Que dit Google sur le SEO ? /

Declaration officielle

John Mueller a indiqué lors d'un hangout que les liens vers des pages de type "A propos", "Conditions générales de vente" ou "Mentions légales" peuvent être mis en dofollow. De notre côté, nous recommandons le nofollow (surtout pour les gros sites), voire la désindexation pure et simple (robots.txt) pour sauvegarder du budget crawl et surtout pour éviter que ces pages n'"aspirent" du PageRank interne au détriment d'autres zones plus profitables pour votre SEO ...
Source : TheSemPost
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Declaration officielle du (il y a 8 ans)

Ce qu'il faut comprendre

Que dit réellement Google sur les liens nofollow vers les pages légales ?

John Mueller a précisé lors d'un hangout que les liens vers les pages « À propos », « CGV » ou « Mentions légales » peuvent rester en dofollow. Cette déclaration contredit une croyance répandue dans la communauté SEO selon laquelle ces liens devraient systématiquement être en nofollow.

Google considère ces pages comme normales et légitimes dans l'architecture d'un site web. Le moteur ne pénalise donc pas leur présence en dofollow, puisqu'elles font partie intégrante de l'expérience utilisateur et des obligations légales.

Pourquoi certains experts recommandent-ils quand même le nofollow ?

La recommandation de passer ces liens en nofollow repose sur une logique de gestion du budget crawl et d'optimisation du flux de PageRank interne. Ces pages n'apportent généralement aucune valeur SEO et ne génèrent pas de conversions.

Sur les gros sites avec des milliers de pages, ces liens présents dans le footer ou le header créent une dilution massive du PageRank. Chaque page du site transmet une partie de son autorité vers ces pages « mortes » en termes de performance commerciale.

Quelle est la différence entre nofollow et désindexation complète ?

Le nofollow empêche le transfert de PageRank mais laisse Google crawler et indexer la page. C'est une solution intermédiaire qui conserve ces pages dans l'index pour les utilisateurs qui en ont besoin.

La désindexation via robots.txt va plus loin en interdisant complètement le crawl de ces pages. Cette approche plus radicale préserve davantage le budget crawl, particulièrement précieux pour les sites de grande taille avec des millions d'URLs.

  • Position officielle de Google : le dofollow est acceptable sur les pages légales
  • Réalité technique : ces pages absorbent du PageRank sans rien apporter au SEO
  • Impact sur le budget crawl : plus critique sur les gros sites avec architecture complexe
  • Compromis possible : nofollow pour limiter la perte sans bloquer l'accès

Avis d'un expert SEO

Cette déclaration de Google est-elle cohérente avec les observations terrain ?

La position de Mueller est techniquement correcte mais commercialement naïve. Google n'a effectivement aucune raison de pénaliser des liens dofollow vers des pages légales, car elles sont nécessaires et légitimes.

Cependant, les tests A/B menés sur des sites à forte volumétrie montrent systématiquement que la mise en nofollow de ces liens améliore le positionnement des pages stratégiques. Le PageRank économisé est redistribué vers les pages à potentiel commercial, avec des gains mesurables sur les KPIs SEO.

Dans quels cas cette recommandation officielle s'applique-t-elle vraiment ?

Pour un petit site de moins de 100 pages, la différence sera imperceptible. Google crawle l'ensemble du site régulièrement, et la dilution du PageRank reste marginale. Dans ce cas, suivre la recommandation de Mueller est parfaitement acceptable.

En revanche, pour un site e-commerce avec des milliers de produits ou un média avec des dizaines de milliers d'articles, la situation change radicalement. Chaque économie de budget crawl compte, et chaque point de PageRank doit être dirigé vers les pages génératrices de trafic.

Attention : Google communique souvent sur ce qui est « acceptable » techniquement, pas sur ce qui est « optimal » stratégiquement. La différence entre ces deux approches peut représenter des dizaines de milliers de visiteurs organiques sur un site à fort volume.

Quelles nuances faut-il apporter selon la typologie de site ?

Les sites institutionnels et corporate ont souvent besoin que leurs pages légales soient bien référencées pour des raisons de conformité et de transparence. Dans ce contexte, le dofollow se justifie pleinement.

À l'inverse, les sites transactionnels (e-commerce, lead generation, SaaS) doivent impérativement optimiser chaque goutte de PageRank. La règle des 80/20 s'applique : concentrer l'autorité sur les 20% de pages qui génèrent 80% du chiffre d'affaires.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur votre site ?

Auditez d'abord votre situation actuelle. Identifiez toutes les pages légales liées depuis le footer ou le header, et vérifiez si elles apparaissent dans vos rapports Google Search Console. Analysez le volume de crawl qu'elles consomment.

Pour les sites de moins de 500 pages, vous pouvez conserver les liens en dofollow sans impact notable. Pour les sites plus importants, appliquez progressivement la stratégie nofollow en commençant par les pages les moins essentielles.

Sur les très gros sites (>10 000 pages), envisagez la désindexation complète via robots.txt pour maximiser l'efficacité du budget crawl. Conservez néanmoins un accès utilisateur via des liens HTML classiques dans le footer.

Comment mesurer l'impact de ces modifications ?

Mettez en place un monitoring avant/après sur vos pages stratégiques. Suivez l'évolution des positions, du trafic organique et du nombre de pages crawlées quotidiennement dans Search Console.

Attendez au minimum 4 à 6 semaines pour observer les effets complets. Google doit recrawler l'ensemble du site et recalculer la distribution du PageRank interne, ce qui prend du temps sur les grandes architectures.

Quelles erreurs éviter lors de l'implémentation ?

Ne bloquez jamais ces pages avec un noindex sans les mettre en nofollow. Cette combinaison peut créer des incohérences dans l'indexation et perturber le crawl. Utilisez plutôt robots.txt pour un blocage complet et propre.

Évitez également de supprimer complètement les liens vers ces pages. Elles restent nécessaires pour la conformité légale (RGPD, mentions obligatoires) et doivent rester accessibles aux utilisateurs et aux robots.

  • Identifier toutes les pages légales et institutionnelles de votre site
  • Analyser leur consommation de budget crawl dans Search Console
  • Appliquer le nofollow sur les liens footer/header vers ces pages (sites >500 pages)
  • Envisager la désindexation robots.txt pour les très gros sites
  • Mesurer l'impact sur les positions et le crawl pendant 6 semaines minimum
  • Vérifier que les pages restent accessibles pour les utilisateurs
  • Documenter les changements pour les futures audits de conformité
En résumé : Google autorise techniquement le dofollow sur les pages légales, mais l'optimisation SEO avancée recommande le nofollow ou la désindexation pour les sites de taille moyenne à grande. Cette stratégie permet de concentrer le PageRank sur les pages à fort potentiel commercial et de préserver le budget crawl. La complexité de cette optimisation, notamment sur les architectures importantes avec des milliers de pages et des enjeux techniques spécifiques, nécessite souvent une expertise approfondie. Pour éviter les erreurs de manipulation et maximiser les gains de performance, l'accompagnement d'une agence SEO spécialisée peut s'avérer précieux pour mettre en œuvre ces changements de manière progressive et sécurisée, tout en maintenant la conformité légale de votre site.
Anciennete & Historique Contenu Crawl & Indexation Liens & Backlinks Pagination & Structure

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