Declaration officielle
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Google affirme que les liens nofollow ne peuvent généralement pas pénaliser votre site car ils sont exclus du graphe de liens lors du crawl. Cette déclaration rassure sur un point : recevoir des backlinks nofollow n'est pas un facteur de risque algorithmique direct. Le flou persiste cependant sur le terme "généralement" et sur l'évolution du traitement de cet attribut depuis son passage en mode "indice" plutôt que directive stricte.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie exactement "exclus du graphe de liens" ?
Quand Google parle de graphe de liens, il fait référence à la structure relationnelle qu'utilisent ses algorithmes pour cartographier le web. Chaque page est un nœud, chaque lien une arête. Le PageRank circule à travers cette architecture pour distribuer l'autorité d'une page à l'autre.
Un lien marqué rel="nofollow" est techniquement ignoré lors de cette construction. Concrètement, si un site A pointe vers votre site B avec un nofollow, Google considère ce lien comme absent du graphe : aucun jus SEO ne transite, aucune relation d'autorité n'est établie dans ce sens-là. Votre site B n'est donc ni valorisé ni pénalisé par ce lien.
Pourquoi Google précise-t-il "généralement" ?
Ce "généralement" est le point de friction. Google ne dit jamais "jamais" ou "toujours" sans raison. Le terme laisse une marge d'interprétation qui suggère des exceptions, sans les documenter.
Plusieurs hypothèses : des cas de spam massif où même les liens nofollow pourraient servir de signal d'alarme, des situations où le contexte du lien (ancre, placement, site source) déclenche des signaux négatifs indirects. Mais rien n'est confirmé officiellement. Cette formulation protège Google juridiquement tout en préservant sa flexibilité algorithmique.
Le nofollow est-il encore une directive stricte ?
Non. Depuis mars 2020, Google a transformé le nofollow en indice plutôt qu'en directive absolue. Auparavant, un lien nofollow était systématiquement ignoré pour le crawl et l'indexation. Désormais, Google se réserve le droit de le prendre en compte s'il le juge pertinent.
Dans la pratique, cela signifie qu'un lien nofollow peut servir à la découverte de nouvelles pages, même s'il ne transmet pas d'autorité. Cette nuance complique l'analyse : un nofollow n'est plus un mur étanche, mais une zone grise où Google décide au cas par cas. Pour un praticien SEO, ça change la donne sur l'audit de profil de liens.
- Les liens nofollow n'injectent pas de PageRank dans le graphe de liens classique
- Recevoir des nofollow n'est pas un facteur de pénalité algorithmique direct, contrairement à certains mythes persistants
- Le terme "généralement" laisse une marge d'incertitude que Google ne documente pas publiquement
- Depuis 2020, le nofollow est un indice : Google peut choisir de l'exploiter pour le crawl ou la découverte
- Un profil de liens 100% nofollow reste suspect d'un point de vue stratégique, même si techniquement non pénalisant
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, dans l'ensemble. Les audits de profils de liens montrent que des sites avec une proportion élevée de backlinks nofollow ne subissent pas de pénalités manuelles ni de chutes algorithmiques directement corrélées à ces liens. Les cas de déclassement observés impliquent presque toujours des backlinks dofollow de mauvaise qualité, pas des nofollow.
Mais attention : cela ne signifie pas qu'un profil composé uniquement de nofollow soit optimal. Un tel profil traduit souvent une stratégie de netlinking défaillante ou une absence totale de liens éditoriaux naturels. Ce n'est pas le nofollow qui pénalise, c'est l'absence de signaux positifs concurrents. Nuance fondamentale.
Quelles zones d'ombre subsistent malgré cette déclaration ?
Le "généralement" reste un angle mort. Google ne publie aucune métrique sur les exceptions. On ne sait pas si des patterns de liens nofollow massifs issus de fermes de commentaires spam peuvent déclencher des alertes indirectes, même sans impact direct sur le graphe de liens. [A vérifier]
Autre point flou : le traitement différencié selon le contexte. Un nofollow dans un article éditorial de qualité a-t-il la même valeur qu'un nofollow dans un footer bourré de liens ? Google ne le dit pas. Or, depuis le passage en mode "indice", rien n'empêche l'algorithme de pondérer ces signaux différemment selon leur provenance.
Faut-il encore se méfier des liens nofollow toxiques ?
Non, si on se fie strictement à cette déclaration. Un lien nofollow provenant d'un site pénalisé ou d'un réseau de spam n'a aucune raison technique de vous affecter, puisqu'il est exclu du graphe. C'est rassurant pour les sites qui ont subi des attaques de negative SEO par injection de liens nofollow spammeux.
Cela dit, la prudence reste de mise. Si un site accumule des milliers de nofollow depuis des sources manifestement artificielles, même sans impact algorithmique direct, cela peut attirer l'attention lors d'une review manuelle. Google pourrait y voir un signal que le site participe à des schémas de liens, même si techniquement ces liens sont neutralisés. [A vérifier]
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec cette information ?
Arrêtez de paniquer à la vue de backlinks nofollow dans vos audits. Trop de SEO juniors perdent du temps à tenter de désavouer des liens nofollow "suspects", alors que Google les ignore déjà. Concentrez vos efforts sur l'analyse des dofollow : ce sont eux qui impactent réellement votre profil.
En revanche, ne tombez pas dans l'excès inverse. Si votre profil de liens est composé à 90% de nofollow, vous avez un problème stratégique, pas algorithmique. Cela signifie que vos contenus ne génèrent pas de citations éditoriales naturelles. Travaillez votre linkbaiting, vos relations presse, votre présence sur des plateformes qui accordent du dofollow aux sources citées.
Quelles erreurs éviter à la lumière de cette déclaration ?
Ne pas désavouer massivement des liens nofollow par précaution excessive. Le fichier disavow doit rester réservé aux backlinks dofollow toxiques avérés, issus de réseaux de spam ou de techniques black hat. Ajouter des nofollow dans ce fichier pollue votre analyse et consomme inutilement du temps.
Autre erreur courante : considérer que tous les nofollow se valent. Un lien nofollow depuis Wikipédia ou un média de référence apporte du trafic qualifié et renforce votre crédibilité perçue, même sans jus SEO. Un nofollow depuis un annuaire low-quality n'apporte rien. Ne traitez pas tous les nofollow comme des déchets : évaluez leur valeur business et notoriété.
Comment ajuster votre stratégie de netlinking ?
Priorisez l'obtention de backlinks dofollow contextualisés issus de contenus éditoriaux pertinents. Les guest posts, les études citées par des médias, les partenariats éditoriaux : voilà où concentrer vos ressources. Les nofollow viendront naturellement en complément, sans que vous ayez à les chasser activement.
Auditez régulièrement votre ratio dofollow/nofollow. Un profil sain oscille généralement entre 60/40 et 80/20 en faveur du dofollow, selon le secteur. Si vous dévissez en dessous de 50%, c'est un indicateur que votre stratégie ne fonctionne pas. Identifiez les leviers qui génèrent du dofollow naturel et doublez la mise dessus.
- Arrêtez de désavouer des liens nofollow : concentrez le disavow sur les dofollow toxiques uniquement
- Auditez votre profil de liens pour identifier le ratio dofollow/nofollow et repérer les déséquilibres
- Ne négligez pas les nofollow de médias de qualité : ils apportent trafic et crédibilité
- Investissez prioritairement dans des tactiques qui génèrent du dofollow éditorial (PR digitale, linkbaiting, études)
- Surveillez les variations brusques dans votre profil : un afflux massif de nofollow peut signaler un problème technique ou une attaque
- Documentez vos acquisitions de liens pour distinguer les naturels des artificiels en cas d'audit manuel
❓ Questions frequentes
Un lien nofollow a-t-il une quelconque valeur SEO ?
Dois-je désavouer les liens nofollow suspects dans mon profil ?
Pourquoi Google dit-il "généralement" et pas "jamais" ?
Le passage du nofollow en "indice" change-t-il quelque chose ?
Un profil composé majoritairement de nofollow est-il un problème ?
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