Declaration officielle
Autres déclarations de cette vidéo 8 ▾
- 3:44 Faut-il vraiment corriger tous les problèmes du rapport d'indexation ?
- 4:07 Pourquoi faut-il arrêter d'utiliser le rapport d'indexation comme un inventaire ?
- 6:31 Faut-il vraiment s'inquiéter des erreurs 404 dans Search Console ?
- 17:47 Faut-il vraiment cliquer sur « Marqué comme corrigé » dans la Search Console ?
- 20:59 Votre CDN ou hébergeur peut-il saboter votre indexation sans que vous le sachiez ?
- 21:16 Pourquoi Google indexe-t-il moins de pages quand vous avez beaucoup de contenu exploré mais ignoré ?
- 24:00 La performance globale d'une page pèse-t-elle vraiment autant que le contenu en SEO ?
- 29:02 Faut-il vraiment indexer toutes vos pages pour ranker efficacement ?
Martin Splitt affirme que le rapport d'indexation Search Console n'est pas une to-do list de corrections à effectuer. Les pages non indexées ne signalent pas forcément un problème technique ou stratégique. L'enjeu est de vérifier que le comportement d'indexation correspond à votre intention initiale, pas de tout indexer coûte que coûte.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google remet-il en question l'obsession des pages non indexées ?
Pendant des années, les SEO ont traité le rapport d'indexation comme un tableau de bord de santé technique. Une page non indexée déclenchait un réflexe : identifier la cause, corriger, soumettre à nouveau. Cette approche part du principe que toutes les pages d'un site méritent l'indexation.
Google challenge cette logique. Splitt suggère que l'indexation n'est pas une fin en soi, mais un choix stratégique. Certaines pages (filtres, résultats de recherche interne, archives profondes) ne génèrent aucune valeur dans l'index. Les exclure volontairement via robots.txt ou noindex relève de l'optimisation, pas de l'erreur.
Que signifie concrètement « vérifier si le site fonctionne comme prévu » ?
L'idée est de croiser le statut d'indexation réel avec l'intention initiale. Si une catégorie produit peu stratégique est non indexée, c'est peut-être cohérent avec votre architecture. Si une page prioritaire est exclue, là oui, il y a un problème.
Cette approche exige un audit d'intention préalable : quelles pages doivent absolument être indexées, lesquelles sont optionnelles, lesquelles doivent être exclues ? Sans cette cartographie, impossible de juger si un statut non indexé est normal ou problématique.
En quoi cette posture diffère-t-elle de la doctrine SEO classique ?
La doctrine classique valorise la maximisation de l'indexation : plus de pages indexées = plus de points d'entrée = plus de trafic. Ce modèle fonctionnait quand Google indexait agressivement et que le crawl budget était moins contraint.
Aujourd'hui, Google priorise la qualité de l'index et pénalise implicitement les sites qui diluent leur signal avec du contenu faible. Splitt le dit sans détour : arrêtez de tout vouloir indexer. Concentrez-vous sur ce qui compte. C'est un virage stratégique majeur.
- Le rapport d'indexation n'est pas un outil de correction automatique, mais un outil de vérification d'intention.
- Les pages non indexées ne sont pas des erreurs par défaut : elles peuvent refléter une stratégie d'exclusion volontaire.
- Google valorise désormais la densité de valeur dans l'index plutôt que le volume brut de pages.
- Un audit d'indexation efficace commence par définir ce qui doit et ne doit pas être indexé.
- Cette approche exige une cartographie documentée des intentions d'indexation par type de page.
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les pratiques observées sur le terrain ?
Oui et non. Sur les gros sites e-commerce ou médias, on observe effectivement que Google indexe de moins en moins agressivement. Les pages à faible demande de recherche, même techniquement accessibles, restent souvent en Discovered - Currently not indexed. Ce n'est pas un bug, c'est une priorisation algorithmique.
Par contre, affirmer que « les pages non indexées ne sont pas des erreurs » reste trop vague [A vérifier]. Splitt ne donne aucun critère objectif pour distinguer un non-indexé normal d'un non-indexé problématique. Un site de 500 pages avec 350 pages non indexées peut avoir un problème structurel réel, même si Google suggère le contraire.
Quelles nuances faut-il apporter à cette doctrine ?
La posture de Google fonctionne si votre architecture d'information est propre. Si votre site génère massivement du contenu dupliqué, des paramètres d'URL chaotiques ou des paginations infinies, le non-indexé massif n'est pas une stratégie, c'est un symptôme. Distinguer les deux exige une expertise que Google ne fournit pas dans Search Console.
Autre point : cette logique s'applique mal aux petits sites. Un site de 20 pages avec 12 pages non indexées a probablement un problème technique ou de qualité, peu importe ce que dit Splitt. Le discours de Google est calibré pour les gros acteurs qui sur-indexent, pas pour les TPE qui peinent à indexer leur catalogue.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle absolument pas ?
Si vos pages stratégiques (fiches produits phares, articles piliers, landing pages campagnes) tombent en Crawled - Currently not indexed, ne vous cachez pas derrière cette déclaration. C'est un signal d'alerte : faible autorité, contenu insuffisant, cannibalisation interne, ou déficit de crawl budget.
Google ne dit jamais explicitement que certaines pages méritent d'être indexées mais ne le sont pas. C'est pourtant la réalité quotidienne de dizaines de milliers de sites. Si votre contenu est unique, utile, bien structuré et non indexé, vous avez un problème réel, pas une « vérification à faire ».
Impact pratique et recommandations
Comment auditer intelligemment son indexation après cette déclaration ?
Créez un tableau de cartographie d'intention par type de page. Colonne 1 : type de page (fiche produit, catégorie, blog, filtre). Colonne 2 : intention d'indexation (oui, non, indifférent). Colonne 3 : statut réel dans Search Console. Colonne 4 : écart à corriger ou à documenter.
Cet exercice force à prendre position. Si vous ne savez pas répondre à « cette page doit-elle être indexée ? », vous n'avez pas de stratégie d'indexation. Google ne résoudra pas ce flou à votre place. L'algorithme priorise selon ses propres critères, qui ne sont pas les vôtres.
Quelles erreurs éviter face à un rapport d'indexation dégradé ?
Erreur 1 : soumettre massivement des URLs non indexées via l'outil d'inspection. Si Google a décidé de ne pas indexer, forcer l'indexation manuelle ne change rien à moyen terme. Vous traitez le symptôme, pas la cause (faible autorité, contenu insuffisant, crawl budget épuisé).
Erreur 2 : paniquer sur les Discovered - Currently not indexed sans analyser le contexte. Si ce sont des pages de pagination profondes ou des filtres à facettes multiples, c'est peut-être normal. Si ce sont vos 50 meilleures fiches produits, là oui, il y a urgence.
Comment distinguer un non-indexé stratégique d'un non-indexé problématique ?
Posez-vous trois questions. 1) Cette page a-t-elle un potentiel de trafic organique identifié (volumes de recherche, mots-clés cibles) ? 2) Cette page reçoit-elle du maillage interne depuis des pages stratégiques ? 3) Cette page présente-t-elle un contenu unique et substantiel ?
Si les trois réponses sont oui et que la page n'est pas indexée, vous avez un problème réel. Si deux réponses sur trois sont non, le non-indexé peut être cohérent. Cette grille évite les fausses alertes et priorise les vraies urgences.
Ces arbitrages demandent une vision d'ensemble de l'architecture, du crawl budget, de l'autorité de domaine et des signaux de qualité. Si vous manquez de ressources internes ou d'expertise technique pour conduire cet audit, un accompagnement par une agence SEO spécialisée peut vous faire gagner des mois et éviter des erreurs coûteuses.
- Cartographier l'intention d'indexation par type de page avant d'analyser Search Console
- Identifier les écarts entre intention et réalité, pas seulement les pages non indexées
- Prioriser les corrections sur les pages à fort potentiel de trafic organique
- Ne pas soumettre manuellement des URLs sans corriger la cause racine du non-indexé
- Documenter les exclusions volontaires pour éviter les fausses alertes récurrentes
- Monitorer l'évolution mensuelle du ratio indexé/non indexé par type de page
❓ Questions frequentes
Toutes les pages d'un site doivent-elles nécessairement être indexées ?
Comment savoir si une page non indexée pose vraiment problème ?
Le statut Discovered - Currently not indexed signifie-t-il un problème technique ?
Faut-il soumettre manuellement les URLs non indexées via l'outil d'inspection ?
Cette approche s'applique-t-elle aux petits sites comme aux gros sites ?
🎥 De la même vidéo 8
Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 31 min · publiée le 16/07/2026
🎥 Voir la vidéo complète sur YouTube →
💬 Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.