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Google recommande de marquer les pages de résultats internes en noindex tout en laissant les liens en follow. L'objectif : permettre au robot de découvrir les pages de destination sans gaspiller du crawl budget sur des pages sans valeur éditoriale. Cette stratégie permet d'optimiser la circulation du PageRank interne tout en évitant la pollution de l'index par des milliers de pages de filtres.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google distingue-t-il noindex et nofollow sur les pages de résultats internes ?
La confusion vient d'une époque où noindex et nofollow étaient souvent couplés par réflexe. Pourtant, ces deux directives servent des objectifs différents. Le noindex dit à Google de ne pas stocker la page dans son index, tandis que le nofollow lui ordonne de ne pas suivre les liens présents sur cette page.
Sur une page de résultats de recherche interne (filtres, facettes, tri par prix, etc.), le contenu de la page elle-même n'a souvent aucune valeur : c'est une agrégation dynamique de produits ou d'articles déjà indexés ailleurs. Mais les liens vers les fiches produits ou articles qu'elle contient, eux, sont précieux pour le crawl.
Quelle est la mécanique concrète de cette stratégie ?
Quand vous appliquez noindex, follow sur une page de filtre e-commerce (ex : "Chaussures rouges taille 42"), Googlebot lit la page, suit tous les liens qu'elle contient, mais n'ajoute pas cette page de filtre à l'index. Résultat : vos fiches produits sont découvertes rapidement, sans que Google perde du temps à crawler des milliers de combinaisons de filtres.
C'est particulièrement puissant sur les gros catalogues. Un site avec 500 produits mais 20 000 combinaisons de filtres possibles peut garder un crawl budget propre en ne laissant indexer que les pages à forte valeur ajoutée. Google accède aux produits sans s'enliser dans la pagination infinie.
Cette directive s'applique-t-elle uniquement aux pages de résultats de recherche ?
Non. La logique vaut pour tout type de page intermédiaire : pages de pagination, pages de tri, pages de tags redondants, archives par date sur un blog. Dès qu'une page sert uniquement de hub de navigation sans apporter de contenu unique, le noindex, follow est une option pertinente.
Attention toutefois : si une page de catégorie contient du contenu éditorial original (intro optimisée, FAQ, guides), alors elle mérite probablement d'être indexée. La règle n'est pas absolue, elle dépend de la valeur éditoriale réelle de chaque type de page.
- Noindex, follow permet de découpler indexation et crawl : Google suit les liens sans stocker la page
- Particulièrement efficace sur les pages de filtres, facettes et pagination à faible valeur éditoriale
- Préserve le crawl budget en évitant l'indexation de milliers de pages redondantes
- Le PageRank continue de circuler vers les pages cibles via les liens en follow
- Ne pas appliquer aveuglément : évaluer la valeur éditoriale de chaque type de page avant décision
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, et c'est même l'une des rares où Google est parfaitement transparent. Les tests menés sur des sites e-commerce de taille moyenne (5 000 à 50 000 produits) montrent que le passage de noindex, nofollow à noindex, follow sur les pages de filtres accélère la découverte de nouveaux produits de 30 à 50 % en moyenne.
Le piège historique était de bloquer complètement le crawl via robots.txt ou nofollow, créant des orphelins de crawl : des produits découvrables uniquement via le sitemap XML, donc crawlés avec un délai significatif. Laisser les liens en follow résout ce problème sans polluer l'index.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Première exception : les pages de catégorie avec contenu éditorial substantiel. Si vous avez rédigé 800 mots sur "Comment choisir ses chaussures de trail", avec un maillage interne soigné et des liens externes pertinents, cette page a sa place dans l'index. Le noindex serait une erreur.
Deuxième exception : les sites avec un crawl budget extrêmement généreux. Sur un blog de 200 articles, Google crawle déjà tout sans effort. Complexifier la gestion des directives pour gagner 0,2 % de crawl budget n'a aucun sens. La stratégie noindex/follow est pensée pour les catalogues de milliers de pages.
Troisième nuance : certains CMS mal configurés interprètent noindex, follow comme un signal contradictoire et provoquent des comportements erratiques. [A vérifier] sur votre stack technique avant déploiement massif. Testez d'abord sur un échantillon de 50 à 100 pages.
Quelle erreur fréquente cette directive permet-elle d'éviter ?
L'erreur classique : bloquer les facettes dans robots.txt pour "gagner du crawl budget", tout en espérant que Google trouve quand même les produits via le sitemap. Résultat : les produits sont indexés, mais avec un délai de plusieurs semaines et sans bénéficier du PageRank transmis par les pages de catégorie.
Avec noindex, follow, les facettes deviennent des pages-relais efficaces : elles orientent Googlebot vers les fiches produits sans consommer de quota d'indexation. C'est un équilibre optimal entre découverte rapide et propreté de l'index. Aucune magie, juste de la logique.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site e-commerce ?
Commencez par cartographier vos types de pages : catégories principales, sous-catégories, filtres de prix, filtres de couleur, taille, marque, pages de tri, pagination. Pour chaque type, posez-vous la question : "Cette page apporte-t-elle du contenu unique ou est-elle juste une recombinaison d'éléments déjà indexés ailleurs ?"
Appliquez ensuite la directive meta robots noindex, follow sur les types de pages à faible valeur. En pratique, cela se fait souvent via des règles dans le CMS ou le template. Sur Shopify, PrestaShop ou WooCommerce, la plupart des modules SEO permettent de définir ces règles par pattern d'URL (ex : toute URL contenant "?sort=" ou "?filter=").
Comment vérifier que la stratégie fonctionne ?
Surveillez la Google Search Console, section Couverture. Les pages noindex doivent apparaître dans "Exclues par la balise noindex". Si elles persistent dans "Indexées", c'est que Google ignore la directive (cache agressif, directive mal placée dans le HTML, conflit avec le sitemap XML).
Vérifiez également les logs serveur : Googlebot doit continuer à crawler les pages noindex avec une fréquence raisonnable (signe qu'il suit bien les liens), mais sans les indexer. Si le crawl de ces pages chute brutalement, c'est que Google les traite comme du contenu bloqué, ce qui n'est pas l'effet recherché.
Quelles erreurs éviter lors du déploiement ?
Ne jamais appliquer noindex sur une page qui reçoit déjà du trafic organique qualifié. Avant toute modification, exportez les données Search Console pour identifier les pages de filtres ou de pagination qui génèrent des clics. Certaines combinaisons de filtres captent des requêtes long-tail rentables.
Évitez aussi de coupler noindex avec un canonical pointant vers une autre page. Google interprète cette combinaison comme contradictoire : le canonical dit "cette page est un doublon de X", le noindex dit "ne stocke pas cette page". Choisissez l'un ou l'autre selon le contexte, jamais les deux simultanément.
- Auditer les types de pages et identifier celles sans valeur éditoriale propre
- Implémenter noindex, follow via balise meta robots (pas via X-Robots-Tag HTTP si possible, pour plus de contrôle)
- Exclure ces pages du sitemap XML pour cohérence (Google n'indexe normalement pas ce qui est dans le sitemap avec noindex, mais autant éviter les signaux mixtes)
- Vérifier dans Search Console que les pages passent bien en "Exclues par noindex" sous 2 à 4 semaines
- Monitorer les logs pour confirmer que Googlebot continue de crawler ces pages régulièrement
- Tester d'abord sur un échantillon réduit (50-100 pages) avant déploiement massif
❓ Questions frequentes
Peut-on utiliser noindex, follow sur toutes les pages de pagination ?
Faut-il retirer les pages noindex du sitemap XML ?
Le PageRank circule-t-il vraiment via les liens en follow sur une page noindex ?
Que faire si une page de filtre génère déjà du trafic organique ?
Cette stratégie fonctionne-t-elle sur des sites hors e-commerce ?
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