Declaration officielle
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Google affirme que le code HTTP 410 accélère la désindexation d'une page par rapport à un 404, en signalant une suppression définitive. Dans les faits, la différence de vitesse reste souvent minime selon John Mueller. Pour un SEO, cela signifie qu'on peut utiliser le 410 dans des cas précis (contenus obsolètes, produits retirés du catalogue) sans attendre de gain spectaculaire sur le timing de suppression dans l'index.
Ce qu'il faut comprendre
Quelle différence technique entre un 404 et un 410 ?
Le code 404 indique qu'une ressource est introuvable à cet instant précis. Il ne préjuge pas de son statut futur — la page peut réapparaître demain, dans un mois, ou jamais. Google le traite comme une absence temporaire potentielle et maintient l'URL en index pendant un certain temps avant de la purger définitivement.
Le code 410 signale explicitement que la ressource a été supprimée de manière permanente et qu'elle ne reviendra pas. C'est un signal définitif envoyé au moteur : inutile de revenir crawler cette URL, elle n'existe plus dans l'architecture du site.
Comment Google traite-t-il ces deux codes en pratique ?
D'après John Mueller, Google accélère effectivement la désindexation des 410 par rapport aux 404. Le robot comprend qu'il peut retirer l'URL de l'index sans attendre de vérifier si elle réapparaîtra. Pour un 404, Google maintient l'URL quelques semaines supplémentaires avant de conclure à une suppression définitive.
Mais — et c'est crucial — Mueller précise que la différence reste souvent minime. On ne parle pas de jours versus mois, mais plutôt de quelques semaines d'écart dans le meilleur des cas. Le gain n'est pas spectaculaire en pratique.
Dans quels contextes cette nuance a-t-elle un sens ?
La distinction 404/410 prend son importance quand on gère des catalogues produits volumineux (e-commerce avec références retirées du marché), des contenus temporaires (événements passés, offres expirées) ou des migrations complexes. Signaler proprement qu'une page ne reviendra jamais évite que Google ne la crawle inutilement pendant des semaines.
Pour un site éditorial classique ou un blog, la différence est négligeable. Les 404 naturelles (erreurs de liens, anciennes URL) se désindexent correctement sans intervention. Le 410 reste un signal de propreté plus qu'un levier stratégique.
- Le 404 signale une absence sans préjuger de la durée (temporaire ou définitive)
- Le 410 indique explicitement une suppression permanente et irréversible
- Google accélère la désindexation des 410, mais l'écart reste modeste en pratique
- Utile surtout sur des sites à forte rotation de contenus (e-commerce, petites annonces, événementiel)
- Ne compense jamais une mauvaise gestion des redirections ou du maillage interne
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, globalement. Les tests menés sur des sites e-commerce montrent qu'un 410 bien implémenté sort effectivement de l'index plus vite qu'un 404 — mais on parle de 10 à 20 jours d'écart dans le meilleur des cas, pas d'une révolution. Google crawle moins fréquemment les URL en 410 dès le premier passage, alors qu'il revient vérifier les 404 quelques fois avant de conclure.
Le problème, c'est que beaucoup de sites ne gèrent pas proprement ces codes. On voit régulièrement des CMS qui renvoient des 200 avec un message "page introuvable" dans le contenu, ou des serveurs mal configurés qui alternent 404 et 500. Dans ces cas, la nuance 404/410 ne sert strictement à rien — le chaos HTTP prime.
Quelles nuances faut-il apporter à cette affirmation ?
Mueller parle d'une différence "souvent minime", et c'est le point central. Si ton site génère 50 000 URL de produits obsolètes par mois, utiliser un 410 propre peut alléger le crawl budget et accélérer la désindexation de quelques semaines. Mais pour 90% des sites, ça ne change rien au quotidien.
Autre nuance : le 410 ne dispense pas de nettoyer le maillage interne. Si 200 pages pointent encore vers une URL en 410, Google continuera à la crawler pour vérifier les liens, annulant tout gain. Le code HTTP seul ne suffit jamais — c'est la cohérence globale qui compte.
[A vérifier] : Google n'a jamais publié de données chiffrées sur l'écart de vitesse entre 404 et 410. Les "quelques semaines" sont des estimations terrain, pas des métriques officielles. Impossible de garantir un timing précis.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si tu utilises un 410 par erreur sur une page temporairement indisponible (maintenance, problème serveur), Google la désindexera rapidement — et tu perdras le trafic. Le 410 n'est pas réversible facilement : une fois l'URL sortie de l'index, la réindexer demande du temps et parfois une soumission manuelle via Search Console.
De même, sur des sites à faible crawl budget (petits sites récents, domaines peu autoritaires), Google passe déjà rarement. Que l'URL soit en 404 ou 410, elle sera crawlée tous les 2-3 mois de toute façon. Le gain devient théorique.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site existant ?
Commence par auditer les codes HTTP actuellement renvoyés par ton site. Utilise Screaming Frog, Oncrawl ou directement Search Console pour identifier les 404 existantes. Si certaines correspondent à des contenus définitivement supprimés (produits retirés, anciennes offres, contenus obsolètes), bascule-les en 410.
Pour les contenus déplacés ou fusionnés, ne touche à rien : garde tes 301. Le 410 ne s'applique qu'aux pages sans équivalent, sans alternative, définitivement mortes. Si tu hésites, reste en 404 — c'est moins risqué qu'un 410 mal placé.
Comment implémenter un 410 proprement ?
Côté technique, le serveur web doit renvoyer le bon en-tête HTTP. Sur Apache, configure un RewriteRule ou un ErrorDocument spécifique. Sur Nginx, utilise une directive return 410. Sur les CMS (WordPress, Shopify, Magento), cherche un plugin ou un module dédié — beaucoup renvoient des 404 par défaut même pour du contenu supprimé manuellement.
Vérifie ensuite que le contenu de la page reflète bien le statut. Une page 410 peut afficher un message explicite ("Ce produit n'est plus disponible"), mais l'essentiel reste l'en-tête HTTP. Google ne lit pas le contenu pour déterminer le statut — il se fie au code renvoyé.
Quelles erreurs éviter lors de la migration vers des 410 ?
Ne bascule jamais une URL en 410 si elle reçoit encore du trafic organique significatif ou des backlinks de qualité. Même si le contenu est obsolète, mieux vaut rediriger vers une page proche ou mettre à jour le contenu existant. Perdre du trafic qualifié pour gagner 10 jours de désindexation n'a aucun sens.
Évite aussi de mélanger 404 et 410 au hasard. Définis une politique claire : 404 pour les erreurs (typos dans l'URL, pages jamais existées), 410 pour les suppressions volontaires et définitives. La cohérence aide Google à comprendre la structure du site.
- Auditer les 404 actuelles et identifier celles qui devraient être des 410 (contenus définitivement supprimés)
- Configurer le serveur pour renvoyer les bons codes HTTP (Apache, Nginx, CMS)
- Vérifier que les pages en 410 ne reçoivent plus de liens internes (maillage propre)
- Monitorer Search Console pour suivre la désindexation effective (section "Couverture")
- Ne jamais utiliser un 410 sur une page avec trafic/backlinks sans redirection alternative
- Documenter la politique 404/410 pour l'équipe éditoriale/produit
❓ Questions frequentes
Un 410 peut-il nuire au référencement si utilisé par erreur ?
Faut-il utiliser un 410 pour toutes les pages supprimées d'un site e-commerce ?
Google continue-t-il à crawler une URL en 410 ?
Peut-on remplacer une redirection 301 par un 410 pour économiser du crawl budget ?
Comment vérifier qu'un 410 est bien pris en compte par Google ?
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