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Google sort un document de recommandations sur les liens à destination des designers web, suggérant que les équipes créatives passent à côté de fondamentaux SEO critiques. Le message sous-jacent : les liens mal implémentés freinent le crawl, la distribution du PageRank et l'indexation — et c'est souvent la faute de choix de conception, pas de stratégie.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google cible-t-il spécifiquement les designers web ?
Google ne publie pas ce type de document par hasard. Si Mountain View prend la peine de rédiger un guide pour les designers web, c'est qu'il y a un problème récurrent dans la manière dont les liens sont implémentés côté front-end.
Les designers privilégient souvent l'esthétique et l'expérience utilisateur — accordéons, menus cachés, animations JavaScript, boutons stylisés en CSS. Le souci ? Ces choix écrasent régulièrement les bonnes pratiques SEO sans que personne ne s'en rende compte avant le crawl.
Quels sont les risques concrets d'une mauvaise implémentation des liens ?
Un lien mal codé, c'est un blocage direct pour Googlebot. Si le crawler ne peut pas suivre un lien, la page cible n'est pas découverte, pas crawlée, pas indexée. La distribution du PageRank interne s'effondre.
Les erreurs classiques : des liens rendus en JavaScript sans fallback HTML, des attributs onclick sans balise <a>, des pseudo-liens stylisés en CSS qui ne mènent nulle part pour un bot. Le designer voit un bouton cliquable, Google voit du vide.
Que contient probablement ce guide de Google ?
Sans avoir le document complet sous les yeux, on peut anticiper les fondamentaux que Google martèle depuis des années : utiliser des balises <a href> valides, éviter les attributs nofollow inutiles, garantir que les liens soient crawlables sans JavaScript.
Google insiste probablement aussi sur la structure HTML sémantique, la navigation accessible, et la distinction entre liens internes stratégiques et éléments de navigation secondaires. Bref, du bon sens technique souvent sacrifié au profit de la créativité visuelle.
- Un lien valide = balise
<a href>avec URL absolue ou relative propre - Accessibilité du lien sans JavaScript : Googlebot ne doit pas dépendre d'un événement JS pour découvrir l'URL
- Éviter les attributs bloquants :
nofollow,noindexvia meta robots, ou directives incorrectes - Hiérarchie claire : liens de navigation principaux vs. footer vs. contenus connexes
- Ancres descriptives : pas de "Cliquez ici" générique, du texte contextuel pertinent
Avis d'un expert SEO
Cette initiative est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Totalement. Les audits SEO révèlent régulièrement des catastrophes silencieuses liées aux liens : pages orphelines, sections entières du site invisibles pour Google, maillage interne déstructuré. Et souvent, la racine du problème vient d'un framework front-end moderne mal configuré ou d'un designer qui a codé un menu en <div> cliquable.
Les agences SEO passent un temps fou à corriger ces erreurs a posteriori. Google essaie visiblement de déplacer la sensibilisation en amont, vers les équipes de conception. C'est pragmatique, même si l'efficacité reste à prouver.
Quelles nuances faut-il apporter à ce discours ?
Google a tendance à simplifier pour toucher un public large. Le problème, c'est que les cas limites ne sont jamais abordés : qu'en est-il des liens en lazy-loading ? Des menus déroulants conditionnels ? Des SPA complexes avec rendu côté client ?
Le guide sera probablement orienté "bonnes pratiques générales" — utile pour 80% des cas, mais [À vérifier] pour les architectures modernes. Si vous bossez sur du React ou du Vue avec SSR partiel, ne prenez pas ces recommandations comme parole d'évangile sans tester.
Dans quels cas ces règles peuvent-elles poser problème ?
Certaines interfaces riches nécessitent du JavaScript pour fonctionner. Pensez aux dashboards SaaS, aux applications web complexes, aux configurateurs produits. Imposer des liens HTML classiques partout peut casser l'expérience utilisateur ou alourdir le DOM inutilement.
Le vrai enjeu ? Distinguer les pages publiques destinées au SEO (blog, fiches produits, catégories) des interfaces applicatives privées. Sur les premières, zéro compromis : HTML propre, liens crawlables. Sur les secondes, Google n'a rien à y faire — optimisez pour l'utilisateur connecté.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec ce guide ?
D'abord, récupérez le document et transmettez-le à vos équipes front-end et design. Pas juste un mail — organisez une session de travail pour aligner tout le monde sur les enjeux SEO liés aux liens.
Ensuite, auditez votre site actuel. Crawlez avec Screaming Frog ou Oncrawl, activez l'option "Render JavaScript" et comparez les résultats avec un crawl HTML pur. Toute différence majeure signale un problème de découvrabilité pour Google.
Quelles erreurs éviter absolument ?
Ne partez pas du principe que "ça marche pour l'utilisateur donc ça marche pour Google". Googlebot ne clique pas, il parse du HTML. Si votre lien nécessite un mouseOver, un scroll infini ou un événement JavaScript pour apparaître, il n'existe pas pour le bot.
Autre erreur classique : diluer le PageRank interne avec des centaines de liens footer inutiles, des menus multi-niveaux qui exposent toute l'arborescence sur chaque page, ou des liens de pagination mal gérés. Moins de liens = plus de poids par lien. Concentrez la puissance là où ça compte.
Comment vérifier que votre site est conforme ?
Testez vos pages clés dans Google Search Console via l'outil d'inspection d'URL. Regardez la version "rendue" : les liens critiques sont-ils visibles ? Le maillage interne est-il complet ?
Validez aussi la structure HTML avec le W3C Validator. Un code propre facilite le travail de Googlebot. Enfin, vérifiez les attributs rel : pas de nofollow sur des liens internes stratégiques, pas de sponsored ou ugc mal placés.
- Crawler le site avec et sans JavaScript activé pour détecter les écarts de découvrabilité
- Vérifier que tous les liens internes stratégiques utilisent des balises
<a href>valides - Supprimer ou
nofollowles liens footer/sidebar qui diluent le PageRank sans valeur SEO - Tester les pages clés dans Google Search Console (version rendue) pour valider la visibilité des liens
- Auditer les attributs
rel: pas denofollowsur du maillage interne important - Former les équipes design et dev aux enjeux SEO des liens dès la phase de maquettage
- Documenter les standards techniques dans un guide interne partagé entre SEO, dev et design
❓ Questions frequentes
Pourquoi les designers web sont-ils une cible prioritaire pour Google sur les questions de liens ?
Un lien stylisé en CSS sans balise <a> est-il vraiment invisible pour Google ?
Les frameworks JavaScript modernes (React, Vue, Next.js) posent-ils problème avec ces recommandations ?
Faut-il supprimer tous les liens en nofollow interne ?
Comment convaincre un designer de respecter ces contraintes SEO ?
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