Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

L'utilisation de liens nofollow est recommandée lors de la création de contenu de publication invité pour éviter les problèmes de manipulation des liens. Cela contribue à la visibilité de la marque sans affecter négativement l'évaluation des liens.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 1h09 💬 EN 📅 14/06/2019 ✂ 10 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 7 ans)
TL;DR

Google recommande d'utiliser l'attribut nofollow sur les liens issus de contenus invités pour éviter toute suspicion de manipulation. Cette directive vise à protéger les sites éditeurs contre d'éventuelles pénalités liées aux schémas de liens artificiels. Concrètement, cela signifie que le guest blogging doit être envisagé comme un levier de visibilité pure, sans bénéfice SEO direct via le transfert de PageRank.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi Google insiste-t-il sur le nofollow dans les publications invitées ?

La position de Google repose sur une crainte historique : les réseaux de blogs invités massifs ont longtemps été détournés pour manipuler le classement. Depuis Matt Cutts en 2014, la firme de Mountain View martèle que tout lien obtenu via un article invité doit être considéré comme potentiellement problématique s'il transfère du jus SEO.

John Mueller précise ici que l'usage du nofollow permet de sécuriser la démarche. Le message sous-jacent ? Google ne veut pas que vous achetiez du positionnement déguisé en collaboration éditoriale. Le nofollow devient alors une forme de déclaration d'intention : "ce lien sert la notoriété, pas le ranking".

Qu'est-ce qui distingue un guest post légitime d'un schéma manipulateur ?

La frontière est floue — et c'est précisément le problème. Un contenu invité de qualité publié sur un média pertinent devrait, en théorie, mériter un lien dofollow. Mais Google préfère une règle binaire : si le lien est dans un article que vous n'avez pas écrit pour votre propre site, mettez-le en nofollow.

Cette directive ignore volontairement les nuances. Un expert qui contribue à un blog sectoriel reconnu apporte de la valeur, mais Google préfère jouer la carte de la prudence maximale. Résultat : même les collaborations éditoriales saines se retrouvent sous le même parapluie que les fermes de contenu.

Le nofollow annule-t-il vraiment tout bénéfice SEO du guest blogging ?

Pas tout à fait. Même avec un attribut nofollow, un lien depuis un site à forte autorité thématique génère du trafic qualifié, renforce la reconnaissance de marque, et peut indirectement influencer les signaux de recherche brandée. Google capte ces interactions utilisateurs.

Par ailleurs, le nofollow n'est désormais qu'un indice (hint) depuis 2019, pas une directive absolue. Google peut choisir de suivre ou non le lien pour le crawl et l'indexation. Mais côté PageRank, la consigne officielle reste stricte : ne comptez pas dessus.

  • Le nofollow protège le site hôte contre les risques de pénalité liés aux schémas de liens.
  • Le guest blogging reste un levier de visibilité — branding, trafic, notoriété sectorielle — même sans transmission de jus SEO.
  • Google traite le nofollow comme un "hint" depuis mars 2019, mais ne garantit aucun bénéfice ranking.
  • La distinction entre contenu légitime et manipulation repose sur l'intention éditoriale, rarement évidente aux yeux de l'algorithme.
  • Un lien nofollow bien placé peut quand même générer du trafic référent qualifié et des conversions.

Avis d'un expert SEO

Cette directive est-elle cohérente avec les pratiques observées sur le terrain ?

Oui et non. Dans la pratique, les médias de premier plan (Forbes, TechCrunch, grandes publications sectorielles) posent effectivement du nofollow systématique sur les liens auteur ou contributeur externe. Ils appliquent cette règle par prudence juridique et éditoriale, indépendamment des Guidelines Google.

En revanche, de nombreux blogs de niche autoritaires continuent d'accorder des liens dofollow dans les guest posts de qualité, sans subir de pénalité visible. La réalité algorithmique est plus nuancée que le discours officiel : Google semble tolérer les dofollow quand le contexte éditorial et la qualité du contenu sont au rendez-vous. [A vérifier] : aucune donnée publique ne confirme un taux de pénalité élevé sur ce segment précis.

Quelles nuances faut-il apporter à cette recommandation ?

Premier point : Google parle de "création de contenu de publication invité", formulation volontairement large. Cela inclut-il un article co-écrit avec l'équipe éditoriale du site hôte ? Un expert qui rédige une tribune mensuelle pour un média sectoriel ? La consigne reste binaire, alors que la réalité éditoriale est un spectre.

Deuxième nuance : Mueller mentionne "éviter les problèmes de manipulation des liens", mais ne précise pas le seuil de risque. Un site avec 2-3 guest posts dofollow par an court-il le même danger qu'une plateforme qui en publie 50 par mois ? Le volume, la diversité des ancres, la pertinence thématique jouent probablement un rôle déterminant — mais Google refuse de documenter ces variables.

Dans quels cas cette règle ne devrait-elle pas s'appliquer aveuglément ?

Si vous êtes un expert reconnu dans votre secteur et qu'un média de référence vous invite à publier une analyse approfondie, un lien dofollow vers votre site ou une ressource pertinente reste défendable. Le contexte éditorial prime : si l'article apporte une réelle valeur ajoutée et que le lien s'inscrit naturellement dans le propos, le risque de sanction manuelle est faible.

Mais attention : cette tolérance n'est jamais garantie. Google peut changer de curseur à tout moment, et une action manuelle reste possible si l'équipe spam détecte un pattern systématique. Soyons honnêtes : jouer avec cette zone grise demande une expertise pointue et une lecture fine des Quality Rater Guidelines.

Si votre stratégie de netlinking repose majoritairement sur des guest posts dofollow, vous êtes exposé à un risque de reclassement algorithmique ou d'action manuelle en cas de mise à jour des filtres anti-spam. Diversifiez vos sources de liens et privilégiez les mentions naturelles.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement si vous publiez ou acceptez du contenu invité ?

Côté éditeur (celui qui héberge le guest post), la consigne est claire : imposez systématiquement l'attribut rel="nofollow" ou rel="sponsored" sur tout lien sortant dans un contenu rédigé par un tiers. Cela vous protège contre d'éventuelles sanctions liées aux schémas de liens non naturels. Documentez cette politique dans vos guidelines contributeurs.

Côté contributeur (celui qui rédige le guest post), acceptez que le bénéfice principal soit la visibilité, le trafic qualifié et la notoriété sectorielle. Ne négociez jamais un lien dofollow comme condition de publication — cela transforme la collaboration en échange de liens, ce que Google cible frontalement. Concentrez-vous sur la qualité éditoriale et l'alignement thématique.

Quelles erreurs éviter dans la mise en œuvre de cette recommandation ?

Erreur classique : poser du nofollow uniquement sur les liens "commerciaux" et laisser en dofollow les liens vers des ressources externes "utiles". Google ne fait pas cette distinction. Si le contenu est rédigé par un auteur externe dans un objectif promotionnel, tous les liens doivent être traités de manière cohérente.

Autre piège : utiliser du nofollow en apparence tout en masquant des redirections dofollow côté serveur ou via JavaScript. Ces techniques sont détectées et peuvent entraîner des pénalités bien plus sévères qu'un simple lien dofollow assumé. La transparence reste la meilleure défense face aux audits manuels.

Comment vérifier que votre site respecte cette directive ?

Auditez régulièrement vos contenus publiés avec un crawler SEO (Screaming Frog, Oncrawl, Botify) pour lister tous les liens sortants présents dans les articles invités. Croisez ces données avec votre CMS : identifiez les auteurs non-permanents, puis vérifiez que leurs liens portent bien l'attribut adéquat.

Si vous découvrez des guest posts anciens avec des liens dofollow, deux options : soit vous les passez en nofollow (solution prudente), soit vous évaluez au cas par cas la qualité éditoriale et le risque réel. Un article de fond publié il y a trois ans sur un site thématique avec un lien contextuel pertinent ne justifie pas forcément une modification rétroactive — mais un pattern de 20 guest posts dofollow en six mois, oui.

  • Imposer rel="nofollow" ou rel="sponsored" sur tous les liens sortants dans les contenus invités que vous publiez.
  • Documenter cette politique dans vos guidelines contributeurs et la faire signer explicitement.
  • Auditer régulièrement vos contenus publiés avec un crawler pour détecter les liens dofollow non conformes.
  • Ne jamais négocier un lien dofollow comme condition de publication d'un guest post — cela transforme la démarche en schéma de liens.
  • Privilégier la qualité éditoriale et l'alignement thématique plutôt que le volume de publications invitées.
  • Diversifier vos leviers d'acquisition de liens pour ne pas dépendre uniquement du guest blogging.
L'application rigoureuse de cette directive demande une surveillance technique continue et une coordination éditoriale fine entre vos équipes, vos contributeurs externes et vos outils SEO. Ces optimisations peuvent rapidement devenir complexes à piloter en interne, surtout si vous gérez plusieurs sites ou un volume élevé de contenus invités. Faire appel à une agence SEO spécialisée permet de structurer ces process, d'automatiser les audits et de sécuriser votre stratégie de netlinking sur le long terme.

❓ Questions frequentes

Dois-je mettre tous les liens de mes guest posts en nofollow, même ceux vers des ressources purement informatives ?
Oui, selon Google. La recommandation ne distingue pas les liens commerciaux des liens éditoriaux : dès qu'un contenu est rédigé par un contributeur externe, tous les liens sortants doivent porter un attribut nofollow ou sponsored pour éviter tout risque de manipulation.
Un lien nofollow dans un guest post a-t-il encore une valeur SEO indirecte ?
Oui, via le trafic qualifié, la notoriété de marque et les signaux comportementaux qu'il génère. Un visiteur qui découvre votre site via un guest post peut ensuite chercher votre marque sur Google, ce qui renforce vos signaux de recherche brandée.
Puis-je risquer une pénalité si je laisse quelques liens dofollow dans des guest posts de haute qualité ?
Le risque existe, mais il dépend du volume, de la fréquence et de la qualité éditoriale. Google tolère mieux les exceptions isolées sur des médias autoritaires que les patterns systématiques. En cas de doute, le nofollow reste la solution la plus sûre.
Faut-il modifier rétroactivement les anciens guest posts pour ajouter du nofollow ?
Pas forcément. Évaluez le contexte : un article de fond publié il y a trois ans avec un lien pertinent ne justifie pas nécessairement une modification. En revanche, un pattern de dizaines de guest posts dofollow récents doit être corrigé rapidement.
Le rel='sponsored' est-il préférable au rel='nofollow' pour les liens de guest posts ?
Les deux fonctionnent. Le sponsored est sémantiquement plus précis si le contenu invité a une dimension commerciale ou promotionnelle. Le nofollow reste accepté et largement utilisé. L'important est de signaler à Google que le lien ne doit pas influencer le classement.
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