Declaration officielle
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Google affirme que la sculpture du PageRank via des liens nofollow n'apporte aucun bénéfice et peut même nuire à la compréhension algorithmique de votre site. Les liens nofollow ne transmettent plus de PageRank depuis la fin de cette pratique. Concrètement, cela signifie que pointer des nofollow vers vos pages de faible valeur pour concentrer le jus SEO ailleurs est devenu contre-productif.
Ce qu'il faut comprendre
Comment fonctionnait la sculpture du PageRank avant ?
Historiquement, les SEO utilisaient l'attribut nofollow pour contrôler la distribution du PageRank au sein de leur site. L'idée était simple : bloquer le flux de jus SEO vers certaines pages (mentions légales, connexion, panier) pour concentrer la puissance sur les pages stratégiques.
Cette technique reposait sur un principe mathématique de base du PageRank. Chaque page disposait d'un capital de PageRank à distribuer entre ses liens sortants. En marquant certains liens en nofollow, on espérait que le PageRank non distribué se reporterait sur les autres liens en dofollow, leur donnant plus de poids.
Qu'est-ce qui a changé dans l'algorithme de Google ?
Google a modifié son traitement des liens nofollow. Désormais, le PageRank associé à un lien nofollow n'est plus simplement redistribué vers les autres liens de la page. Il est perdu, évaporé du calcul. Si une page a 10 points de PageRank et 10 liens dont 5 en nofollow, les 5 liens en dofollow ne reçoivent pas 2 points chacun comme avant, mais seulement 1 point.
Cette déclaration de Mueller va plus loin. Elle suggère que la sculpture active via nofollow peut brouiller la compréhension algorithmique de votre architecture. Google utilise les liens internes pour comprendre quelles pages sont importantes dans votre hiérarchie. En multipliant les nofollow artificiels, vous envoyez des signaux contradictoires qui peuvent dégrader votre crawl et votre indexation.
Pourquoi Google décourage-t-il cette pratique maintenant ?
La raison principale tient à l'évolution du moteur. Google s'appuie sur des signaux multiples et contextuels pour évaluer l'importance d'une page : le comportement utilisateur, le contenu sémantique, la profondeur dans l'arborescence, le nombre de clics depuis la home. Les liens internes restent un signal fort, mais pas le seul.
En sculptant artificiellement le PageRank, vous créez une dissonance entre la structure naturelle de votre site et celle que vous tentez d'imposer. Google préfère une architecture logique et transparente où les liens reflètent la vraie hiérarchie éditoriale. Les nofollow tactiques parasitent cette lecture et peuvent vous faire perdre en pertinence sur vos pages cibles.
- Le PageRank associé à un lien nofollow est perdu, pas redistribué
- La sculpture via nofollow peut dégrader la compréhension algorithmique de votre site
- Google privilégie une architecture de liens naturelle et cohérente
- Les signaux contextuels et comportementaux priment désormais sur la manipulation de liens internes
- Concentrer le PageRank artificiellement crée une dissonance algorithmique contre-productive
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Les tests menés sur des sites à fort volume de pages confirment largement cette position. J'ai observé plusieurs cas où le retrait de nofollow tactiques sur des liens de navigation ou de footer a entraîné une amélioration du crawl et une meilleure distribution du positionnement sur des pages moyennes. Le gain n'était pas spectaculaire, mais mesurable sur 2-3 mois.
En revanche, il subsiste des zones grises. Sur des sites e-commerce avec des milliers de filtres ou de pages paginées, le nofollow garde une utilité pour éviter le gaspillage de crawl budget. Mueller parle de sculpture du PageRank, pas de gestion du crawl. La nuance compte : utiliser nofollow pour ne pas faire crawler des pages sans valeur SEO reste pertinent. Le problème, c'est de l'utiliser pour manipuler la distribution de jus interne.
Quels cas d'usage restent valables pour le nofollow interne ?
Le nofollow garde sa légitimité pour les pages fonctionnelles sans valeur SEO : connexion, inscription, panier, factures, compte utilisateur. Ces pages doivent exister pour l'UX, mais n'ont aucun intérêt à consommer du crawl ou du PageRank. Google lui-même recommande de les exclure via robots.txt ou noindex plutôt que nofollow, mais en pratique, un nofollow sur ces liens ne pose pas de problème.
Autre usage défendable : les pages de filtres dynamiques générant des combinaisons infinies. Sur un site avec 50 000 produits et 20 filtres, vous pouvez générer des millions de pages. Mettre en nofollow les liens de filtres tertiaires limite l'explosion combinatoire sans nuire à votre SEO. [A vérifier] : Mueller ne précise pas si ce type d'usage entre dans la catégorie "sculpture" qu'il déconseille ou dans la gestion technique du crawl qu'il tolère.
Quelles erreurs faut-il absolument éviter ?
L'erreur classique consiste à mettre en nofollow tous les liens de navigation secondaire (footer, sidebar) pour concentrer le PageRank sur le menu principal. Cette pratique était courante jusqu'à il y a quelques années. Elle est désormais contre-productive. Google interprète ces zones de navigation comme des signaux d'architecture : les masquer via nofollow brouille sa compréhension de votre hiérarchie.
Autre piège : utiliser le nofollow sur des liens contextuels vers des pages importantes sous prétexte qu'elles reçoivent déjà beaucoup de liens. Si votre article de blog pointe vers une catégorie stratégique, ce lien a une valeur sémantique et contextuelle que Google utilise pour comprendre la pertinence de cette catégorie. Le passer en nofollow casse ce signal sans gain de PageRank ailleurs.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur son site ?
Première action : auditer tous les liens internes en nofollow qui ne relèvent pas de la gestion technique (connexion, compte, panier). Utilisez Screaming Frog ou Sitebulb pour extraire tous les liens internes avec l'attribut nofollow. Classez-les en trois catégories : techniques légitimes, navigation sculptée, liens éditoriaux sculptés.
Pour la navigation et les liens éditoriaux, retirez progressivement les nofollow en priorisant les pages stratégiques. Commencez par les liens depuis la home ou les catégories principales vers des sous-catégories importantes. Mesurez l'impact sur le crawl et le positionnement avant de poursuivre. Si vous avez touché 20% des nofollow et que le crawl explose sans gain de ranking, arrêtez et réévaluez.
Comment vérifier que la structure de liens est saine ?
Analysez la profondeur de clics moyenne de vos pages stratégiques. Si elles sont à plus de 3 clics de la home malgré leur importance, c'est que votre architecture interne ne reflète pas vos priorités. Plutôt que de sculpter le PageRank, travaillez le maillage : ajoutez des liens contextuels depuis des pages fortes, créez des hubs thématiques, optimisez le menu principal.
Vérifiez également la cohérence sémantique de vos ancres de liens internes. Google utilise ces ancres pour comprendre le sujet de la page cible. Des ancres génériques ("cliquez ici", "en savoir plus") diluent ce signal. Des ancres descriptives renforcent la pertinence thématique sans manipulation de PageRank.
Quels outils utiliser pour monitorer l'impact ?
Google Search Console reste votre meilleur allié. Suivez l'évolution du nombre de pages crawlées par jour et du nombre de pages indexées après suppression des nofollow. Un bon signe : le crawl reste stable ou augmente légèrement, et l'indexation progresse sur vos pages secondaires importantes.
Côté ranking, suivez les positions de vos pages moyennes (classées entre 11 et 30). Ce sont elles qui bénéficient le plus d'une meilleure distribution du PageRank interne. Les pages déjà en top 3 ne bougeront probablement pas. Les pages hors top 50 non plus. C'est la tranche médiane qui révèle l'efficacité de votre maillage.
- Auditer tous les liens internes nofollow avec Screaming Frog
- Retirer progressivement les nofollow de navigation et éditoriaux
- Vérifier la profondeur de clics des pages stratégiques (maximum 3 clics)
- Optimiser les ancres de liens internes avec des formulations descriptives
- Monitorer le crawl et l'indexation dans Search Console
- Suivre les positions des pages moyennes (rang 11-30) comme indicateur clé
❓ Questions frequentes
Le nofollow interne a-t-il encore une utilité en SEO ?
Que se passe-t-il si je retire tous les nofollow internes d'un coup ?
Les liens en nofollow transmettent-ils encore un peu de PageRank ?
Faut-il mettre en nofollow les liens footer vers mentions légales et CGV ?
Comment savoir si mon site souffre de sculpture de PageRank excessive ?
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