Declaration officielle
Autres déclarations de cette vidéo 22 ▾
- 1:36 Le fichier de désaveu fonctionne-t-il vraiment lien par lien au fil du crawl ?
- 4:39 Les menus dupliqués mobile/desktop pénalisent-ils vraiment votre SEO ?
- 8:21 Faut-il vraiment nofollow les liens entre vos pages de succursales ?
- 8:41 Faut-il vraiment placer vos produits phares dans la navigation principale ?
- 9:07 Le balisage de données structurées erroné pénalise-t-il vraiment votre référencement ?
- 10:20 Faut-il vraiment placer vos pages stratégiques dans la navigation principale pour mieux ranker ?
- 11:26 Google ignore-t-il vraiment les données structurées mal balisées sans pénaliser la page ?
- 13:01 Le contenu masqué derrière des onglets est-il vraiment indexé par Google ?
- 13:42 Le contenu derrière des onglets est-il vraiment indexé en mobile-first ?
- 14:36 Google filtre-t-il manuellement les sites médicaux pour garantir la qualité des résultats ?
- 16:40 Faut-il abandonner Data Highlighter au profit du JSON-LD ?
- 20:19 Google suit-il vraiment les liens nofollow pour découvrir de nouveaux sites ?
- 22:42 Les liens JavaScript sans href sont-ils vraiment invisibles pour Google ?
- 23:12 Pourquoi Google ignore-t-il vos liens JavaScript mal formatés ?
- 27:47 Faut-il vraiment centraliser son contenu pour ranker sur Google ?
- 29:55 Le contenu de qualité suffit-il vraiment à générer des liens naturels ?
- 30:03 L'autorité de domaine est-elle vraiment inutile pour ranker dans Google ?
- 30:16 Pourquoi Google considère-t-il les liens sur sites d'images, petites annonces et plateformes gratuites comme du spam ?
- 38:17 Comment Google déclare-t-il vraiment son user-agent lors du crawl ?
- 43:06 Google reconnaît-il vraiment tous les formats d'intégration vidéo pour le SEO ?
- 44:12 Les cookies tiers bloqués impactent-ils vraiment votre trafic mobile dans Analytics ?
- 51:11 Faut-il abandonner la version desktop pour optimiser uniquement la version mobile ?
Google affirme que les liens en nofollow ne sont pas totalement ignorés : ils servent de signal et peuvent être explorés, surtout si un site reçoit principalement ce type de liens. Pour un SEO, ça signifie qu'un profil de backlinks 100% nofollow n'est pas nécessairement toxique ou inutile. Reste à comprendre dans quelle mesure ces liens pèsent réellement dans l'algorithme — et c'est là que ça se complique.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie vraiment cette déclaration de Google ?
Depuis son introduction en 2005, l'attribut nofollow était censé signaler à Google d'ignorer un lien : ni crawl, ni transfert de PageRank. La doctrine officielle tenait bon pendant des années.
Sauf qu'en septembre 2019, Google a changé son fusil d'épaule. Les attributs nofollow, sponsored et UGC sont passés du statut de directive (« ignore ce lien, point ») à celui de hint (« suggestion » ou « indice »). Autrement dit : Google se réserve le droit de les interpréter comme bon lui semble.
Mueller précise ici que ces liens peuvent être explorés et utilisés comme signal. Concret ? Si ton site reçoit quasi exclusivement des liens en nofollow — par exemple parce que tu publies beaucoup sur des plateformes UGC (forums, Reddit, commentaires de blogs) — Google ne va pas te blacklister pour autant. Il peut même crawler ces liens pour découvrir tes pages.
Dans quels cas Google explore-t-il un lien nofollow ?
Google ne donne pas de recette précise — évidemment. Mais on peut déduire quelques scénarios logiques.
Premier cas : découverte de contenu. Si un lien nofollow pointe vers une URL inconnue de Google, le crawler peut décider de suivre ce lien pour enrichir son index. Surtout si aucune autre source dofollow ne pointe vers cette page.
Deuxième cas : profil de liens atypique. Un site qui ne reçoit que du nofollow (ou presque) risquerait sinon d'être invisible. Google applique probablement une forme de pondération contextuelle pour ne pas pénaliser ces sites.
Troisième cas, plus flou : signal de confiance. Un lien nofollow depuis un site d'autorité (journal, plateforme reconnue) peut quand même indiquer à Google que ton contenu mérite l'attention — même si le transfert de PageRank classique n'opère pas.
Qu'est-ce qui change concrètement pour un praticien SEO ?
Avant 2019, on traitait les liens nofollow comme des faire-valoir : utiles pour le trafic direct ou la notoriété, inutiles pour le ranking. Maintenant, la frontière est plus floue.
Ça veut dire qu'un backlink nofollow n'est pas à jeter systématiquement. Mais ça ne veut pas dire qu'il vaut autant qu'un dofollow — loin de là. Google peut utiliser ces liens comme signaux complémentaires, mais leur poids reste probablement marginal comparé à un lien classique.
Pour un audit de backlinks, ça implique de ne plus ignorer totalement la colonne nofollow. Un profil 100 % nofollow reste problématique, mais un mix équilibré avec quelques plateformes UGC de qualité n'est plus rédhibitoire.
- Les liens nofollow ne sont plus ignorés à 100 % : Google les traite comme des indices, pas des directives.
- Ils peuvent être crawlés, surtout si le site manque de backlinks dofollow pour être découvert.
- Leur impact sur le ranking reste incertain : probable qu'ils pèsent moins qu'un dofollow, mais pas nul.
- Un profil de backlinks diversifié (dofollow + nofollow de qualité) devient la norme souhaitable.
- Ne sacrifie jamais un lien dofollow pour un nofollow — mais ne refuse pas un nofollow de qualité non plus.
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui et non. Les tests empiriques depuis 2019 montrent effectivement que des pages découvertes uniquement via des liens nofollow finissent indexées — ce qui était rarissime avant. Ça valide la partie « crawl ».
En revanche, l'impact sur le ranking reste nébuleux. [A verifier] : aucune donnée publique ne quantifie précisément le poids d'un nofollow dans l'algorithme. On observe que des sites avec un profil lourdement nofollow peinent toujours à ranker sur des requêtes compétitives — ce qui suggère que le signal reste faible.
Mueller parle ici de « signal », pas de « facteur de ranking ». La nuance compte. Un signal peut servir à contextualiser, à découvrir, à valider — sans pour autant influencer directement le classement.
Quelles sont les zones d'ombre de cette position officielle ?
Google ne précise jamais quand exactement il décide de suivre un nofollow. Est-ce aléatoire ? Basé sur l'autorité du site source ? Sur la rareté des backlinks dofollow vers la cible ? Silence radio.
Autre flou : le poids relatif. Si un site A reçoit 100 liens dofollow et un site B reçoit 100 liens nofollow, qui gagne ? Évidemment A — mais de combien ? 10 fois plus ? 100 fois plus ? [A verifier] : impossible à quantifier sans accès aux données internes de Google.
Enfin, la déclaration laisse entendre que les sites « principalement liés avec des nofollow » bénéficient d'un traitement particulier. Ça ressemble à une clause de sauvegarde pour éviter de pénaliser certains secteurs (forums, wikis communautaires, plateformes UGC). Mais est-ce appliqué uniformément ? Mystère.
Faut-il revoir sa stratégie de netlinking à cause de ça ?
Non, pas radicalement. Les liens dofollow restent la colonne vertébrale de toute stratégie de netlinking sérieuse. Ce que cette déclaration change, c'est qu'on peut arrêter de snober totalement les opportunités nofollow.
Concrètement : si tu as l'opportunité de publier un contenu qualitatif sur une plateforme reconnue (Medium, Substack, un forum d'autorité) avec un lien nofollow, fonce. Le trafic direct, la notoriété et — accessoirement — le signal envoyé à Google valent le coup.
Mais ne perds pas de temps à chasser activement des liens nofollow au détriment de vraies opportunités dofollow. La priorité stratégique reste inchangée : des backlinks dofollow depuis des sites thématiques pertinents et de qualité.
Impact pratique et recommandations
Comment ajuster son approche des backlinks nofollow ?
Première étape : audite ton profil existant. Identifie la proportion dofollow/nofollow et vérifie la qualité des sources nofollow. Un lien nofollow depuis Le Monde ou TechCrunch vaut infiniment plus qu'un dofollow depuis un annuaire moisi.
Ensuite, diversifie tes sources de liens sans obsession. Si tu publies régulièrement du contenu invité, vise des plateformes qui offrent du dofollow — mais ne refuse pas une tribune sur une plateforme reconnue sous prétexte qu'elle impose du nofollow. Le trafic qualifié et la visibilité comptent aussi.
Dernier point : surveille l'évolution. Google ajuste régulièrement son traitement des attributs de lien. Ce qui est vrai aujourd'hui peut changer demain — reste à l'écoute des déclarations officielles et des retours terrain.
Quelles erreurs éviter absolument ?
Ne surtout pas transformer tous tes liens sortants en nofollow sous prétexte de « garder ton jus ». Cette pratique égoïste de PageRank Sculpting est obsolète depuis 2009 — et Google la détecte. Un site qui ne pointe jamais vers l'extérieur en dofollow envoie un signal de méfiance.
Autre piège : acheter massivement des liens nofollow en pensant contourner Penguin. Google sait analyser les patterns d'acquisition — un afflux soudain de nofollow depuis des sites douteux reste suspect, même si techniquement ils ne transfèrent pas de PageRank.
Enfin, ne néglige pas la cohérence thématique. Un lien nofollow depuis un site totalement hors-sujet apporte peu, voire rien. Même en nofollow, privilégie la pertinence sectorielle.
Que faut-il faire concrètement dès maintenant ?
Commence par un audit de backlinks complet incluant les nofollow. Utilise Search Console, complété par un outil tiers (Ahrefs, SEMrush) pour avoir une vue exhaustive. Identifie tes sources nofollow de qualité.
Ensuite, ajuste ta stratégie éditoriale. Si tu produis du contenu sur des plateformes tierces (LinkedIn, Medium, forums spécialisés), continue — ces liens nofollow ne sont plus à éviter systématiquement. Mais garde la priorité aux opportunités dofollow.
Enfin, documente tes acquisitions de liens. Note la date, le type (dofollow/nofollow), la source, le contexte. Ça te permettra de corréler les évolutions de trafic/ranking avec tes actions netlinking — et de mesurer l'impact réel des nofollow dans ton cas spécifique.
- Réaliser un audit complet du profil de backlinks (dofollow + nofollow) via Search Console et un outil tiers
- Identifier les sources nofollow de qualité et évaluer leur pertinence thématique
- Ne plus refuser systématiquement les opportunités de publication sur plateformes imposant du nofollow
- Maintenir la priorité stratégique sur l'acquisition de liens dofollow depuis des sites d'autorité
- Éviter le PageRank Sculpting et les pratiques de nofollow abusif sur liens sortants
- Documenter toutes les acquisitions de liens pour mesurer leur impact réel sur le trafic et le ranking
❓ Questions frequentes
Un lien nofollow apporte-t-il du PageRank ?
Faut-il supprimer les liens nofollow de son profil de backlinks ?
Google crawle-t-il systématiquement tous les liens nofollow ?
Les attributs sponsored et UGC sont-ils traités différemment du nofollow ?
Un site avec uniquement des backlinks nofollow peut-il ranker ?
🎥 De la même vidéo 22
Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 55 min · publiée le 03/04/2020
🎥 Voir la vidéo complète sur YouTube →
💬 Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.