signaler que vous êtes un acteur responsable du web, pas un bunker SEO.

Attention : Ne confondez pas « se porter garant » et « endosser juridiquement ». Google parle de signal algorithmique, pas de responsabilité légale. Un lien dofollow ne vous engage pas juridiquement — mais il engage votre réputation aux yeux du moteur.

Impact pratique et recommandations

Comment auditer vos liens sortants rapidement ?

Utilisez Screaming Frog ou un crawler équivalent pour extraire tous vos liens externes avec leur attribut (dofollow, nofollow, ugc, sponsored). Exportez le résultat dans un tableur et classez-les par catégorie : éditorial, publicitaire, UGC, autre. Vous verrez immédiatement si vous avez un déséquilibre flagrant.

Pour chaque lien éditorial actuellement en nofollow, posez-vous cette question : « Est-ce que je recommanderais vraiment ce contenu à un collègue ? » Si oui, passez-le en dofollow. Si non, soit vous le supprimez, soit vous laissez le nofollow. Ne gardez pas un lien juste pour « faire du contenu » — c'est du bruit.

Quelles erreurs éviter absolument ?

Première erreur : nofollowaer vos liens internes. Aucune raison valable de le faire, sauf cas ultra-spécifiques (login, panier, etc.). Le maillage interne dofollow est l'un des leviers SEO les plus sous-exploités. Ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes assis.

Deuxième erreur : croire que le nofollow vous protège des pénalités. Si vous vendez des liens ou participez à un schéma de liens artificiels, l'attribut nofollow ne vous sauvera pas d'une sanction manuelle. Google repère les patterns, pas seulement les attributs. La transparence (sponsored) + le nofollow sont nécessaires, mais pas suffisants si le volume ou la nature des liens est abusive.

Quelle politique de liens mettre en place en interne ?

Formalisez une charte éditoriale simple : « Liens dofollow par défaut vers les ressources que nous validons ; nofollow pour le commercial, l'UGC, et les sources douteuses. » Formez vos rédacteurs à distinguer ces cas. Un document d'une page suffit — pas besoin de 50 slides.

Testez ensuite sur un échantillon : prenez 5 articles récents, vérifiez la cohérence des attributs, et corrigez si nécessaire. Une fois la logique comprise, l'application devient naturelle. L'objectif n'est pas la perfection absolue, mais la cohérence directionnelle.

  • Extraire tous les liens externes avec Screaming Frog ou équivalent
  • Identifier les liens éditoriaux actuellement en nofollow et évaluer s'ils méritent un dofollow
  • Vérifier que tous les liens publicitaires et partenariats portent bien l'attribut « sponsored » ou « nofollow »
  • Appliquer systématiquement « ugc » ou « nofollow » aux commentaires et contributions utilisateurs
  • Documenter votre politique de liens dans une charte éditoriale accessible à tous les contributeurs
  • Former vos rédacteurs aux bonnes pratiques pour qu'ils appliquent la logique dofollow/nofollow sans supervision constante
Concrètement, la gestion optimale des attributs de liens demande une analyse fine de votre architecture, de votre stratégie éditoriale et de votre profil de backlinks. Ces ajustements, bien que techniques, peuvent rapidement devenir chronophages et nécessitent une expertise solide pour éviter les faux pas. Si vous manquez de ressources internes ou si vous souhaitez sécuriser votre démarche, faire appel à une agence SEO spécialisée peut vous permettre de structurer votre politique de liens efficacement, sans risque d'erreur coûteuse.

❓ Questions frequentes

Un lien nofollow transmet-il encore du PageRank ?
Officiellement non, mais Google traite désormais le nofollow comme un « indice » depuis 2020, ce qui signifie qu'il peut choisir de le suivre ou d'en tenir compte. En pratique, la transmission est théoriquement coupée, mais le moteur garde une marge de manœuvre.
Dois-je nofollowaer tous mes liens vers des concurrents ?
Non. Linker vers un concurrent en dofollow n'est pas un problème si le lien apporte de la valeur à vos lecteurs. Google valorise les sites qui citent intelligemment leurs sources, y compris concurrentes. C'est un signe de maturité éditoriale.
Le nofollow sur les liens internes a-t-il un intérêt SEO ?
Très rarement. Sauf cas spécifiques comme les pages de connexion ou de panier, nofollowaer vos liens internes bloque la circulation du PageRank et affaiblit votre maillage. C'est généralement contre-productif.
Comment gérer les liens dans les articles invités que je publie ?
Si l'article invité est éditorialisé et validé par vos soins, les liens peuvent être en dofollow. Si c'est un échange commercial déguisé ou si vous ne validez pas le contenu, passez en nofollow ou refusez la publication. La transparence reste la meilleure protection.
Faut-il distinguer nofollow, ugc et sponsored systématiquement ?
Oui, c'est recommandé. « Sponsored » pour les partenariats commerciaux, « ugc » pour le contenu utilisateur, « nofollow » pour tout le reste. Cette granularité aide Google à mieux comprendre la nature de vos liens et réduit le risque d'interprétation ambiguë.
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