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Google confirme que la balise nofollow reste un outil valide pour signaler aux moteurs de recherche quels liens internes sont moins prioritaires à crawler, notamment dans les systèmes de navigation par facettes. Pour les sites e-commerce ou catalogues complexes, c'est un levier pour économiser du crawl budget et éviter l'indexation de pages inutiles. Reste à savoir si c'est encore la meilleure stratégie face aux alternatives modernes comme le robots.txt ou les canonicals.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google parle-t-il encore du nofollow en contexte de facettes ?
La navigation à facettes — ces filtres multiples sur les sites e-commerce (taille, couleur, prix, marque…) — génère des combinaisons quasi infinies d'URL. Chaque filtre appliqué crée potentiellement une nouvelle page. Sans contrôle, un moteur de recherche peut se retrouver à crawler des milliers de pages redondantes ou sans valeur SEO.
Mueller rappelle que le nofollow permet de signaler aux bots quels liens internes sont moins importants. C'est un signal historique, introduit à l'origine pour lutter contre le spam de commentaires. Mais Google l'a toujours toléré en interne, même si d'autres méthodes existent.
Le nofollow interne est-il toujours traité comme un signal de crawl ?
Depuis mars 2020, Google traite le nofollow comme un « indice » (hint) plutôt qu'une directive stricte. Concrètement ? Le bot peut choisir de l'ignorer. En pratique, sur des liens internes, il est encore largement respecté — surtout dans des contextes où le budget de crawl est critique.
Mueller ne précise pas si cette déclaration reflète un comportement garanti ou une simple tolérance. C'est flou. Mais terrain, on observe que nofollow sur facettes continue de fonctionner pour limiter l'exploration de combinaisons inutiles, à condition que la structure du site soit cohérente par ailleurs.
Quelles alternatives au nofollow pour gérer les facettes ?
Le nofollow n'est pas la seule option. Le fichier robots.txt peut bloquer carrément le crawl de patterns d'URL spécifiques. Les canonicals regroupent les variantes vers une page maîtresse. Le paramètre URL Handling dans Search Console (aujourd'hui déprécié) permettait aussi de signaler des paramètres de facette.
Chaque méthode a ses avantages. Le robots.txt est radical mais peut créer des angles morts si mal configuré. Le canonical préserve le crawl mais demande du PageRank. Le nofollow est un entre-deux : le lien existe pour l'utilisateur, mais le bot reçoit un signal de moindre priorité.
- Nofollow interne : signal souple, respecté en pratique, facile à implémenter sur des liens de filtres
- Robots.txt : blocage total du crawl, risque de masquer des contenus légitimes si mal calibré
- Canonical : permet le crawl mais redirige l'équité vers la page principale, consomme du budget
- Meta noindex : autorise le crawl mais bloque l'indexation, solution hybride mais coûteuse en ressources serveur
- JavaScript conditionnel : afficher les liens de facettes uniquement après interaction utilisateur, mais complexifie le rendu côté bot
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, globalement. Sur des sites e-commerce avec plusieurs milliers de références, le nofollow sur facettes continue de réduire significativement le nombre de pages crawlées inutilement. Les logs serveur montrent que Googlebot suit moins fréquemment les liens marqués nofollow, même si ce n'est pas une garantie absolue.
Mais attention : Mueller parle de « pages ou liens moins importants », pas « inutiles ». Nuance. Si une page de facette peut ranker sur une requête de niche (ex : « chaussures de running bleues pointure 42 »), la mettre en nofollow revient à sacrifier une opportunité. [À vérifier] : Google ne dit pas explicitement si le nofollow nuit au potentiel de ranking d'une page crawlée par ailleurs.
Quelles sont les limites et risques de cette approche ?
Le nofollow interne peut créer des silos involontaires. Si toutes les facettes sont en nofollow, le maillage interne s'affaiblit. Les pages produits profondes peuvent devenir moins accessibles pour le bot si elles ne sont liées que via des filtres nofollowed.
Par ailleurs, trop de nofollow interne peut donner un signal confus : pourquoi votre site propose-t-il des liens qu'il juge lui-même « moins importants » ? C'est un aveu de structure bancale. Une meilleure architecture — par exemple, pages catégories stables + facettes en canonical — résout le problème à la source plutôt que de le masquer.
Dans quels cas le nofollow n'est-il pas la bonne solution ?
Si votre site a moins de 500 pages, le crawl budget n'est pas un enjeu. Ajouter du nofollow partout relève du cargo cult SEO. Google crawlera votre site en entier de toute façon.
De même, si vos facettes génèrent du contenu unique (descriptions différenciées, avis clients filtrés, stocks localisés), les traiter en nofollow revient à gaspiller du potentiel de longue traîne. Dans ce cas, mieux vaut indexer et optimiser. Le nofollow est une tactique défensive, pas offensive.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site à facettes ?
Commence par auditer tes logs serveur. Identifie combien de pages de facettes Googlebot crawle, et compare avec le volume de pages stratégiques (fiches produits, catégories principales). Si le ratio est déséquilibré — par exemple, 70 % du crawl sur des facettes vs 30 % sur du contenu vendeur — tu as un problème.
Ensuite, segmente tes facettes. Toutes ne se valent pas. Un filtre « marque » ou « prix » sur une catégorie large peut avoir un potentiel de ranking. Un filtre « taille + couleur + matière » en revanche est souvent redondant. Applique le nofollow uniquement sur les combinaisons à faible valeur ajoutée.
Quelles erreurs éviter dans l'implémentation ?
Ne mets pas tous les liens internes en nofollow par précaution. C'est contre-productif. Le maillage interne est un des rares leviers que tu contrôles à 100 %. L'affaiblir volontairement revient à tirer une balle dans le pied.
Autre piège : le nofollow sur des liens de pagination. Si tu pagines tes listes de produits, ces liens doivent rester en follow pour que Googlebot accède à l'ensemble du catalogue. Confondre pagination et facettes est une erreur classique qui orpheline des pans entiers de contenu.
Comment vérifier que la stratégie fonctionne ?
Surveille trois métriques dans Search Console : pages crawlées par jour, pages découvertes non indexées, et pages indexées mais non visitées. Si après mise en place du nofollow, le crawl se concentre mieux sur tes pages stratégiques et que le taux d'indexation de pages inutiles baisse, c'est gagné.
Parallèlement, vérifie dans Google Analytics que ton trafic organique sur les pages de facettes ne s'effondre pas. Si certaines facettes rankaient effectivement, tu verras une baisse. Là, il faut arbitrer : crawl budget économisé vs opportunités de longue traîne perdues.
- Auditer les logs serveur pour mesurer la répartition du crawl entre facettes et pages stratégiques
- Identifier les combinaisons de facettes à faible valeur SEO (multiples filtres cumulés, paramètres redondants)
- Appliquer le nofollow uniquement sur les liens de facettes non stratégiques, pas sur pagination ou catégories principales
- Vérifier que les pages produits restent accessibles via au moins un chemin en follow (catégories, sitemap XML)
- Monitorer l'évolution du crawl et de l'indexation dans Search Console après déploiement
- Comparer avec une approche mixte (canonical + nofollow sélectif) pour optimiser finement
❓ Questions frequentes
Le nofollow sur liens internes empêche-t-il totalement le crawl de la page cible ?
Faut-il préférer le nofollow ou le robots.txt pour gérer les facettes ?
Est-ce que mettre du nofollow sur des facettes nuit au PageRank interne ?
Peut-on combiner nofollow et canonical sur une même page de facette ?
Le nofollow sur facettes est-il pertinent pour un site de moins de 1000 pages ?
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