Declaration officielle
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Google affirme qu'il n'est pas nécessaire d'appliquer nofollow aux liens internes pointant vers les pages utilitaires comme les mentions légales ou les CGU. L'algorithme identifie automatiquement ces pages standards présentes sur la plupart des sites. Cette déclaration remet en cause la pratique du PageRank sculpting par nofollow, technique populaire entre 2005 et 2009 qui consistait à concentrer le jus SEO sur les pages stratégiques.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi cette déclaration de Mueller casse-t-elle un mythe vieux de 15 ans ?
Le PageRank sculpting a longtemps été considéré comme une technique avancée pour contrôler la distribution du jus de lien interne. L'idée : bloquer certains liens avec nofollow pour forcer le PageRank à se concentrer sur les pages commerciales ou éditoriales prioritaires.
Sauf que Google a tué cette pratique en 2009. Matt Cutts avait déjà expliqué que le nofollow sur les liens internes ne redistribue pas le PageRank, il le gaspille simplement. Mueller confirme ici que cette approche n'a jamais eu de sens pour les pages utilitaires standard.
Comment Google reconnaît-il ces pages « non stratégiques » ?
L'algorithme identifie les patterns de liens récurrents dans le footer ou header pointant vers des URLs typiques : /mentions-legales/, /cgu/, /politique-confidentialite/, /contact/. Ces pages apparaissent sur des millions de sites avec des structures similaires.
Google applique probablement un filtre de dévaluation automatique à ces liens structurels répétitifs. Que vous mettiez nofollow ou pas, ces liens ne pèsent déjà presque rien dans le calcul du ranking. Vous n'avez donc rien à gagner à les bloquer explicitement.
Cette logique s'applique-t-elle à tous les types de liens internes ?
Non. Mueller parle spécifiquement des pages utilitaires obligatoires présentes sur tous les sites. Cette déclaration ne concerne pas les liens vers des pages orphelines, des archives gonflées, ou des taxonomies mal structurées qui peuvent effectivement diluer votre crawl budget.
La nuance est cruciale : Google différencie les liens structurels standards des liens internes vers du contenu à faible valeur ajoutée que vous avez créé vous-même. Pour ces derniers, la gestion reste stratégique.
- Nofollow sur liens internes : inutile pour mentions légales, CGU, politique de confidentialité
- PageRank sculpting : technique obsolète depuis 2009, ne fonctionne plus comme avant
- Reconnaissance automatique : Google identifie les patterns de liens utilitaires standards
- Exceptions importantes : la règle ne s'applique pas aux pages low-quality créées par vos soins
- Crawl budget : reste un enjeu réel sur les gros sites avec des milliers de pages à faible valeur
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, mais elle simplifie une réalité plus complexe. Les tests menés sur des sites de plusieurs milliers de pages montrent que tous les liens internes ne se valent pas. Un lien depuis la navigation principale pèse significativement plus qu'un lien footer, indépendamment du nofollow.
Ce que Mueller ne dit pas, c'est que la position contextuelle du lien compte autant que sa présence. Un lien vers vos CGU placé dans le contenu éditorial d'un article aurait théoriquement plus de poids qu'en footer, mais personne ne fait ça pour de bonnes raisons UX.
Quelles nuances faut-il apporter à cette règle générale ?
Mueller parle de pages « généralement liées sur de nombreux sites ». Cette formulation floue [A vérifier] cache une zone grise : qu'en est-il des pages spécifiques à votre business qui apparaissent dans le footer ? Une page « Nos magasins » avec 200 URLs locales mérite-t-elle le même traitement qu'une page CGU ?
La réponse dépend probablement du ratio signal/bruit de votre architecture. Sur un site de 50 pages, ces 200 liens footer peuvent effectivement polluer la compréhension de votre structure par Google. Sur un site de 10 000 pages, l'impact est négligeable.
Dans quels cas cette logique ne s'applique-t-elle absolument pas ?
Trois situations critiques où le nofollow interne peut rester pertinent, malgré cette déclaration. D'abord, les facettes de filtres e-commerce générant des milliers de combinaisons : ici, nofollow ou robots.txt restent des outils de contrôle du crawl.
Ensuite, les liens vers des espaces membres ou dashboards accessibles sans login mais sans intérêt SEO : autant éviter que Google y perde du temps. Enfin, les liens temporaires vers des landing pages événementielles que vous ne voulez pas voir indexées durablement.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec vos liens footer actuels ?
Si vous avez appliqué du nofollow sur vos liens vers mentions légales, CGU ou confidentialité, retirez-le sans hésitation. Cette micro-optimisation ne vous apporte rien et Google l'ignore probablement déjà. Vous nettoyez votre code pour rien.
Par contre, examinez vos autres liens footer : pages « À propos », « Recrutement », « Presse », « Partenaires ». Ces pages ont-elles une vraie valeur SEO ou servent-elles uniquement des objectifs business ? Si elles sont optimisées pour ranker sur des requêtes spécifiques, laissez-les en dofollow. Sinon, leur statut importe peu.
Comment auditer votre structure de liens internes efficacement ?
Utilisez Screaming Frog ou Oncrawl pour extraire tous vos liens internes et leur attribut rel. Créez un tableau croisé : source de lien (navigation, contenu, footer, sidebar) × type de page destination. Identifiez les anomalies : pages stratégiques n'ayant que des liens footer, ou pages utilitaires surliées depuis le contenu.
Concentrez ensuite votre maillage interne sur ce qui compte : liens contextuels depuis le corps des articles vers vos pages catégories, fiches produits ou guides piliers. C'est là que se joue la distribution réelle du PageRank, pas dans votre footer.
Quelles erreurs critiques éviter suite à cette déclaration ?
Ne généralisez pas cette règle à tous vos liens internes. Mueller parle de pages utilitaires standards, pas de votre architecture de contenu SEO. Si vous avez 500 tags WordPress générant des pages thin, le nofollow peut rester un pansement temporaire en attendant une vraie refonte.
Autre piège : croire que cette déclaration vous autorise à négliger totalement votre footer. Un footer bourré de 80 liens reste un signal de sur-optimisation old school que Google peut pénaliser indirectement via des métriques UX dégradées.
- Retirer le nofollow des liens vers CGU, mentions légales, confidentialité
- Auditer la typologie complète de vos liens internes par zone de page
- Prioriser les liens contextuels in-content vers pages stratégiques
- Nettoyer les footers surchargés (max 15-20 liens raisonnables)
- Utiliser noindex, pas nofollow, pour exclure des pages de l'index
- Monitorer le crawl budget sur gros sites avec Google Search Console
❓ Questions frequentes
Le nofollow interne a-t-il encore une utilité en SEO moderne ?
Retirer le nofollow de mes liens footer peut-il améliorer mon SEO ?
Combien de liens footer maximum pour éviter une pénalité ?
Google pénalise-t-il les sites qui utilisent encore du nofollow interne sur les CGU ?
Cette règle s'applique-t-elle aussi aux liens dans la sidebar ou navigation secondaire ?
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