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Google affirme que rel=nofollow suffit pour les liens d'affiliation, qui sont alors exclus du graphe de liens. Pas besoin de robots.txt, redirections ou obfuscation : ces ajouts techniques créent plus de risques (blocage de PageRank légitime, erreurs de redirection) que de bénéfices. La simplicité l'emporte sur la sur-ingénierie, même si cette position tranche avec certaines pratiques terrain répandues.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google recommande-t-il de se limiter à rel=nofollow ?
La position de John Mueller est claire : un attribut rel=nofollow appliqué aux liens affiliés retire ces derniers du graphe de liens. Google cesse de les prendre en compte dans le calcul du PageRank et dans l'analyse des signaux de confiance entre sites.
Cette simplicité s'oppose à des pratiques courantes où les SEO empilent les mesures : robots.txt pour bloquer le crawl des pages affiliées, redirections 302 ou code JavaScript pour masquer les URL cibles, voire obfuscation des liens pour les rendre opaques aux bots. Mueller argue que ces ajouts complexifient l'architecture sans bénéfice réel.
Quels risques pose la sur-ingénierie des liens affiliés ?
La multiplication des couches techniques crée des points de fragilité. Un robots.txt mal configuré peut bloquer par erreur des ressources critiques ou des pages légitimes. Les redirections multiples ralentissent le crawl et consomment le budget d'exploration, surtout sur des sites à forte volumétrie.
L'obfuscation JavaScript, elle, peut générer des erreurs de rendu ou des liens non découvrables si le JS échoue. Plus grave : elle peut être interprétée comme une tentative de manipulation, surtout si Google ne parvient pas à suivre la destination finale. La simplicité réduit ces risques et facilite la maintenance.
Dans quels cas le nofollow seul pourrait-il être insuffisant ?
Mueller ne détaille pas les configurations hybrides où certains liens affiliés génèrent aussi du contenu indexable (pages de comparaison, landing pages dédiées). Dans ces cas, la question dépasse le simple attribut : faut-il indexer ces pages, les optimiser pour des requêtes commerciales, ou les exclure complètement ?
La déclaration reste aussi floue sur les programmes d'affiliation intégrés (widgets, frames, contenus syndiqués) où le webmaster a peu de contrôle sur le markup final. Le nofollow peut ne pas être applicable si le lien est généré dynamiquement par un script tiers sans possibilité d'injection d'attribut.
- Un rel=nofollow retire le lien du graphe sans autre manipulation nécessaire
- Éviter robots.txt, redirections ou obfuscation qui créent des erreurs en cascade
- La simplicité technique préserve le crawl budget et limite les faux positifs
- Google ne donne pas de guidance sur les pages hybrides (affiliation + contenu éditorial)
- Les widgets tiers d'affiliation peuvent échapper au contrôle direct du markup
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les pratiques observées terrain ?
Sur le papier, oui. En pratique, beaucoup de sites affiliés continuent d'utiliser redirections 302 ou 301 via des scripts dédiés (ThirstyAffiliates, Pretty Links) pour traquer les clics et changer facilement les destinations sans modifier chaque occurrence. Ces redirections ne sont pas faites pour tromper Google, mais pour des raisons d'analytics et de flexibilité.
Mueller ne condamne pas ces outils, il dit simplement qu'ils ne sont pas requis du point de vue SEO. Soyons honnêtes : cette nuance échappe à beaucoup. Un SEO juniors lit « pas besoin de redirections » et pense qu'il faut tout supprimer, alors que le vrai message est « ne les ajoutez pas uniquement pour Google, car le nofollow suffit ».
Quelles nuances faut-il apporter à cette directive ?
Google ne parle ici que du graphe de liens, pas de conformité FTC ou DGCCRF. Un lien affilié doit être signalé aux utilisateurs (mention « lien sponsorisé », « lien partenaire »), et cette obligation légale peut justifier une gestion technique spécifique : ajout automatique de disclaimers, tracking des clics pour reporting, etc.
Autre point : le nofollow n'empêche pas Google de crawler la destination. Si vous pointez vers des landing pages de mauvaise qualité, spam ou duplicate content, Google peut associer votre site à ces destinations. Le nofollow retire le signal de vote, mais n'isole pas votre site de la réputation de la cible. [A vérifier] : Mueller ne précise pas si un volume massif de nofollow vers des sites toxiques peut impacter la perception globale du site source.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas directement ?
Les sites de comparaison à forte composante éditoriale (type Wirecutter, testeurs indépendants) mélangent contenus originaux et liens affiliés. Ici, la question dépasse le simple nofollow : faut-il indexer les pages de produits agrégées ? Optimiser pour des mots-clés commerciaux ? Le nofollow seul ne répond pas à ces choix stratégiques.
De même, les marketplaces ou plateformes (type Amazon Associates) peuvent imposer des formats de liens spécifiques, avec ou sans attributs contrôlables. Si le programme impose un script générant des liens sans attribut modifiable, le webmaster n'a aucune marge de manœuvre. Google ne dit pas comment gérer ces cas.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site avec liens affiliés ?
Audite d'abord ton markup actuel. Identifie tous les liens affiliés (URL contenant des paramètres de tracking, domaines connus d'affiliation) et vérifie qu'ils portent bien rel=nofollow ou, mieux, rel="nofollow sponsored" depuis la mise à jour de Google sur les attributs.
Supprime les surcouches inutiles : si tu bloques des pages affiliées en robots.txt uniquement pour « protéger le PageRank », retire ces règles. Si tu utilises des redirections 302 pour chaque lien sans raison analytique ou de flexibilité, remplace par des liens directs + nofollow. Simplifie ton stack technique : moins de plugins, moins de scripts, moins de points de défaillance.
Quelles erreurs éviter dans la mise en œuvre ?
Ne confonds pas nofollow et noindex. Le nofollow s'applique au lien, le noindex à la page. Bloquer une page entière d'affiliation en noindex alors qu'elle contient du contenu éditorial original est une perte sèche. À l'inverse, laisser des liens affiliés en dofollow dans l'espoir de « partager du jus » vers des partenaires est une violation des guidelines et peut déclencher une pénalité manuelle.
Autre piège : ajouter nofollow uniquement sur les liens texte et oublier les boutons, images cliquables ou calls-to-action. Google suit tous les liens HTML, quel que soit leur rendu visuel. Un bouton « Acheter maintenant » pointant vers un affilié doit aussi porter l'attribut.
Comment vérifier que mon site est conforme et optimisé ?
Lance un crawl Screaming Frog ou Sitebulb en mode « liens sortants » avec filtre sur les domaines affiliés. Exporte tous les liens externes, croise avec ta liste de partenaires, et repère ceux sans nofollow. Corrige en masse via rechercher-remplacer en base de données (si WordPress, requête SQL sur wp_posts) ou ajout automatique via plugin (Insert Headers and Footers, custom function).
Vérifie aussi les redirections orphelines : si tu as supprimé des scripts de redirection, assure-toi qu'aucun lien interne pointe encore vers ces URLs intermédiaires. Utilise Google Search Console > Couverture pour repérer les erreurs 404 ou chaînes de redirections non résolues.
- Auditer tous les liens affiliés et ajouter rel="nofollow sponsored"
- Retirer les règles robots.txt bloquant uniquement pour le PageRank
- Supprimer les redirections inutiles (sauf tracking analytics légitime)
- Vérifier que boutons et images cliquables portent aussi l'attribut
- Crawl régulier pour détecter les liens orphelins ou oublis post-migration
- Tester le rendu JS si obfuscation en place, s'assurer que Google suit bien le lien final
❓ Questions frequentes
Le rel=nofollow empêche-t-il Google de crawler la page de destination ?
Dois-je utiliser rel=sponsored ou rel=nofollow pour les liens affiliés ?
Un volume élevé de liens nofollow peut-il pénaliser mon site ?
Faut-il nofollow les liens affiliés en sidebar ou footer également ?
Les redirections 301 vers des affiliés diluent-elles le PageRank interne ?
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