Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Selon Google, le pourcentage de liens ayant l'attribut nofollow est très faible par rapport au volume total de liens sur le Web. La perception que la plupart des liens sont nofollow est erronée car de nombreux sites continuent d'utiliser des liens suivis.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 1:34 💬 EN 📅 01/09/2010 ✂ 4 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 15 ans)
TL;DR

Google affirme que les liens nofollow représentent un pourcentage marginal du volume total de liens sur le Web. La perception inverse serait donc biaisée par notre exposition aux sites fortement modérés. Pour un SEO, cela signifie que la majorité des backlinks acquis naturellement transmettent toujours du PageRank, même si les plateformes dominantes (réseaux sociaux, forums) imposent systématiquement l'attribut nofollow.

Ce qu'il faut comprendre

Que veut dire concrètement « un faible pourcentage » ?

Google ne communique aucun chiffre précis. L'affirmation reste qualitative : la majorité des liens sur le Web seraient suivis. Cette déclaration contredit l'intuition de nombreux praticiens SEO qui observent quotidiennement des nofollow partout.

Le décalage vient probablement d'un biais d'échantillonnage. Les SEO travaillent principalement sur des environnements fortement policés : plateformes sociales, sites de presse avec sections commentaires verrouillées, annuaires modernes, marketplaces. Ces environnements imposent systématiquement des nofollow pour éviter le spam. Mais l'écrasante majorité du Web reste constituée de sites personnels, blogs thématiques, petits sites d'entreprise qui continuent de faire des liens classiques sans attribut particulier.

Google possède évidemment les données exhaustives du graphe de liens mondial. Si l'entreprise affirme que les nofollow restent minoritaires, c'est qu'elle mesure l'ensemble du corpus indexé, pas seulement les sites à fort trafic que nous fréquentons. Le Web profond et le long tail contiennent des milliards de pages avec des liens naturels non modifiés.

Pourquoi cette perception inversée chez les SEO ?

Nous sommes surexposés aux plateformes dominantes. Un professionnel SEO consulte quotidiennement Reddit, Twitter, LinkedIn, les forums spécialisés, les sites de presse mainstream. Tous ces environnements ont généralisé le nofollow depuis des années pour se protéger du spam de liens.

Cette surreprésentation dans notre veille crée une illusion statistique. On finit par croire que le nofollow est la norme, alors qu'on observe simplement les 2-3% de sites qui concentrent 80% du trafic. Les 97% restants du Web — moins visibles, moins fréquentés — continuent de fonctionner avec des liens classiques.

Le SEO moderne s'oriente naturellement vers les opportunités de liens sur des sites à autorité. Or ces sites précisément ont adopté massivement le nofollow. Résultat : quand on cherche activement des backlinks, on tombe systématiquement sur des environnements verrouillés. Mais un blog amateur qui fait un lien vers votre contenu parce qu'il l'a trouvé utile ? Aucune raison qu'il ajoute un nofollow.

Quel impact sur la transmission de PageRank ?

L'information essentielle ici concerne la valeur réelle des backlinks naturels. Si la majorité des liens Web restent suivis, alors les stratégies de netlinking classiques conservent tout leur sens. Les liens éditoriaux obtenus via la qualité du contenu, les relations presse, les partenariats sectoriels transmettent toujours du jus.

Google a modifié son traitement du nofollow en mars 2020 : l'attribut est devenu un hint plutôt qu'une directive absolue. Le moteur peut choisir de suivre certains liens nofollow s'il estime qu'ils apportent des signaux utiles. Mais cette déclaration sur le faible pourcentage global de nofollow suggère que Google n'a pas besoin de forcer massivement cette option : les liens suivis restent largement majoritaires dans son index.

  • Le graphe de liens mondial reste dominé par les liens classiques, malgré l'adoption du nofollow par les grandes plateformes
  • Notre perception est biaisée par notre exposition aux sites à fort trafic qui utilisent massivement le nofollow
  • Les backlinks naturels depuis le long tail conservent leur valeur de transmission de PageRank
  • Les stratégies de contenu qualitatif génèrent encore majoritairement des liens suivis
  • Le nofollow reste pertinent pour protéger votre site des liens sortants douteux, mais ne reflète pas la réalité statistique du Web

Avis d'un expert SEO

Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?

Oui et non. Google dit probablement vrai sur le volume global, mais cette vérité statistique masque une réalité opérationnelle inverse pour les praticiens SEO. Quand on audite un profil de backlinks classique, on constate effectivement une proportion significative de liens suivis, notamment depuis des sites de niche, des blogs sectoriels, des sites d'entreprise partenaires.

Mais la qualité perçue de ces liens est souvent inférieure à celle des liens depuis les plateformes dominantes (qui elles imposent du nofollow). Un lien depuis un forum Reddit pertinent avec 10k vues vaut probablement plus qu'un lien suivi depuis un blog fantôme avec 50 visiteurs mensuels. La question n'est donc pas binaire : ce n'est pas parce que les liens suivis restent majoritaires en volume qu'ils représentent la majorité de la valeur transmise.

Google ne précise pas non plus la distribution temporelle. Les nouveaux liens créés aujourd'hui contiennent-ils la même proportion de suivi/nofollow que les liens créés il y a 10 ans ? Probablement pas. Les sites modernes adoptent plus systématiquement le nofollow. Le stock ancien de liens suivis maintient peut-être artificiellement le pourcentage global bas, alors que la tendance structurelle va vers plus de nofollow.

Quels biais affectent cette déclaration ?

Premier biais : la définition du « Web » considéré. Google compte-t-il uniquement les pages indexées ? Ou l'ensemble du corpus crawlé, y compris les pages en noindex ou bloquées ? Si un site entier est exclu de l'index, ses liens internes (tous suivis par défaut) sont-ils comptabilisés dans cette statistique ? [A vérifier]

Deuxième biais : la pondération par autorité. Google mesure-t-il un simple ratio liens nofollow / liens totaux ? Ou pondère-t-il par la valeur des pages sources ? Un lien depuis un site DR90 pèse infiniment plus qu'un lien depuis un blog DR5. Si les sites à haute autorité utilisent massivement le nofollow, alors le pourcentage brut devient trompeur.

Troisième biais : la distinction géographique et linguistique. Le Web anglophone, dominé par les grandes plateformes américaines, a probablement un taux de nofollow plus élevé que le Web dans d'autres langues où les petits sites indépendants restent plus présents. Google parle-t-il d'une moyenne mondiale ou du Web anglophone spécifiquement ?

Faut-il modifier sa stratégie de netlinking ?

Non. Cette déclaration confirme simplement que les fondamentaux du SEO off-page restent valables. Chercher des backlinks éditoriaux de qualité depuis des sites thématiques pertinents génère toujours des liens suivis qui transmettent du PageRank. Les stratégies de contenu, les relations presse sectorielles, les partenariats métier fonctionnent encore.

En revanche, il faut arrêter de fantasmer sur les liens depuis les plateformes majeures. Reddit, Quora, Medium, LinkedIn : ces environnements restent utiles pour le trafic direct et la notoriété, mais leur impact SEO direct via la transmission de jus est marginal (liens nofollow). Concentre tes efforts sur les sites de niche moins sexy mais qui font des liens propres.

Attention aussi à ne pas tomber dans le piège inverse : tous les liens suivis ne se valent pas. Un site spam qui fait 1000 liens suivis vers toi peut te pénaliser. Le fait que les liens suivis restent majoritaires sur le Web ne signifie pas qu'il faut tous les accepter. Le discernement qualitatif reste la clé.

Point d'attention : Cette déclaration de Google ne fournit aucune donnée chiffrée vérifiable. Impossible de distinguer un « faible pourcentage » de 5%, 15% ou 25%. Sans métrique précise, cette affirmation reste invérifiable et donc potentiellement ajustable selon le narratif de Google. Garde ton esprit critique.

Impact pratique et recommandations

Comment identifier les vraies opportunités de liens suivis ?

Privilégie les sites de niche avec une gouvernance éditoriale légère. Les blogs personnels d'experts sectoriels, les sites associatifs, les petites entreprises locales, les forums thématiques non mainstream font encore massivement des liens classiques. Ces environnements n'ont pas de raison de se protéger avec du nofollow : ils ne subissent pas de spam massif.

Utilise des outils comme Ahrefs ou Majestic pour analyser le ratio follow/nofollow des domaines référents potentiels avant d'investir du temps dans une stratégie d'acquisition. Un site qui fait 90% de liens suivis vers l'extérieur est une cible prioritaire. Inversement, un site qui a basculé 100% de ses liens sortants en nofollow ne mérite pas d'effort particulier pour le SEO (mais peut rester pertinent pour le trafic).

Développe des contenus ressources qui attirent naturellement des liens éditoriaux : études de cas chiffrées, tutoriels approfondis, outils gratuits, données exclusives. Ce type de contenu génère des backlinks depuis des sites qui n'ont aucune raison d'ajouter un nofollow : ils citent une source utile, point. Le lien naturel reste suivi par défaut.

Quelles erreurs éviter dans l'interprétation de cette info ?

Ne conclus pas que le nofollow ne sert à rien. L'attribut reste essentiel pour protéger ton propre site des liens sortants vers des ressources douteuses, du contenu UGC non modéré, des partenaires commerciaux. Le fait que le nofollow soit minoritaire sur le Web ne signifie pas qu'il faut l'abandonner dans tes propres pratiques de linking interne et externe.

Ne néglige pas les liens nofollow à fort trafic. Un lien Reddit sur un thread viral génère des milliers de visites qualifiées même sans transmettre de jus SEO direct. Le ROI business peut largement dépasser celui d'un lien suivi depuis un blog fantôme. L'impact SEO n'est qu'une composante de la valeur d'un backlink.

Évite de spam les petits sites sous prétexte qu'ils font des liens suivis. Google détecte les profils de backlinks artificiels, quelle que soit la présence ou non de nofollow. Un pattern de 50 liens depuis des blogs micro-audience en 2 semaines sera flaggé comme suspect, même si tous sont techniquement suivis.

Que faut-il vérifier sur ton propre site ?

Audite tes liens sortants : as-tu ajouté du nofollow par défaut sur tous les liens externes par peur du negative SEO ? Cette approche était peut-être excessive. Réserve le nofollow aux cas légitimes : liens commerciaux, UGC, widgets, ressources non vérifiées. Les liens éditoriaux vers des sources de qualité peuvent rester suivis sans risque.

Vérifie ton profil de backlinks entrant : quelle est ta proportion actuelle de follow/nofollow ? Si tu es en dessous de 60% de liens suivis, c'est que ta stratégie cible trop les plateformes mainstream au détriment des opportunités de niche. Rééquilibre vers des environnements moins compétitifs mais plus généreux en termes de transmission de jus.

Analyse la corrélation entre tes positions et le type de liens. Sur les pages bien rankées, quelle proportion de backlinks sont suivis ? Si tes meilleures performances proviennent de pages avec majoritairement des liens nofollow, c'est que d'autres signaux (CTR, brand search, qualité du contenu) compensent. Mais dans la majorité des cas, tu devrais constater une surreprésentation de liens suivis sur tes pages stars.

  • Cartographier les sites de niche dans ton secteur qui pratiquent encore des liens éditoriaux classiques (suivis)
  • Auditer le ratio follow/nofollow de tes domaines référents actuels et identifier les déséquilibres
  • Créer des contenus ressources différenciants qui génèrent naturellement des citations avec liens suivis
  • Arrêter de surpondérer les opportunités sur les plateformes mainstream (Reddit, Quora, Medium) au détriment du long tail
  • Réviser ta politique de liens sortants : ne pas mettre du nofollow partout par défaut, réserver aux cas légitimes
  • Monitorer l'évolution du ratio follow/nofollow de tes nouveaux backlinks mois par mois
L'affirmation de Google sur le faible pourcentage de nofollow valide les stratégies de netlinking classiques : la qualité du contenu et les relations sectorielles génèrent encore majoritairement des liens suivis qui transmettent du PageRank. Concentre tes efforts sur le long tail de sites thématiques plutôt que sur les plateformes dominantes. Si la mise en place d'une stratégie de netlinking efficace et l'audit approfondi de ton profil de backlinks te semblent complexes à piloter en interne, l'accompagnement d'une agence SEO spécialisée peut accélérer significativement tes résultats en ciblant précisément les opportunités à plus forte valeur ajoutée.

❓ Questions frequentes

Google compte-t-il les liens internes dans cette statistique ou uniquement les backlinks ?
Google ne précise pas. Si les liens internes sont inclus, cela gonfle mécaniquement le pourcentage de liens suivis (la majorité des sites ne mettent pas de nofollow en interne). La statistique serait alors moins pertinente pour évaluer les pratiques de netlinking externe.
Un site avec 100% de liens sortants en nofollow est-il pénalisé par Google ?
Non, aucune pénalité directe. Mais Google peut interpréter cette pratique comme un manque de confiance éditoriale ou une sur-optimisation défensive. Les liens éditoriaux vers des sources de qualité devraient rester suivis pour paraître naturel.
Le nofollow est-il vraiment devenu un simple hint depuis 2020 ou Google l'ignore-t-il toujours ?
Google a confirmé le passage en hint, signifiant qu'il peut choisir de suivre certains liens nofollow. En pratique, les observations terrain suggèrent que Google suit effectivement certains nofollow sur des plateformes mainstream, mais cela reste marginal et imprévisible.
Les liens depuis des sites avec un faible Domain Rating transmettent-ils vraiment du PageRank ?
Oui, mais en quantité marginale. Un lien suivi depuis un DR10 transmet infiniment moins de jus qu'un lien suivi depuis un DR70. Le volume ne compense pas la qualité : 100 liens DR10 ne valent pas 1 lien DR70.
Faut-il privilégier un lien nofollow depuis un site DR80 ou un lien suivi depuis un site DR30 ?
Dépend de tes objectifs. Pour le trafic immédiat et la notoriété, le DR80 l'emporte même en nofollow. Pour l'impact SEO pur (ranking), le lien suivi DR30 apporte plus de jus mesurable, mais l'écart d'autorité peut compenser via d'autres signaux (brand mentions, CTR).
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