Declaration officielle
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Google affirme que les liens nofollow ne transmettent aucune valeur de PageRank, qu'ils soient en commentaires, dans le contenu ou sur les réseaux sociaux. Pour les SEO, cela signifie qu'un backlink nofollow n'apporte théoriquement aucun jus de lien direct. Pourtant, la réalité terrain montre que ces liens peuvent générer du trafic qualifié et contribuer à un profil de liens naturel.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie concrètement "aucune valeur de PageRank transmise" ?
Quand Google parle de transmission de PageRank, il évoque le mécanisme fondamental qui fait circuler l'autorité entre les pages web. Un lien classique (dofollow) agit comme un vote : il transfère une fraction de l'autorité de la page source vers la page cible. Ce transfert influence directement le classement dans les résultats.
L'attribut rel="nofollow" bloque cette transmission. Le robot de Google crawle toujours le lien, indexe la page cible si elle est accessible par ailleurs, mais le graphe de liens ne compte pas cette connexion dans le calcul d'autorité. C'est comme un panneau "passage interdit" pour le PageRank.
Pourquoi Google traite-t-il tous les nofollow de la même manière ?
La déclaration insiste sur un point crucial : l'emplacement du lien nofollow n'a aucune importance. Qu'il soit dans un commentaire de blog, au milieu d'un article éditorial ou partagé sur Twitter, le traitement reste identique. Cette uniformité vise à simplifier le système et éviter que les webmasters cherchent des failles selon le contexte.
Cette position se heurte pourtant à une réalité : un lien contextuel nofollow dans un article rédigé par un journaliste a une valeur qualitative différente d'un lien automatique en footer. Google peut analyser ces signaux contextuels même sans transférer de PageRank explicite. La déclaration officielle ne mentionne pas cette nuance.
Comment cette règle s'inscrit-elle dans l'évolution récente des attributs de lien ?
Depuis l'introduction des attributs rel="sponsored" et rel="ugc", Google a affiné sa grammaire de liens. Ces nouvelles balises permettent de catégoriser les liens (contenu sponsorisé, contenu généré par les utilisateurs) tout en conservant le comportement nofollow par défaut. L'algorithme peut désormais distinguer un lien publicitaire d'un lien de spam de commentaire.
Ce qui change depuis mars 2020, c'est que Google traite ces attributs comme des indices plutôt que des directives. En théorie, un lien marqué sponsored pourrait transmettre du PageRank si Google juge le contexte éditorial légitime. Dans la pratique, cette souplesse reste marginale et peu documentée.
- Zéro PageRank direct : un lien nofollow ne compte pas dans le calcul d'autorité de page
- Traitement uniforme : aucune différence entre commentaire, corps de texte ou réseau social
- Crawl maintenu : Google suit le lien pour découvrir du contenu, mais sans transfert d'autorité
- Indices contextuels : l'algorithme peut analyser la qualité éditoriale même sans compter le lien
- Evolution progressive : les attributs sponsored et ugc affinent la classification sans garantir de PageRank
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle vraiment absolue sur le terrain ?
La formulation de Google est catégorique, mais la réalité observée est plus floue. Des tests menés par plusieurs SEO montrent que des pages recevant uniquement des liens nofollow de sites autoritaires peuvent quand même progresser dans les SERP. Corrélation n'est pas causalité, certes, mais le phénomène interroge.
Plusieurs hypothèses coexistent. D'abord, ces liens peuvent générer du trafic qualifié qui améliore les signaux utilisateurs (taux de clic, temps sur site). Ensuite, Google pourrait utiliser ces liens comme signaux de pertinence thématique sans pour autant transférer du PageRank comptable. Enfin, certains liens nofollow peuvent être ignorés par l'algorithme si le contexte suggère qu'ils sont éditoriaux légitimes. [A vérifier] : aucune donnée publique ne confirme cette dernière hypothèse.
Quelles incohérences observe-t-on dans les pratiques Google ?
Google recommande d'utiliser rel="nofollow" pour tous les liens payants, mais paradoxalement, de nombreux sites e-commerce avec des milliers de liens affiliés (techniquement payants) ne semblent pas pénalisés s'ils n'appliquent pas cette directive. Le moteur semble tolérer un certain flou quand le contexte éditorial reste cohérent.
Autre incohérence : les liens en JavaScript non crawlés n'ont ni attribut nofollow ni PageRank transmis, mais Google ne les traite pas pour autant comme des liens nofollow classiques. Le crawler peut les découvrir lors du rendu, créant une zone grise entre "lien invisible" et "lien non valorisé". Cette ambiguïté montre que le système est plus complexe que la déclaration officielle ne le laisse entendre.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas comme prévu ?
Certains CMS et plateformes appliquent le nofollow par défaut de manière trop agressive. Wikipedia, par exemple, met tous ses liens externes en nofollow, mais cela n'empêche pas ces liens d'avoir une valeur indirecte massive : découvrabilité, trafic, crédibilité perçue. Un lien Wikipedia booste rarement le PageRank direct, mais il peut déclencher d'autres liens dofollow.
Les réseaux sociaux sont un autre cas limite. Facebook, Twitter, LinkedIn appliquent systématiquement le nofollow, pourtant un contenu viral sur ces plateformes peut générer des centaines de backlinks dofollow secondaires depuis des blogs et médias. Le nofollow initial agit comme étincelle sans être lui-même du fuel pour le PageRank.
Impact pratique et recommandations
Faut-il ignorer complètement les opportunités de liens nofollow ?
Non, ce serait une erreur stratégique. Un lien nofollow de qualité reste précieux pour trois raisons : il diversifie votre profil de liens (un profil 100% dofollow paraît suspect), il génère du trafic qualifié, et il peut indirectement déclencher des liens dofollow organiques si le contenu cible est solide.
Priorisez les liens nofollow quand ils viennent de sources autoritaires thématiques : un lien du New York Times en nofollow vaut mieux qu'un dofollow d'un annuaire obscur. Le trafic et la crédibilité perçue compensent largement l'absence de PageRank direct. Évitez en revanche de payer pour des liens nofollow purs, sauf si l'objectif est strictement du trafic.
Comment auditer le ratio dofollow/nofollow de son profil de liens ?
Utilisez des outils comme Ahrefs, Majestic ou Semrush pour extraire votre profil complet. Un ratio naturel se situe généralement entre 60/40 et 80/20 en faveur des dofollow, mais cela varie selon le secteur. Un site e-commerce aura plus de nofollow (comparateurs, avis) qu'un blog éditorial.
Surveillez les changements brusques. Si 50% de vos backlinks dofollow passent soudainement en nofollow, cela peut indiquer une action manuelle de Google ou un changement de politique d'un partenaire. Documentez ces évolutions pour anticiper les fluctuations de trafic.
Quelles erreurs critiques éviter avec les attributs nofollow ?
La plus courante : appliquer du nofollow sur des liens internes stratégiques par erreur. Certains développeurs mettent du nofollow sur les menus ou les liens de pagination, ce qui bloque la circulation du PageRank interne et nuit au crawl. Auditez systématiquement vos templates.
Autre piège : oublier de migrer vers rel="sponsored" pour les liens affiliés ou payants. Depuis 2020, Google préfère cette annotation plus explicite. Un lien publicitaire marqué seulement nofollow risque d'être mal interprété, surtout si le contexte n'est pas clair. Mieux vaut combiner : rel="nofollow sponsored".
- Accepter les liens nofollow de sites autoritaires pour le trafic et la diversité
- Vérifier le ratio dofollow/nofollow avec Ahrefs ou Majestic tous les trimestres
- Éviter le nofollow sur les liens internes stratégiques (navigation, maillage thématique)
- Utiliser rel="sponsored" pour les liens affiliés et rel="ugc" pour le contenu utilisateur
- Surveiller les changements massifs de profil de liens via la Search Console
- Ne jamais payer pour des liens nofollow sauf si l'objectif est strictement du trafic qualifié
❓ Questions frequentes
Un lien nofollow aide-t-il quand même à l'indexation d'une page ?
Les liens nofollow des réseaux sociaux ont-ils un impact SEO indirect ?
Faut-il mettre du nofollow sur tous les liens affiliés ?
Un profil de liens 100% dofollow est-il suspect pour Google ?
Peut-on combiner plusieurs attributs de lien (nofollow + sponsored) ?
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