Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

John Mueller ne recommande pas d'utiliser des liens no-follow pour la navigation interne, sauf en cas de problèmes comme une navigation massive comportant des milliers de liens. Google peut reconnaître la structure et traiter la navigation sans nécessiter des tweaks artificiels.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 55:56 💬 EN 📅 26/07/2016 ✂ 10 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 9 ans)
TL;DR

Google déconseille l'usage du nofollow sur les liens internes, sauf en cas de navigation massive avec des milliers de liens. Le moteur reconnaît la structure du site sans interventions artificielles. Pour la majorité des sites, nofollow sur la navigation interne reste donc une manipulation inutile voire contre-productive.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google déconseille-t-il le nofollow en interne ?

Historiquement, certains SEO utilisaient l'attribut nofollow sur des liens internes pour sculpter le PageRank : l'idée était de concentrer le jus SEO sur les pages stratégiques en bloquant le flux vers des sections jugées secondaires comme les mentions légales ou les CGV.

Cette pratique, baptisée PageRank Sculpting, a perdu son efficacité après une mise à jour de Google en 2009. Depuis, l'algorithme traite les liens nofollow comme des signaux, mais ne redistribue plus le jus bloqué ailleurs. Autrement dit, mettre du nofollow n'optimise rien, ça gaspille juste du PageRank.

Dans quels cas le nofollow interne pourrait-il se justifier ?

John Mueller mentionne une exception : les navigations massives comportant des milliers de liens. Typiquement, un site e-commerce avec des méga-menus à facettes multiples ou une plateforme générant automatiquement des milliers de liens de pagination ou de filtres peut effectivement saturer le crawl.

Dans ces rares cas, le nofollow peut aider à orienter Googlebot vers les pages à forte valeur. Mais cette situation concerne une infime minorité de sites. Pour 95% des projets web, la navigation reste gérable sans artifices.

Que fait Google avec les liens internes par défaut ?

Google analyse la structure hiérarchique du site grâce au maillage interne. Chaque lien transmet du poids et indique une relation sémantique entre pages. Le moteur détecte automatiquement les patterns : navigation principale, footer, sidebar, breadcrumb, contextuel.

Ajouter du nofollow perturbe cette lecture naturelle. Google doit alors interpréter un signal contradictoire : pourquoi un site lie une page en interne mais demande de ne pas la suivre ? Ça crée du bruit dans l'algorithme.

  • Le nofollow interne bloque du PageRank sans le redistribuer ailleurs
  • Google reconnaît la structure d'un site sans tweaks artificiels
  • Seules les navigations massives (milliers de liens) justifient exceptionnellement du nofollow
  • Sculpter le PageRank via nofollow ne fonctionne plus depuis 2009
  • Mieux vaut optimiser l'architecture du site que d'ajouter des attributs parasites

Avis d'un expert SEO

Cette déclaration reflète-t-elle vraiment les pratiques observées sur le terrain ?

Les tests réalisés sur des sites avec et sans nofollow interne montrent aucune différence significative de crawl ou de ranking dans la majorité des cas. Les exceptions concernent effectivement des plateformes à navigation tentaculaire : marketplaces, agrégateurs de contenus, portails immobiliers avec filtres explosifs.

Sur des sites corporate, blogs ou e-commerces standards (< 10 000 produits), retirer le nofollow des liens footer ou navigation n'a jamais provoqué de baisse. À l'inverse, forcer du nofollow partout n'a jamais amélioré les positions. Concrètement, cette manip reste neutre au mieux, nuisible au pire.

Quelles nuances faut-il apporter à ce conseil ?

Mueller parle de "milliers de liens" mais ne fixe pas de seuil précis. [À vérifier] : un site avec 5 000 liens de navigation pose-t-il vraiment problème ou faut-il atteindre 20 000 ? Google reste flou, comme souvent.

Autre zone grise : les liens de pagination infinie ou les systèmes de filtres combinatoires qui génèrent des centaines de milliers d'URLs. Sur ces architectures, le nofollow peut effectivement aider, mais d'autres solutions existent : canonical, meta robots noindex, gestion propre du crawl via robots.txt et balises de pagination rel=next/prev (même si Google les ignore officiellement depuis 2019, elles structurent encore le crawl).

Existe-t-il des exceptions légitimes au-delà des méga-sites ?

Oui, quelques cas marginaux persistent. Par exemple, un site multilingue avec sélecteur automatique de langue générant des centaines de variantes d'URL peut bénéficier d'un nofollow ciblé sur certaines boucles. Idem pour des fonctionnalités de tri dynamique (par prix, date, popularité) créant des doublons de contenu sans valeur SEO.

Mais attention : dans ces situations, le nofollow reste une béquille. La vraie solution passe par une refonte d'architecture, l'usage de canonicals propres, ou une logique de crawl pilotée via Search Console. Si vous devez nofollow massivement en interne, c'est que votre site a un problème structurel, pas une opportunité d'optimisation.

Attention : Si vous gérez un site avec plus de 50 000 pages et une navigation à facettes multiples, auditez d'abord le comportement réel de Googlebot via les rapports d'exploration Search Console avant de déployer du nofollow. La plupart du temps, Google sait déjà ce qu'il faut ignorer.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur un site standard ?

Premier réflexe : supprimer tout nofollow inutile sur les liens internes. Vérifiez footer, navigation principale, sidebar. Si ces liens pointent vers des pages que vous voulez indexer et positionner, ils doivent être en dofollow classique. Le seul cas où garder du nofollow fait sens : liens vers des pages login, panier, compte utilisateur, bref, des URLs privées sans intérêt SEO.

Deuxième action : simplifiez votre maillage interne. Un bon site a une architecture en pyramide, avec homepage → catégories → sous-catégories → fiches produit/articles. Si votre navigation multiplie les liens transversaux inutiles, le problème n'est pas le nofollow, c'est la structure elle-même.

Comment auditer sa navigation pour repérer les excès ?

Utilisez Screaming Frog ou un crawler similaire et extrayez le nombre moyen de liens par page. Si vous dépassez 200 liens par page de manière systématique, c'est un signal d'alerte. Regardez aussi les rapports d'exploration dans Search Console : des pages crawlées massivement mais sans trafic indiquent un gaspillage de crawl budget.

Autre indicateur : le taux de pages indexées vs crawlées. Si Google crawle 50 000 URLs mais n'en indexe que 5 000, vous avez probablement un excès de liens internes vers du contenu à faible valeur. Dans ce cas, la solution n'est pas le nofollow mais la désindexation (meta robots noindex) ou la suppression pure des URLs parasites.

Quelles erreurs éviter absolument ?

Ne mettez jamais de nofollow sur vos liens contextuels, ceux qui tissent le maillage sémantique entre articles ou produits. Ces liens sont le cœur de votre SEO on-page, ils structurent le cocon sémantique et transfèrent du jus aux pages stratégiques.

Évitez aussi le nofollow automatique sur des blocs entiers (footer, sidebar) sans analyse. Certes, le footer contient souvent des liens légaux peu utiles, mais il peut aussi héberger des accès vers des pages à forte valeur (blog, ressources, guides). Auditer manuellement reste indispensable.

  • Supprimer tous les nofollow inutiles sur les liens de navigation principale et footer vers des pages à indexer
  • Conserver le nofollow uniquement pour les pages privées (compte, panier, login, recherche interne)
  • Auditer le nombre de liens par page : au-delà de 200, optimiser l'architecture plutôt que d'ajouter du nofollow
  • Utiliser Search Console pour identifier les pages crawlées mais non indexées, signalant un gaspillage de budget
  • Privilégier les canonicals et meta robots noindex sur les facettes/filtres plutôt que le nofollow massif
  • Vérifier que les liens contextuels (maillage interne éditorial) restent en dofollow sans exception
Pour la majorité des sites, le nofollow interne est une fausse bonne idée. Google sait lire votre structure sans artifices. Concentrez-vous sur une architecture propre, un maillage cohérent et une gestion rigoureuse du contenu à faible valeur. Si votre site dépasse 50 000 pages avec navigation à facettes complexes, l'optimisation du crawl budget devient technique et nécessite souvent une expertise pointue. Dans ces cas, faire appel à une agence SEO spécialisée permet d'éviter les erreurs coûteuses et d'obtenir un accompagnement personnalisé adapté à votre architecture spécifique.

❓ Questions frequentes

Le nofollow sur les liens footer est-il totalement inutile ?
Oui, sauf si le footer contient des milliers de liens ou pointe vers des pages privées (login, compte). Pour un footer standard avec CGV, mentions légales, contact, le nofollow ne sert à rien et peut même nuire à l'exploration.
Peut-on encore sculpter le PageRank avec du nofollow en 2025 ?
Non. Depuis 2009, Google ne redistribue plus le jus des liens nofollow. Le PageRank bloqué est simplement perdu, il ne se reporte pas sur les autres liens de la page.
À partir de combien de liens la navigation devient-elle "massive" selon Google ?
Google ne donne pas de chiffre précis. L'expérience terrain suggère qu'au-delà de 200-300 liens par page, le crawl peut devenir moins efficace, mais cela dépend aussi de la profondeur du site et de son autorité.
Faut-il mettre du nofollow sur les liens de pagination ?
Non, utilisez plutôt des canonicals vers la page 1 ou des balises rel=next/prev si elles structurent encore votre crawl. Le nofollow sur la pagination empêche Google d'explorer les pages profondes.
Le nofollow interne impacte-t-il le ranking directement ?
Pas directement, mais il peut dégrader le maillage interne et la distribution du PageRank. Un site avec nofollow massif en interne aura souvent des pages moins bien positionnées car moins bien reliées sémantiquement.
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