Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Les liens d'affiliation doivent éviter de transmettre le PageRank. Utilisez rel=nofollow ou un redirection bloquée par robots.txt pour contrôler cela.
47:18
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 1h03 💬 EN 📅 23/05/2014 ✂ 15 déclarations
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📅
Declaration officielle du (il y a 12 ans)
TL;DR

Google exige que les liens d'affiliation ne transmettent pas de PageRank. La solution officielle : utiliser rel="nofollow" ou masquer la redirection via robots.txt. Cette déclaration confirme que Google surveille activement ces liens et qu'un mauvais traitement peut déclencher une action manuelle. Concrètement, tout site monétisé par l'affiliation doit auditer ses liens sortants sous peine de pénalité.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google se méfie-t-il autant des liens d'affiliation ?

Les liens d'affiliation posent un problème structurel pour l'algorithme de Google. Par nature, ils sont créés pour des raisons commerciales et non éditoriales. Un lien vers Amazon avec un tracking ID ne reflète pas un vote de confiance organique, mais une transaction potentielle.

Google a toujours cherché à isoler les signaux de ranking authentiques des liens purement transactionnels. Le PageRank original reposait sur l'idée que chaque lien représente une recommandation humaine. Les liens d'affiliation, souvent automatisés ou générés en masse, faussent cette logique. D'où l'exigence de les neutraliser.

Que signifie concrètement « éviter de transmettre le PageRank » ?

Techniquement, cela signifie bloquer l'équité de lien (link equity) vers la destination. Lorsqu'un lien transmet du PageRank, il renforce l'autorité de la page cible dans l'algorithme de Google. C'est exactement ce que Google refuse pour les liens d'affiliation.

La déclaration officielle propose deux méthodes : rel="nofollow" sur le lien HTML, ou une redirection bloquée par robots.txt. La première méthode est la plus simple et transparente. La seconde consiste à passer par un fichier de redirection (/go/amazon-produit par exemple) que le robots.txt empêche Googlebot de crawler, l'empêchant ainsi de suivre le lien.

Cette règle s'applique-t-elle à tous les types de liens commerciaux ?

Google ne fait pas explicitement de distinction entre liens d'affiliation, liens sponsorisés ou liens publicitaires dans cette logique. Tous les liens payés ou monétisés doivent porter un attribut approprié. Depuis l'introduction de rel="sponsored" en 2019, Google recommande techniquement cet attribut pour les liens commerciaux.

Mais la déclaration de Mueller mentionne spécifiquement rel="nofollow", ce qui reste valide et fonctionnel. Google a confirmé que nofollow, sponsored et ugc (contenu généré par les utilisateurs) sont traités de manière similaire pour la transmission de PageRank. Autrement dit, les trois bloquent l'équité de lien, même si sponsored est sémantiquement plus précis.

  • Les liens d'affiliation doivent systématiquement porter rel="nofollow" ou rel="sponsored"
  • Une redirection bloquée via robots.txt est une alternative technique valide
  • Ignorer cette règle expose à une action manuelle pour « liens non naturels »
  • Google ne distingue pas affiliation et publicité dans le traitement du PageRank
  • Le contrôle manuel reste possible même avec nofollow en place si le volume de liens paraît suspect

Avis d'un expert SEO

Cette directive est-elle cohérente avec les pratiques observées sur le terrain ?

Oui, et c'est même l'une des règles les plus appliquées par Google en matière de pénalités manuelles. Les sites d'affiliation mal configurés se retrouvent régulièrement sanctionnés via la Search Console avec le motif « liens non naturels sortants ». La cohérence est totale entre discours officiel et actions concrètes.

Mais il y a un point aveugle : Google ne précise jamais le seuil de tolérance. Quelques liens d'affiliation sans nofollow passent souvent inaperçus. C'est la densité et la systématisation qui déclenchent l'alerte. Un site qui transforme chaque mention de produit en lien tracké Amazon sera repéré. Un lien isolé dans un article éditorial, beaucoup moins. [A vérifier] : Google n'a jamais publié de ratio acceptable liens affiliés / liens éditoriaux.

La méthode robots.txt est-elle vraiment équivalente à rel="nofollow" ?

En théorie oui, en pratique c'est plus fragile. Bloquer /go/ ou /redirect/ dans le robots.txt empêche Googlebot de crawler ces URLs, donc de suivre les liens d'affiliation. Mais cette méthode crée une zone grise : Google ne peut pas vérifier la nature du lien, il le voit juste comme « non crawlable ».

Le risque ? Si le volume de liens bloqués explose, Google peut interpréter ça comme une tentative de dissimulation. Un site avec 10 000 liens pointant vers /go/ bloqué par robots.txt envoie un signal contradictoire. Pourquoi tant de liens internes vers des ressources volontairement cachées ? La méthode nofollow reste plus transparente et moins ambiguë pour l'algorithme.

Quels cas limites posent problème avec cette règle ?

Premier cas : les comparateurs de prix ou sites de deals. Ces sites existent littéralement pour générer des clics affiliés. Mettre nofollow sur 100 % des liens sortants est conforme, mais cela crée un profil de liens sortants anormal (zéro équité transmise). Google tolère ce modèle tant que le contenu apporte une valeur réelle (tests, comparatifs détaillés).

Deuxième cas : les liens contextuels au sein d'un article éditorial. Un test produit légitime avec un lien affilié Amazon noyé dans 2 000 mots de contenu original. Le nofollow s'impose, mais certains SEO considèrent que le lien mérite d'être suivi s'il apporte une vraie valeur utilisateur. Google ne fait pas cette nuance. Commercial = nofollow, sans exception.

Attention : Les plateformes d'affiliation type Awin, CJ, ShareASale génèrent parfois des liens sans paramètre visible. Un lien qui ressemble à un lien éditorial mais passe par une redirection trackée reste un lien d'affiliation aux yeux de Google. L'URL de destination finale compte, pas l'apparence du lien source.

Impact pratique et recommandations

Comment auditer rapidement les liens d'affiliation sur un site existant ?

Première étape : exporter tous les liens sortants via Screaming Frog ou un crawler similaire. Filtre ensuite par patterns d'affiliation courants : paramètres "?tag=", "?ref=", "?aff=", ou domaines connus (bit.ly, amzn.to, shareasale.com). Cette approche détecte 80 % des cas.

Deuxième étape : vérifier l'attribut rel de chaque lien identifié. Screaming Frog affiche directement les attributs dans la colonne "Link Rel". Tout lien d'affiliation sans nofollow, sponsored ou ugc doit être corrigé. Les CMS modernes (WordPress avec plugins d'affiliation) ajoutent souvent ces attributs automatiquement, mais pas toujours.

Faut-il migrer de nofollow vers sponsored pour les liens d'affiliation ?

Google a introduit rel="sponsored" spécifiquement pour les liens commerciaux, ce qui inclut l'affiliation. Théoriquement, c'est l'attribut le plus sémantiquement correct. Mais Google a confirmé que nofollow reste pleinement fonctionnel et équivalent en termes de transmission de PageRank.

En pratique, migrer n'est pas urgent. Si tes liens portent déjà nofollow, ils sont conformes. Si tu crées de nouveaux liens d'affiliation, utilise sponsored pour clarifier l'intention. Certains outils analytics peuvent différencier nofollow et sponsored dans leurs rapports, ce qui peut aider au tracking interne. Mais côté ranking, l'impact est nul.

Que risque-t-on concrètement en ignorant cette règle ?

Le risque principal : une action manuelle pour "liens non naturels sortants" dans la Search Console. Cette pénalité est rare (Google cible surtout les liens entrants manipulateurs), mais elle existe. Les sites d'affiliation massifs sans nofollow peuvent se la prendre.

Conséquence : perte de positions globale, pas juste sur les pages concernées. Google applique souvent une pénalité site-wide quand il détecte une pratique systématique de manipulation de liens. Récupérer après une action manuelle demande de corriger tous les liens, puis de soumettre une demande de réexamen. Délai moyen : 2 à 4 semaines, sans garantie de levée immédiate.

  • Auditer tous les liens sortants pour identifier les liens d'affiliation (paramètres de tracking, domaines connus)
  • Ajouter rel="nofollow" ou rel="sponsored" sur chaque lien d'affiliation détecté
  • Vérifier le robots.txt si la méthode de redirection bloquée est utilisée (doit contenir Disallow: /go/ ou équivalent)
  • Documenter la politique interne : tout nouveau lien commercial doit porter l'attribut approprié dès la publication
  • Monitorer la Search Console pour détecter toute alerte "liens non naturels" sortants
  • Tester un échantillon de liens en navigation privée pour vérifier que la redirection et l'attribut sont bien appliqués
La gestion des liens d'affiliation relève d'un équilibre technique délicat. Appliquer systématiquement nofollow ou sponsored protège du risque de pénalité, mais impose une rigueur éditoriale et technique constante. Les sites à fort volume de liens commerciaux gagneront à automatiser cette gestion via des règles CMS ou des scripts de post-traitement. Pour les structures complexes (marketplaces, comparateurs, médias monétisés), un accompagnement par une agence SEO spécialisée permet de sécuriser l'architecture de liens, d'auditer l'existant et de mettre en place des processus de validation pérennes. Ces optimisations deviennent vite critiques à grande échelle.

❓ Questions frequentes

Peut-on utiliser rel="ugc" pour les liens d'affiliation ?
Techniquement oui, ugc bloque aussi le PageRank. Mais c'est sémantiquement incorrect : ugc signifie "user-generated content" (contenu utilisateur). Google recommande sponsored ou nofollow pour les liens commerciaux. Utiliser ugc ne cause pas de pénalité, mais crée une ambiguïté inutile.
Les liens d'affiliation cloakés échappent-ils à cette règle ?
Non, et c'est même pire. Le cloaking (afficher un contenu différent à Google vs utilisateur) viole les guidelines. Si Google détecte que tu masques des liens d'affiliation pour éviter nofollow, tu risques une pénalité bien plus lourde qu'une simple action manuelle sur les liens.
Un lien d'affiliation en JavaScript est-il automatiquement safe ?
Non. Google exécute le JavaScript et crawle les liens générés dynamiquement depuis des années. Un lien d'affiliation inséré via JS doit quand même porter nofollow ou sponsored dans le DOM final, sinon il transmet du PageRank comme un lien HTML classique.
Faut-il déclarer les redirections d'affiliation dans le sitemap XML ?
Non, et c'est même contre-productif. Le sitemap liste les URLs que tu veux voir indexer. Les redirections d'affiliation (type /go/produit) ne doivent jamais être indexées ni crawlées. Les exclure du sitemap et les bloquer via robots.txt est la bonne pratique.
Les liens d'affiliation impactent-ils le budget crawl ?
Oui, si Googlebot les suit. C'est une raison supplémentaire d'utiliser nofollow ou robots.txt : éviter que le crawler gaspille des ressources sur des redirections externes commerciales. Sur un gros site, ça libère du crawl budget pour les pages à réelle valeur SEO.
🏷 Sujets associes
Anciennete & Historique Crawl & Indexation IA & SEO Liens & Backlinks Redirections

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