Declaration officielle
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Google affirme ne passer aucun signal de classement via les liens nofollow, contrairement aux idées reçues qui leur prêtaient encore un rôle indirect. Ces liens restent visibles dans Search Console mais ne transmettent pas de PageRank. Pour les SEO, cela signifie que miser sur des backlinks nofollow pour améliorer le positionnement est une perte de temps, même si ces liens peuvent générer du trafic référent.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie vraiment cette déclaration de Mueller ?
John Mueller coupe court à des années de débats : les liens nofollow ne transmettent aucun signal de classement. Pas de PageRank, pas de boost d'autorité, pas de transmission de jus SEO. Cette prise de position tranche avec les hypothèses de nombreux praticiens qui pensaient que Google utilisait ces liens comme signaux indirects.
La précision est importante : ces liens restent visibles dans Search Console, mais uniquement à titre informatif. Google les crawle, les indexe parfois dans le profil de liens, mais ne les exploite pas pour évaluer la popularité d'une page. C'est une distinction cruciale entre présence technique et impact algorithmique.
Comment Google traite-t-il concrètement un lien nofollow ?
Techniquement, lorsque Googlebot rencontre un attribut rel="nofollow", il interrompt le transfert de tout signal positif vers la page de destination. Le lien devient une simple référence sans poids dans le graphe de liens. Le crawler peut suivre ce lien pour découvrir du contenu, mais le système de ranking ignore totalement sa contribution.
Cette mécanique s'applique également aux variantes introduites depuis : rel="ugc" (contenu généré par les utilisateurs) et rel="sponsored" (liens commerciaux). Ces attributs sont traités comme des hints plutôt que des directives absolues, mais dans les trois cas, le résultat est identique : zéro transmission de PageRank.
Pourquoi cette déclaration change-t-elle la donne pour les SEO ?
Pendant des années, certains SEO ont justifié des stratégies de netlinking incluant des liens nofollow sous prétexte de diversité du profil de liens. L'argument était qu'un profil 100% dofollow paraissait suspect. Cette déclaration démonte cette logique : si les liens nofollow ne comptent pas, leur présence ou absence n'influence pas la perception algorithmique de votre profil.
Cela ne signifie pas que ces liens sont inutiles. Un lien nofollow depuis un site à fort trafic peut générer des visites qualifiées, renforcer votre notoriété, et indirectement stimuler des signaux positifs (engagement, conversions). Mais il faut arrêter de les intégrer dans une stratégie SEO pure visant à améliorer le ranking.
- Les liens nofollow ne transmettent aucun PageRank ni signal de classement, selon Google
- Ils restent visibles dans Search Console mais n'affectent pas votre autorité de domaine
- Les attributs ugc et sponsored sont traités de la même manière que le nofollow classique
- Un lien nofollow peut apporter du trafic mais pas de bénéfice SEO direct
- La diversité naturelle du profil de liens ne nécessite pas d'inclure volontairement des nofollow
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Les tests empiriques menés par plusieurs agences SEO confirment globalement cette position. Des pages ayant reçu uniquement des backlinks nofollow de sites autoritaires n'ont montré aucune amélioration de ranking mesurable sur des requêtes compétitives. En revanche, dès qu'un lien dofollow apparaît depuis une source comparable, l'impact devient détectable.
Nuance importante : certains cas limites restent flous. Google a déjà indiqué que les attributs ugc et sponsored sont des hints plutôt que des directives, ce qui laisse théoriquement une marge d'interprétation. Dans la pratique, aucune observation fiable ne démontre que Google ignore ces attributs pour passer du signal. [À vérifier] dans des contextes très spécifiques comme les sites de presse ou les forums à forte autorité.
Quelles sont les limites de cette affirmation ?
Mueller parle de signaux de classement, mais il existe d'autres mécanismes où les liens nofollow jouent un rôle. Par exemple, ils permettent à Googlebot de découvrir de nouvelles URLs même sans transmettre de PageRank. Une page orpheline sans lien interne peut être trouvée via un nofollow externe, puis indexée si son contenu mérite l'inclusion.
Autre zone grise : les signaux de marque et de notoriété. Si votre site est cité massivement avec des liens nofollow sur des médias reconnus, cela peut influencer indirectement votre E-E-A-T (expérience, expertise, autorité, confiance). Google ne le comptera pas comme du PageRank, mais les mentions répétées de votre marque pourraient renforcer des signaux contextuels. La frontière entre signal direct et corrélation indirecte reste floue.
Dans quels cas cette règle mérite-t-elle d'être relativisée ?
Concrètement ? Si vous obtenez un lien nofollow depuis un site générant plusieurs milliers de visiteurs qualifiés par mois, refuser ce lien sous prétexte qu'il ne transmet pas de PageRank serait absurde. Le trafic référent, les conversions potentielles et la visibilité de marque ont une valeur réelle, même si elle ne passe pas par l'algorithme de ranking.
Autre cas : les liens nofollow dans le contenu éditorial de médias mainstream peuvent booster votre crédibilité perçue auprès de prospects, partenaires ou investisseurs. L'impact business existe, même si Google ne le traduit pas en positions SERP. Un expert SEO senior sait différencier optimisation pour les moteurs et optimisation pour les humains.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il modifier concrètement dans sa stratégie de netlinking ?
Arrêtez immédiatement de comptabiliser les liens nofollow dans vos KPI SEO. Vos rapports de netlinking doivent séparer clairement dofollow et nofollow, en ne mesurant l'impact ranking que sur les premiers. Si votre outil de suivi affiche un Trust Flow ou Domain Rating basé sur tous les liens confondus, filtrez pour isoler les dofollow uniquement.
Réallouez vos ressources : le temps passé à obtenir des liens nofollow sur des annuaires, forums ou commentaires de blogs est désormais du gaspillage pur si votre objectif est le ranking. Concentrez-vous sur des placements dofollow contextuels, même s'ils demandent plus d'efforts de prospection et de négociation.
Quelles erreurs courantes éviter suite à cette clarification ?
Première erreur : refuser systématiquement tout lien nofollow. Un lien depuis un média influent, même nofollow, apporte du trafic qualifié et de la crédibilité. L'erreur serait de le rejeter uniquement parce qu'il ne booste pas votre PageRank. Évaluez chaque opportunité selon son potentiel business global, pas seulement son impact SEO technique.
Deuxième erreur : transformer vos liens sortants nofollow en dofollow pour "économiser" du PageRank. Google a clairement indiqué que le PageRank sculpting via nofollow ne fonctionne plus depuis des années. Vos liens internes et externes doivent suivre une logique éditoriale naturelle, pas une optimisation artificielle qui risque d'être perçue comme manipulatrice.
Comment auditer et corriger votre profil de liens existant ?
Exportez votre profil de backlinks depuis Search Console ou un outil tiers (Ahrefs, Majestic, SEMrush). Créez deux segments distincts : dofollow vs nofollow. Analysez quel pourcentage de votre autorité perçue repose sur des liens qui ne comptent pas réellement. Si plus de 40% de vos backlinks sont nofollow, votre autorité réelle est probablement surestimée.
Identifiez les opportunités manquées : certains liens nofollow depuis des sites partenaires ou clients pourraient être convertis en dofollow moyennant une négociation courtoise. Préparez un argumentaire centré sur la valeur mutuelle plutôt que sur une demande technique brute. Inversement, ne perdez plus de temps sur des sources qui ne proposeront jamais que du nofollow.
- Séparer dofollow et nofollow dans tous vos outils de suivi et reporting SEO
- Cesser d'investir du temps sur des tactiques générant exclusivement des liens nofollow
- Prioriser les placements dofollow contextuels, même s'ils demandent plus d'efforts
- Évaluer chaque lien nofollow selon son potentiel trafic/notoriété, pas son impact ranking
- Auditer votre profil actuel pour identifier la part réelle de liens transmettant du PageRank
- Négocier poliment la conversion de certains nofollow stratégiques en dofollow
❓ Questions frequentes
Un lien nofollow peut-il quand même aider à l'indexation d'une page ?
Les attributs ugc et sponsored se comportent-ils exactement comme le nofollow classique ?
Faut-il supprimer tous les liens nofollow de ma stratégie de netlinking ?
Est-ce qu'un profil de liens 100% dofollow paraît suspect à Google ?
Les liens nofollow apparaissent-ils toujours dans Search Console ?
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