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Google déconseille clairement d'utiliser des onglets pour organiser du contenu distinct sur une même URL. La raison est technique : chaque section masquée derrière un onglet risque d'être mal indexée ou ignorée par le moteur. La solution recommandée consiste à créer une URL unique pour chaque section, garantissant ainsi que chaque bloc de contenu puisse être crawlé, indexé et classé indépendamment.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google met-il en garde contre les systèmes à onglets ?
Les systèmes à onglets (tabs) sont largement utilisés pour condenser l'information et améliorer l'expérience utilisateur. Le problème, c'est que Google ne garantit pas l'indexation du contenu masqué par défaut dans ces onglets.
Contrairement au contenu visible immédiatement, le texte caché derrière un onglet inactif peut être sous-évalué ou tout simplement ignoré lors du crawl. Ce n'est pas une règle absolue, mais le risque existe, et Google préfère ne pas jouer aux devinettes.
Qu'est-ce que rel=next/prev et pourquoi ne fonctionne-t-il pas ici ?
L'attribut rel=next/prev était conçu pour signaler à Google la pagination logique d'un contenu fractionné sur plusieurs pages. Par exemple, un article découpé en trois pages distinctes pouvait être signalé comme une suite cohérente.
Mais attention : Google a officiellement abandonné le support de cet attribut depuis plusieurs années. Même si certains praticiens continuent de l'utiliser par habitude, il n'a plus aucun effet technique sur l'indexation. Confondre onglets et pagination est une erreur conceptuelle : les onglets ne sont pas des pages successives, ce sont des blocs de contenu parallèles sur une même URL.
Quelle est la solution recommandée par Google ?
Mueller est sans ambiguïté : chaque onglet devrait avoir sa propre URL distincte. Cela permet à Google de traiter chaque section comme une entité indexable indépendante, avec son propre potentiel de classement.
Concrètement, au lieu d'avoir une URL unique avec trois onglets (Avis, Caractéristiques, Prix), vous devriez créer trois URLs séparées, chacune ciblant un aspect spécifique du contenu. C'est plus propre pour le SEO, plus clair pour l'utilisateur, et beaucoup plus facile à auditer.
- Les onglets masquent du contenu qui peut être sous-indexé ou ignoré par Google
- rel=next/prev ne s'applique qu'à la pagination, pas aux onglets, et est de toute façon obsolète
- Chaque section importante devrait disposer de sa propre URL pour maximiser les chances d'indexation
- Cette approche facilite le suivi analytics et permet un maillage interne plus fin
- Les URLs séparées offrent plus de flexibilité pour les stratégies de longue traîne
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Soyons honnêtes : les onglets ne posent pas toujours problème. De nombreux sites utilisent des tabs avec du contenu indexé correctement, surtout si le code JavaScript charge le contenu de façon accessible au crawler. Google sait parfaitement interpréter le JS moderne, et le contenu caché derrière un onglet n'est pas automatiquement blacklisté.
Là où ça coince, c'est quand le contenu des onglets est chargé en AJAX tardif, non présent dans le HTML initial, ou structuré de façon à ce que Googlebot doive simuler plusieurs interactions utilisateur. Dans ces cas, le risque d'indexation partielle est réel. Mais un tab basé sur du CSS pur avec tout le contenu dans le DOM ? Aucun problème technique majeur.
Quelles nuances faut-il apporter à cette directive ?
Mueller parle d'un cas où chaque onglet contient du contenu pertinent à lui seul. C'est la clé. Si vos onglets sont juste des variantes mineures ou des détails secondaires, créer une URL par onglet est du gaspillage de crawl budget et de l'inflation artificielle de pages.
En revanche, si chaque onglet répond à une intention de recherche distincte, alors oui, séparer fait sens. Un onglet "Avis clients" peut cibler "avis produit X", un onglet "Spécifications" peut viser "fiche technique produit X". Ce sont deux requêtes différentes, donc deux URLs justifiées. [A vérifier] : Google n'a jamais publié de seuil de volume ou de complexité à partir duquel les onglets deviennent problématiques.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si vous utilisez des onglets pour structurer de petites variations d'un même contenu, comme des tailles de produit ou des couleurs, ne créez surtout pas une URL par onglet. Vous risquez la cannibalisation de mots-clés et la dilution de votre PageRank interne.
De même, sur mobile, les onglets sont souvent remplacés par des accordéons ou du contenu empilé. Dans ce cas, le contenu est entièrement dans le DOM, juste replié par défaut. Google indexe parfaitement ce type de mise en page. La directive de Mueller vise surtout les architectures complexes où le contenu reste inaccessible sans interaction.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site existant ?
D'abord, auditer toutes les pages utilisant des onglets. Identifiez celles où le contenu des onglets est substantiel, unique et répond à des intentions de recherche distinctes. Pour chacune, posez-vous la question : ce contenu mérite-t-il sa propre URL ?
Ensuite, vérifiez comment le contenu des onglets est chargé. Si c'est du JS qui injecte du texte après un clic, testez avec la Search Console (inspection d'URL) pour voir si Google récupère bien tout le contenu. Si non, vous avez un problème d'indexation confirmé.
Quelles erreurs éviter lors de la refonte ?
Ne créez pas d'URLs séparées si le contenu est trop mince ou redondant. Vous risquez de diluer votre autorité et de créer du contenu dupliqué ou semi-dupliqué. Google n'aime pas les pages faibles multipliées artificiellement.
Autre piège classique : oublier de mettre à jour le maillage interne après la migration. Si vos anciennes URLs à onglets recevaient des liens internes, redirigez proprement et redistribuez ces liens vers les nouvelles URLs. Sinon, vous perdez du jus SEO bêtement.
Comment vérifier que votre nouveau dispositif fonctionne ?
Après migration, suivez l'indexation des nouvelles URLs via la Search Console. Vérifiez que chaque page reçoit des impressions sur des requêtes distinctes et pertinentes. Si toutes vos URLs cannibalisent la même requête, c'est que la séparation n'était pas justifiée.
Analysez aussi le taux de rebond et le temps passé sur chaque nouvelle page. Si les utilisateurs fuient immédiatement, c'est peut-être que la segmentation est trop agressive et nuit à l'expérience. Le SEO ne se résume pas à l'indexation : l'UX reste déterminante.
- Auditer les pages avec onglets et évaluer le potentiel SEO de chaque section
- Tester l'indexation du contenu caché avec l'outil d'inspection d'URL de la Search Console
- Créer des URLs distinctes uniquement si le contenu est substantiel et répond à une intention spécifique
- Mettre en place des redirections 301 propres si migration depuis une architecture à onglets
- Réorganiser le maillage interne pour pointer vers les nouvelles URLs de façon cohérente
- Suivre les performances dans la Search Console pour détecter toute cannibalisation ou perte de trafic
❓ Questions frequentes
Le contenu derrière un onglet est-il vraiment ignoré par Google ?
Peut-on utiliser rel=next/prev pour des onglets ?
Faut-il créer une URL par onglet même pour des détails mineurs ?
Comment tester si mes onglets sont bien indexés ?
Que faire si je ne peux pas créer d'URLs séparées pour des raisons techniques ?
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