Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Les balises nofollow continuent d'être utilisées pour indiquer aux moteurs de recherche que certaines pages ou liens sont moins importants à crawler, en particulier pour les liens internes de navigation par facettes.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 57:16 💬 EN 📅 20/09/2019 ✂ 13 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 6 ans)
TL;DR

Google confirme que la balise nofollow reste un outil valide pour signaler aux moteurs de recherche quels liens internes sont moins prioritaires à crawler, notamment dans les systèmes de navigation par facettes. Pour les sites e-commerce ou catalogues complexes, c'est un levier pour économiser du crawl budget et éviter l'indexation de pages inutiles. Reste à savoir si c'est encore la meilleure stratégie face aux alternatives modernes comme le robots.txt ou les canonicals.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google parle-t-il encore du nofollow en contexte de facettes ?

La navigation à facettes — ces filtres multiples sur les sites e-commerce (taille, couleur, prix, marque…) — génère des combinaisons quasi infinies d'URL. Chaque filtre appliqué crée potentiellement une nouvelle page. Sans contrôle, un moteur de recherche peut se retrouver à crawler des milliers de pages redondantes ou sans valeur SEO.

Mueller rappelle que le nofollow permet de signaler aux bots quels liens internes sont moins importants. C'est un signal historique, introduit à l'origine pour lutter contre le spam de commentaires. Mais Google l'a toujours toléré en interne, même si d'autres méthodes existent.

Le nofollow interne est-il toujours traité comme un signal de crawl ?

Depuis mars 2020, Google traite le nofollow comme un « indice » (hint) plutôt qu'une directive stricte. Concrètement ? Le bot peut choisir de l'ignorer. En pratique, sur des liens internes, il est encore largement respecté — surtout dans des contextes où le budget de crawl est critique.

Mueller ne précise pas si cette déclaration reflète un comportement garanti ou une simple tolérance. C'est flou. Mais terrain, on observe que nofollow sur facettes continue de fonctionner pour limiter l'exploration de combinaisons inutiles, à condition que la structure du site soit cohérente par ailleurs.

Quelles alternatives au nofollow pour gérer les facettes ?

Le nofollow n'est pas la seule option. Le fichier robots.txt peut bloquer carrément le crawl de patterns d'URL spécifiques. Les canonicals regroupent les variantes vers une page maîtresse. Le paramètre URL Handling dans Search Console (aujourd'hui déprécié) permettait aussi de signaler des paramètres de facette.

Chaque méthode a ses avantages. Le robots.txt est radical mais peut créer des angles morts si mal configuré. Le canonical préserve le crawl mais demande du PageRank. Le nofollow est un entre-deux : le lien existe pour l'utilisateur, mais le bot reçoit un signal de moindre priorité.

  • Nofollow interne : signal souple, respecté en pratique, facile à implémenter sur des liens de filtres
  • Robots.txt : blocage total du crawl, risque de masquer des contenus légitimes si mal calibré
  • Canonical : permet le crawl mais redirige l'équité vers la page principale, consomme du budget
  • Meta noindex : autorise le crawl mais bloque l'indexation, solution hybride mais coûteuse en ressources serveur
  • JavaScript conditionnel : afficher les liens de facettes uniquement après interaction utilisateur, mais complexifie le rendu côté bot

Avis d'un expert SEO

Cette recommandation est-elle cohérente avec les observations terrain ?

Oui, globalement. Sur des sites e-commerce avec plusieurs milliers de références, le nofollow sur facettes continue de réduire significativement le nombre de pages crawlées inutilement. Les logs serveur montrent que Googlebot suit moins fréquemment les liens marqués nofollow, même si ce n'est pas une garantie absolue.

Mais attention : Mueller parle de « pages ou liens moins importants », pas « inutiles ». Nuance. Si une page de facette peut ranker sur une requête de niche (ex : « chaussures de running bleues pointure 42 »), la mettre en nofollow revient à sacrifier une opportunité. [À vérifier] : Google ne dit pas explicitement si le nofollow nuit au potentiel de ranking d'une page crawlée par ailleurs.

Quelles sont les limites et risques de cette approche ?

Le nofollow interne peut créer des silos involontaires. Si toutes les facettes sont en nofollow, le maillage interne s'affaiblit. Les pages produits profondes peuvent devenir moins accessibles pour le bot si elles ne sont liées que via des filtres nofollowed.

Par ailleurs, trop de nofollow interne peut donner un signal confus : pourquoi votre site propose-t-il des liens qu'il juge lui-même « moins importants » ? C'est un aveu de structure bancale. Une meilleure architecture — par exemple, pages catégories stables + facettes en canonical — résout le problème à la source plutôt que de le masquer.

Dans quels cas le nofollow n'est-il pas la bonne solution ?

Si votre site a moins de 500 pages, le crawl budget n'est pas un enjeu. Ajouter du nofollow partout relève du cargo cult SEO. Google crawlera votre site en entier de toute façon.

De même, si vos facettes génèrent du contenu unique (descriptions différenciées, avis clients filtrés, stocks localisés), les traiter en nofollow revient à gaspiller du potentiel de longue traîne. Dans ce cas, mieux vaut indexer et optimiser. Le nofollow est une tactique défensive, pas offensive.

Attention : Le nofollow ne désindexe pas une page. Si elle est déjà indexée ou accessible par un autre chemin (sitemap, lien externe), elle restera dans l'index. Pour exclure totalement, il faut un noindex ou un robots.txt.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur un site à facettes ?

Commence par auditer tes logs serveur. Identifie combien de pages de facettes Googlebot crawle, et compare avec le volume de pages stratégiques (fiches produits, catégories principales). Si le ratio est déséquilibré — par exemple, 70 % du crawl sur des facettes vs 30 % sur du contenu vendeur — tu as un problème.

Ensuite, segmente tes facettes. Toutes ne se valent pas. Un filtre « marque » ou « prix » sur une catégorie large peut avoir un potentiel de ranking. Un filtre « taille + couleur + matière » en revanche est souvent redondant. Applique le nofollow uniquement sur les combinaisons à faible valeur ajoutée.

Quelles erreurs éviter dans l'implémentation ?

Ne mets pas tous les liens internes en nofollow par précaution. C'est contre-productif. Le maillage interne est un des rares leviers que tu contrôles à 100 %. L'affaiblir volontairement revient à tirer une balle dans le pied.

Autre piège : le nofollow sur des liens de pagination. Si tu pagines tes listes de produits, ces liens doivent rester en follow pour que Googlebot accède à l'ensemble du catalogue. Confondre pagination et facettes est une erreur classique qui orpheline des pans entiers de contenu.

Comment vérifier que la stratégie fonctionne ?

Surveille trois métriques dans Search Console : pages crawlées par jour, pages découvertes non indexées, et pages indexées mais non visitées. Si après mise en place du nofollow, le crawl se concentre mieux sur tes pages stratégiques et que le taux d'indexation de pages inutiles baisse, c'est gagné.

Parallèlement, vérifie dans Google Analytics que ton trafic organique sur les pages de facettes ne s'effondre pas. Si certaines facettes rankaient effectivement, tu verras une baisse. Là, il faut arbitrer : crawl budget économisé vs opportunités de longue traîne perdues.

  • Auditer les logs serveur pour mesurer la répartition du crawl entre facettes et pages stratégiques
  • Identifier les combinaisons de facettes à faible valeur SEO (multiples filtres cumulés, paramètres redondants)
  • Appliquer le nofollow uniquement sur les liens de facettes non stratégiques, pas sur pagination ou catégories principales
  • Vérifier que les pages produits restent accessibles via au moins un chemin en follow (catégories, sitemap XML)
  • Monitorer l'évolution du crawl et de l'indexation dans Search Console après déploiement
  • Comparer avec une approche mixte (canonical + nofollow sélectif) pour optimiser finement
Le nofollow reste un outil pertinent pour piloter le crawl sur des architectures complexes, à condition de l'utiliser avec discernement. Ce n'est ni une solution miracle ni une pratique obsolète — juste un levier parmi d'autres. L'enjeu est de préserver le budget de crawl pour les pages qui comptent, sans sacrifier des opportunités de trafic sur des facettes bien optimisées. Si ton site dépasse quelques milliers de pages et que tu constates un gaspillage de crawl, un audit technique approfondi s'impose. Ces optimisations peuvent vite devenir complexes à calibrer seul, surtout sur des plateformes e-commerce où chaque mauvais réglage peut coûter cher en visibilité. Faire appel à une agence SEO spécialisée permet de bénéficier d'une analyse sur mesure, d'un paramétrage fin basé sur tes logs réels, et d'un suivi dans le temps pour ajuster la stratégie selon les évolutions de ton catalogue et du comportement de Google.

❓ Questions frequentes

Le nofollow sur liens internes empêche-t-il totalement le crawl de la page cible ?
Non. Google traite le nofollow comme un indice depuis mars 2020, pas une directive absolue. Le bot peut choisir de crawler la page quand même si elle est accessible par un autre chemin (sitemap, lien externe, lien interne follow ailleurs). Le nofollow réduit la priorité, il ne bloque pas.
Faut-il préférer le nofollow ou le robots.txt pour gérer les facettes ?
Ça dépend. Le robots.txt bloque complètement le crawl, ce qui est radical mais risqué si mal configuré. Le nofollow laisse le lien visible pour l'utilisateur et donne un signal souple au bot. Si tu veux juste dé-prioriser sans interdire, le nofollow est plus safe. Si tu veux exclure totalement, robots.txt ou noindex.
Est-ce que mettre du nofollow sur des facettes nuit au PageRank interne ?
Historiquement, oui — le PageRank « s'évaporait » sur les liens nofollow. Depuis le passage en mode « hint », Google peut choisir de le transmettre ou non. Terrain, on observe que le nofollow interne conserve généralement un peu d'équité, mais moins qu'un lien follow classique. C'est un compromis.
Peut-on combiner nofollow et canonical sur une même page de facette ?
Oui, et c'est même cohérent dans certains cas. Le canonical dit « cette page est une variante de X », le nofollow dit « ne priorise pas ce lien pour le crawl ». Les deux signaux sont complémentaires : le canonical gère l'indexation, le nofollow le budget de crawl.
Le nofollow sur facettes est-il pertinent pour un site de moins de 1000 pages ?
Rarement. En dessous de 1000 pages, le crawl budget n'est pas un enjeu — Google crawlera ton site en entier sans difficulté. Ajouter du nofollow relève alors de l'optimisation prématurée. Concentre-toi plutôt sur la qualité du contenu et du maillage interne.
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