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Google dépréciera le Structured Data Testing Tool général au profit du Rich Results Test, un outil centré sur ce qui s'affiche réellement dans les résultats de recherche. Cette décision vise à réduire la confusion : beaucoup de données structurées valides techniquement ne génèrent aucun affichage enrichi. Pour les praticiens SEO, cela impose un changement de diagnostic et une réévaluation des priorités d'implémentation selon leur éligibilité aux rich snippets.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google retire-t-il un outil qui fonctionnait parfaitement ?
Le Structured Data Testing Tool validait n'importe quel type de données structurées — Schema.org, Open Graph, vocabulaire custom — sans distinction sur leur utilité pour la Search. Ce fonctionnement créait une attente irréaliste : un marquage validé techniquement ne garantit absolument pas un affichage enrichi dans les SERPs.
Google a observé que de nombreux webmasters implémentaient des types de schema inutiles pour leur industrie, simplement parce que l'outil les validait sans erreur. Le Rich Results Test, lui, se concentre exclusivement sur les types de données structurées que Google exploite activement pour générer des rich snippets, knowledge panels ou autres éléments enrichis. Cette décision est une clarification stratégique : privilégier la pertinence business sur la conformité technique.
Quelle différence concrète entre les deux outils ?
Le Structured Data Testing Tool scannait tous les types de markup structuré présents sur une page, qu'ils soient exploités par Google ou non. Il détectait les erreurs de syntaxe JSON-LD, Microdata ou RDFa, et affichait un rapport exhaustif.
Le Rich Results Test, en revanche, filtre drastiquement : il ne remonte que les types de schema éligibles aux résultats enrichis dans Google Search. Si votre markup est techniquement parfait mais concerne un type de contenu non pris en charge (par exemple, un schema MedicalEntity sans être une page santé certifiée), l'outil ne le signalera même pas. Cette approche force à se poser la bonne question : mon markup sert-il réellement mon référencement, ou est-ce de la décoration inutile ?
Quels types de données structurées restent pertinents après ce changement ?
Google maintient un catalogue limité de types de schema qu'il exploite activement : Product, Recipe, Event, Article, FAQ, HowTo, Job Posting, Local Business, Review, Video, Breadcrumb, Course. Ce sont ces structures que le Rich Results Test diagnostiquera. Tout le reste — même parfaitement implémenté — ne génère aucun bénéfice visible dans les résultats de recherche.
Cette distinction est capitale pour prioriser vos ressources techniques. Si vous avez implémenté des dizaines de types de schema « au cas où », vous découvrirez rapidement que seuls quelques-uns sont réellement utiles. Le reste relève du wishful thinking ou de la conformité théorique sans impact mesurable.
- Concentrez-vous sur les types de schema documentés dans la galerie de résultats enrichis de Google, qui liste exhaustivement ce qui peut apparaître dans les SERPs.
- Abandonnez les implémentations exotiques ou expérimentales — elles consomment du temps de développement sans ROI.
- Testez systématiquement avec le Rich Results Test, pas avec des validateurs tiers qui ne reflètent pas les critères réels de Google.
- Surveillez les warnings dans Search Console, car Google peut refuser l'affichage enrichi même si le markup est techniquement valide (contenu trompeur, violation de guidelines, etc.).
- Préparez-vous à une maintenance simplifiée : moins de types de schema à suivre signifie moins de mises à jour à gérer lors des évolutions de spec.
Avis d'un expert SEO
Cette décision est-elle cohérente avec les pratiques observées sur le terrain ?
Totalement. On constate depuis des années un fossé massif entre validation technique et affichage réel. Des sites avec un markup parfait en JSON-LD ne déclenchent aucun rich snippet, tandis que d'autres avec des erreurs mineures apparaissent en rich results sans problème. Google a toujours été sélectif sur ce qu'il affiche, mais les outils ne reflétaient pas cette réalité.
Le retrait du Structured Data Testing Tool est un aveu implicite : l'outil créait plus de confusion qu'il n'en résolvait. En obligeant les SEO à se concentrer sur le Rich Results Test, Google force une discipline salutaire — arrêter de traiter les données structurées comme une checklist à cocher, et commencer à les voir comme un levier conditionnel. [A vérifier] : Google n'a jamais publié de statistiques sur le taux d'utilisation réelle des rich snippets par type de schema, ce qui aurait clarifié quelles implémentations sont vraiment prioritaires.
Quelles nuances faut-il apporter à cette annonce de Mueller ?
Premier point : le timing. Cette dépréciation intervient alors que Google multiplie les types de résultats enrichis (vidéos, FAQ, produits, recettes). Paradoxalement, les données structurées sont plus importantes que jamais — mais seulement si elles visent les bons objectifs. Mueller ne dit pas « les données structurées sont moins importantes », il dit « cessez de perdre du temps sur ce qui ne sert à rien ».
Deuxième nuance : certains types de schema non affichés en rich snippets peuvent quand même avoir un impact indirect. Par exemple, Organization et WebSite aident Google à comprendre l'architecture du site et la sitelinks searchbox, même si ces éléments n'apparaissent pas toujours. Le Rich Results Test ne les détectera pas, mais ils restent utiles. C'est là que le changement d'outil crée un angle mort : vous devrez utiliser des validateurs tiers pour ces cas edge.
Troisième point, et c'est crucial : Google ne publie pas toujours à l'avance les nouveaux types de résultats enrichis qu'il teste. Si vous attendez que le Rich Results Test détecte un type de schema, vous êtes déjà en retard sur les early adopters qui ont implémenté dès l'annonce. Soyons honnêtes — ce changement d'outil privilégie les réactifs au détriment des proactifs.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si vous travaillez dans des secteurs réglementés où les données structurées servent d'autres systèmes que Google Search (agrégateurs de données santé, flux produits pour marketplaces, réseaux sociaux qui exploitent Open Graph), le Structured Data Testing Tool général reste pertinent. Google le dépréciera, mais vous devrez continuer à utiliser des validateurs alternatifs comme schema.org's validator ou des outils tiers.
Autre cas : si vous implémentez du markup pour des moteurs verticaux (Google Jobs, Google Travel, Google Shopping feed), ces systèmes ont leurs propres critères de validation, souvent plus stricts que le Rich Results Test. Le changement d'outil n'affecte pas ces workflows — vous continuerez à tester via les outils dédiés (Merchant Center diagnostics, Job Posting validator, etc.).
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement dans les prochaines semaines ?
Première étape : auditer vos implémentations actuelles avec le Rich Results Test au lieu du Structured Data Testing Tool. Passez en revue toutes vos pages critiques — catégories, fiches produits, articles, landing pages — et identifiez ce qui déclenche effectivement un résultat enrichi versus ce qui est simplement validé sans affichage.
Documentez précisément les écarts entre markup présent et markup exploité. Si vous avez 12 types de schema implémentés mais que seuls 3 génèrent des rich snippets, vous avez un problème de priorisation — ou un gisement d'opportunités manquées. Cette phase de diagnostic est critique pour rationaliser vos efforts futurs.
Quelles erreurs éviter lors de la migration vers le Rich Results Test ?
Ne commettez pas l'erreur de supprimer du markup validé techniquement simplement parce que le Rich Results Test ne le détecte pas. Certains types de schema (Organization, WebSite, BreadcrumbList) restent utiles même sans affichage direct en rich snippet. Ils contribuent à la compréhension globale de votre site par Google.
Autre piège : ne vous fiez pas aveuglément au Rich Results Test comme seul validateur. L'outil est limité aux types de résultats enrichis que Google affiche publiquement, mais il existe des signaux de markup que Google exploite sans les exposer visuellement. Utilisez schema.org validator ou des outils tiers pour une validation syntaxique complète, puis le Rich Results Test pour confirmer l'éligibilité aux affichages enrichis.
Et c'est là que ça coince : beaucoup de webmasters vont interpréter cette dépréciation comme un feu vert pour bâcler les données structurées. Erreur. Google simplifie l'outillage, mais les critères d'éligibilité aux rich snippets deviennent de plus en plus stricts (qualité du contenu, conformité guidelines, absence de spam). Un markup techniquement parfait ne suffit plus — il faut aussi un contenu qui mérite l'affichage enrichi.
Comment vérifier que mon site reste conforme après ce changement ?
Mettez en place un processus de monitoring continu dans Search Console, section Améliorations. Google y remonte les erreurs de données structurées par type (Product, Recipe, FAQ, etc.) avec des exemples d'URLs affectées. Surveillez particulièrement les warnings — ils signalent souvent des problèmes de contenu plutôt que de syntaxe.
Complétez ce suivi avec des tests réguliers via le Rich Results Test sur vos templates critiques, surtout après des mises à jour CMS ou des changements de structure de page. Si un type de résultat enrichi disparaît soudainement, vous saurez immédiatement si c'est un bug technique ou une décision algorithmique de Google de ne plus afficher ce type de snippet.
Gardez en tête que ces optimisations peuvent rapidement devenir complexes, surtout si votre site gère plusieurs types de contenu ou si vous devez coordonner des équipes dev et édito. Dans ces cas, faire appel à une agence SEO spécialisée peut accélérer significativement le diagnostic et l'implémentation, tout en évitant les faux pas coûteux sur des éléments aussi stratégiques que les données structurées.
- Remplacer systématiquement le Structured Data Testing Tool par le Rich Results Test dans vos processus de QA
- Auditer les types de schema actuellement implémentés et identifier ceux qui ne génèrent aucun affichage enrichi
- Prioriser les implémentations Product, Recipe, FAQ, HowTo selon votre typologie de contenu
- Configurer des alertes Search Console sur les erreurs de données structurées pour détecter les régressions rapidement
- Maintenir une documentation à jour des types de schema utilisés et de leur ROI mesurable (CTR, impressions, conversions)
- Tester chaque nouveau template ou modification de page avec le Rich Results Test avant mise en production
❓ Questions frequentes
Le Structured Data Testing Tool disparaît-il complètement ou reste-t-il accessible ?
Le Rich Results Test détecte-t-il tous les types de schema que Google exploite ?
Dois-je supprimer les types de schema non détectés par le Rich Results Test ?
Quels validateurs alternatifs utiliser pour vérifier la syntaxe technique complète ?
Cette dépréciation affecte-t-elle les données structurées pour Google Shopping ou Jobs ?
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