Que dit Google sur le SEO ? /
Quiz SEO Express

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Declaration officielle

Lorsque vous utilisez des images contenant du texte sur votre site, fournissez également une version texte pour aider les moteurs de recherche et les utilisateurs avec des connexions lentes qui peuvent avoir du mal à charger les images.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 1h39 💬 EN 📅 02/03/2015 ✂ 10 déclarations
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📅
Declaration officielle du (il y a 11 ans)
TL;DR

Google confirme que les images contenant du texte doivent être accompagnées d'une version texte alternative. Cette directive vise deux publics distincts : les moteurs de recherche qui ne déchiffrent pas toujours le texte intégré dans une image, et les utilisateurs avec des connexions lentes. L'enjeu dépasse le simple alt tag : il s'agit de rendre accessible tout contenu textuel piégé dans un format image, sous peine de perdre sa valeur SEO.

Ce qu'il faut comprendre

Que signifie exactement "texte dans une image" ?

Google vise ici les infographies contenant des chiffres clés, les citations en format visuel, les menus de navigation transformés en images, ou encore les tableaux de prix capturés en screenshot. Dès qu'un contenu textuel porteur de sens est incrusté dans un fichier JPG, PNG ou WebP, il devient invisible pour les crawlers classiques.

L'OCR de Google progresse certes, mais reste peu fiable sur des polices stylisées, des contrastes faibles ou des superpositions complexes. Compter sur la reconnaissance automatique, c'est jouer à la roulette russe avec son référencement. Le texte extrait peut être tronqué, mal interprété, ou tout simplement ignoré si l'image pèse trop lourd et que le budget crawl est serré.

Pourquoi cette recommandation maintenant ?

Les sites modernes multiplient les contenus visuels riches sans se soucier de leur lisibilité technique. Les designers privilégient l'impact visuel, les marketeurs veulent des posts Instagram-compatibles, et le SEO récupère des pages bourrées d'images illisibles pour Googlebot.

Parallèlement, Google pousse son agenda Core Web Vitals et accessibilité. Une image de 2 Mo qui charge pendant 8 secondes sur une 3G, c'est un signal négatif double : UX dégradée et contenu inaccessible. En demandant une version texte, Google force les webmasters à repenser leur architecture de contenu.

Quelle différence avec l'attribut alt classique ?

L'attribut alt décrit traditionnellement ce que représente l'image : "Graphique montrant l'évolution du trafic organique". Ce que Google demande ici va plus loin : il faut reproduire le contenu textuel visible dans l'image elle-même.

Si ton infographie affiche "Le trafic mobile représente 63% des visites en e-commerce", cette statistique doit apparaître quelque part en HTML pur. L'alt ne suffit pas : il faut du texte crawlable adjacent, une légende structurée en <figcaption>, ou un paragraphe explicatif sous l'image. Google veut indexer le fond, pas juste l'enveloppe.

  • Distinguer alt descriptif et restitution textuelle : le premier dit ce qu'on voit, le second reproduit ce qu'on lit.
  • Privilégier le HTML natif pour tout contenu critique : titres, chiffres, arguments commerciaux ne doivent jamais être prisonniers d'une image.
  • Utiliser les balises sémantiques comme <figure> et <figcaption> pour lier visuellement et structurellement texte et image.
  • Anticiper les connexions lentes : même si ton image finit par charger, les 3-5 secondes d'attente créent un trou dans l'expérience utilisateur que Google pénalise.
  • Penser accessibilité totale : lecteurs d'écran, navigateurs en mode texte, extensions de blocage d'images, tous doivent accéder au contenu.

Avis d'un expert SEO

Cette directive reflète-t-elle vraiment les pratiques de ranking observées ?

Sur le terrain, on constate effectivement que les pages qui dupliquent en HTML le contenu textuel de leurs images performent mieux sur des requêtes informationnelles précises. Un site qui publie une infographie avec les stats en texte brut dessous capte plus de featured snippets qu'un concurrent qui se contente d'un alt générique.

Attention toutefois : Google ne pénalise pas frontalement l'absence de restitution textuelle. On observe plutôt une érosion progressive du potentiel de ranking. La page n'est pas blacklistée, elle passe juste à côté de signaux de pertinence que les concurrents captent. C'est une guerre d'usure, pas un coup de massue.

Quelles zones d'ombre subsistent dans cette recommandation ?

Google reste évasif sur le "comment" technique. Faut-il mettre le texte directement sous l'image ? Dans un accordéon replié ? En aria-label ? En longdesc ? En schema.org caption ? Aucune hiérarchie claire n'est donnée. [A vérifier] : les tests montrent que le texte visible prime, mais jusqu'où peut-on optimiser sans tomber dans le cloaking ?

Autre flou : la mention des "connexions lentes" semble renvoyer aux signaux Core Web Vitals et First Contentful Paint, mais Google ne quantifie jamais le seuil. Est-ce que 2 secondes de chargement d'image suffisent à déclencher une pénalité ? Mystère. On navigue à vue, en s'appuyant sur des corrélations terrain plutôt que sur des seuils documentés.

Dans quels cas peut-on ignorer cette règle sans risque majeur ?

Si ton image est purement décorative ou illustrative et ne porte aucun contenu textuel substantiel, cette directive ne s'applique pas. Une photo de produit avec juste le logo de la marque en incrustation n'a pas besoin d'une restitution textuelle lourde. Un alt classique suffit.

Les images de navigation ou UI critiques (menus en image, boutons call-to-action graphiques) sont un cas limite. Techniquement, Google recommande de les convertir en HTML + CSS depuis quinze ans. Si tu persistes à les garder en image, la restitution textuelle devient indispensable, mais tu combats déjà un handicap structurel. Franchement, migrer vers du HTML natif reste la seule vraie solution pérenne.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il auditer en priorité sur son site ?

Lance un crawl Screaming Frog ou Oncrawl en filtrant les images de plus de 100 Ko. Identifie celles qui portent des overlays textuels, des citations, des tableaux, des infographies. Cross-référence avec les pages à fort trafic : une infographie virale sans texte crawlable, c'est du potentiel SEO qui s'évapore.

Examine ensuite les pages de destination de campagnes (landing pages, pages produits phares). Elles abusent souvent d'images de type "hero" avec des promesses commerciales en gros titre. Si ce titre n'existe qu'en image, Google ne le voit pas. Teste manuellement en désactivant les images dans Chrome : ce qui disparaît doit être restitué en HTML.

Comment implémenter la restitution textuelle sans ruiner le design ?

La solution la plus SEO-friendly reste le texte visible sous ou à côté de l'image, stylisé pour s'intégrer au design. Utilise <figure> pour encapsuler l'image et <figcaption> pour le texte. Google adore cette sémantique et les lecteurs d'écran aussi.

Si ton équipe design refuse tout ajout visible, repli sur un paragraphe structuré avec sr-only (accessible aux lecteurs d'écran mais masqué visuellement) ou un accordéon "Voir la transcription". Évite le display:none pur qui peut être interprété comme du cloaking. Préfère clip ou position: absolute hors champ avec aria-hidden="false".

Quelles erreurs bloquent le plus souvent l'efficacité de cette optimisation ?

L'erreur classique : bourrer l'alt de 200 caractères en croyant que ça compense. L'alt n'est pas un champ de texte libre, c'est une description concise. Si ton infographie contient 8 statistiques et 3 conclusions, l'alt ne peut pas tout ingurgiter. Il faut un contenu HTML dédié.

Autre piège : utiliser une image SVG avec du texte en <text> et croire que c'est suffisant. Google crawle le SVG, mais son interprétation reste approximative. Mieux vaut doubler avec du HTML classique. Enfin, ne néglige pas le lazy loading agressif : si ton image contenant du texte n'apparaît qu'après un scroll infini, Googlebot peut ne jamais la voir.

  • Identifier toutes les images contenant du texte porteur de sens (infographies, citations, tableaux, menus)
  • Vérifier que chaque image critique possède une restitution textuelle en HTML crawlable et indexable
  • Utiliser <figure> et <figcaption> pour lier sémantiquement image et texte
  • Tester la page avec les images désactivées pour valider l'accessibilité totale du contenu
  • Optimiser le poids et le format des images (WebP, compression adaptative) pour réduire les temps de chargement
  • Éviter le display:none pour masquer la restitution textuelle, privilégier les techniques accessibles
La restitution textuelle des images n'est pas un gadget d'accessibilité, c'est un levier SEO direct sur les requêtes informationnelles et un signal UX surveillé par Core Web Vitals. Les sites qui l'ignorent perdent progressivement du terrain face à des concurrents qui offrent le même contenu en format crawlable. L'implémentation demande une coordination fine entre équipes techniques, design et contenu. Si cette coordination s'avère complexe ou si ton catalogue d'images est vaste, faire appel à une agence SEO spécialisée peut accélérer le déploiement et garantir une conformité durable sans dégrader l'expérience utilisateur.

❓ Questions frequentes

L'attribut alt suffit-il pour restituer le texte d'une infographie complexe ?
Non. L'alt décrit ce que représente l'image, il n'est pas conçu pour reproduire 200 mots de contenu textuel. Google recommande un texte HTML adjacent pour les contenus riches.
Le texte extrait par OCR de Google est-il fiable pour indexer mes images ?
Non. L'OCR de Google progresse mais reste peu fiable sur des polices stylisées, des contrastes faibles ou des superpositions complexes. Compter dessus, c'est prendre un risque inutile.
Puis-je masquer la restitution textuelle en CSS sans risque de pénalité ?
Oui, si tu utilises des techniques accessibles comme clip ou position absolute hors champ. Évite display:none qui peut être interprété comme du cloaking.
Les images SVG avec balises <text> sont-elles considérées comme du texte crawlable ?
Partiellement. Google crawle le SVG mais son interprétation reste approximative. Mieux vaut doubler avec du HTML classique pour les contenus critiques.
Cette recommandation s'applique-t-elle aux images purement décoratives ?
Non. Si l'image ne porte aucun contenu textuel substantiel (photo produit, illustration), un alt classique suffit. La directive vise les images contenant du texte porteur de sens.
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