Declaration officielle
Autres déclarations de cette vidéo 13 ▾
- 4:30 Comment anticiper les fluctuations de classement lors du déploiement progressif d'un algorithme mobile-friendly ?
- 7:16 Le contenu dupliqué nuit-il vraiment au référencement de votre site ?
- 19:39 Comment Google choisit-il entre HTTP et HTTPS quand les signaux de redirection sont contradictoires ?
- 20:00 Le sitemap peut-il vraiment empêcher la duplication interne de vos URLs ?
- 22:42 Hreflang : simple recommandation Google ou impératif technique pour votre SEO international ?
- 23:25 Les iframes créent-elles du contenu dupliqué pénalisant pour le SEO ?
- 25:16 Le choix mobile (responsive, URL séparées, dynamique) influence-t-il vraiment le classement Google ?
- 27:33 L'App indexing est-il vraiment un signal de classement à prioriser pour votre SEO mobile ?
- 28:30 Les sitemaps servent-ils vraiment à faire indexer vos pages par Google ?
- 29:50 Les pages noindex transmettent-elles vraiment du PageRank ?
- 45:38 Les redirections 301 suffisent-elles vraiment à préserver vos rankings lors d'une migration ?
- 55:07 Peut-on héberger son logo Schema.org sur un CDN externe sans pénalité SEO ?
- 57:26 Comment Google détecte-t-il vraiment les pages portes avec son nouvel algorithme ?
Google affirme que les liens naturels et informatifs ne nécessitent pas l'attribut nofollow, sauf en présence d'une relation commerciale avec le site cible. Le nofollow reste indispensable pour les liens payants afin d'éviter la transmission de PageRank. Concrètement, cela signifie que le nofollow systématique sur tous les liens sortants est inutile et potentiellement contre-productif pour votre stratégie de netlinking.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google distingue-t-il les liens naturels des liens commerciaux ?
La position de Google repose sur un principe simple : préserver l'intégrité du PageRank. Les liens naturels reflètent une recommandation éditoriale authentique, une citation qui a du sens pour l'utilisateur. Ces liens contribuent à la cartographie du web que Google utilise pour évaluer la pertinence et l'autorité des pages.
Les liens commerciaux, en revanche, résultent d'une transaction financière. Ils ne traduisent pas une recommandation organique mais un échange monétaire. Google cherche à empêcher que ces liens n'influencent artificiellement son algorithme de classement. D'où l'obligation du nofollow (ou des attributs sponsored/ugc) pour neutraliser leur impact sur le PageRank.
Qu'est-ce qu'un lien « naturel et informatif » dans la pratique ?
Un lien naturel est créé spontanément par un éditeur parce qu'il apporte une valeur informative à son audience. Vous citez une étude de référence ? Vous renvoyez vers une ressource complémentaire ? Vous mentionnez un outil gratuit que vous appréciez ? Ces liens n'ont pas besoin de nofollow.
L'absence de contrepartie financière directe ou indirecte est déterminante. Si vous touchez une commission, si vous avez été payé pour placer le lien, si vous participez à un échange de liens organisé, la relation n'est plus naturelle. Le nofollow devient obligatoire pour rester dans les guidelines de Google.
Comment cette recommandation s'inscrit-elle dans l'évolution des attributs de lien ?
Google a introduit les attributs sponsored et ugc (User Generated Content) pour affiner la granularité du marquage des liens. Le nofollow historique servait à tout : spam, liens payants, contenus non validés. Cette confusion ne permettait pas à Google de bien interpréter le signal.
Aujourd'hui, sponsored signale explicitement une relation commerciale, ugc indique un contenu généré par les utilisateurs (forums, commentaires), et nofollow reste un fourre-tout pour les cas non couverts. Google traite ces attributs comme des indices (hints) plutôt que comme des directives absolues depuis quelques années, ce qui lui laisse une marge d'interprétation.
- Liens éditoriaux naturels : pas de nofollow nécessaire, ils renforcent la crédibilité de votre contenu
- Liens commerciaux ou sponsorisés : nofollow ou sponsored obligatoire pour éviter les pénalités manuelles
- Contenus UGC non modérés : ugc recommandé pour protéger votre site des abus de spam
- Échanges de liens organisés : considérés comme artificiels, doivent être en nofollow même sans argent échangé
- Liens internes : jamais de nofollow sauf cas très spécifiques (duplicate content, facettes illimitées)
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, dans les grandes lignes. Les sites qui pratiquent un nofollow systématique sur tous leurs liens sortants ne gagnent rien et peuvent même perdre en crédibilité éditoriale. Google a toujours valorisé les sites qui citent leurs sources et renvoient vers des ressources de qualité. Un site qui ne fait jamais de liens sortants en dofollow envoie un signal de méfiance.
En revanche, la zone grise reste immense. Qu'en est-il des partenariats éditoriaux où aucun argent ne change de main mais où il y a un échange de visibilité ? Qu'en est-il des liens dans les communiqués de presse gratuits ? Google reste volontairement flou sur ces cas limites, ce qui oblige les SEO à naviguer à vue. [A vérifier] : l'impact réel du nofollow sur le transfert de PageRank depuis que Google l'a transformé en « indice » plutôt qu'en directive stricte.
Quelles nuances faut-il apporter à cette recommandation ?
La définition d'une « relation commerciale » est plus large que le simple paiement direct. Si vous recevez un produit gratuit en échange d'une review, c'est une contrepartie. Si vous êtes affilié, même discrètement, c'est commercial. Si vous participez à un réseau de sites qui s'échangent des liens de manière coordonnée, c'est artificiel.
Autre nuance : le contexte éditorial compte énormément. Un lien commercial bien intégré dans un contenu de qualité avec un disclaimer transparent présente moins de risque qu'un lien sponsorisé camouflé. Google dispose d'équipes manuelles qui analysent les patterns suspects et qui peuvent ignorer vos attributs si le contexte est manifestement manipulatoire.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas totalement ?
Certains secteurs vivent dans une zone grise permanente. Le secteur médical, par exemple, impose parfois des nofollow par précaution légale même sur des citations scientifiques légitimes. Les sites e-commerce qui renvoient vers des fiches produits de fournisseurs peuvent avoir des politiques internes strictes pour éviter tout risque de pénalité.
Les médias qui monétisent leurs contenus via des liens contextuels automatisés (type Outbrain, Taboola) sont dans une situation ambiguë : ces liens sont commerciaux par nature mais souvent intégrés comme du contenu éditorial. Google tolère tant que le marquage est correct et que l'expérience utilisateur reste acceptable.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec les liens sortants existants ?
Commencez par un audit complet de vos liens sortants. Identifiez tous les liens qui pointent vers des sites avec lesquels vous avez une relation commerciale directe ou indirecte : partenaires, affiliations, sponsors, échanges de liens. Ces liens doivent impérativement porter un attribut nofollow ou sponsored.
Pour les liens éditoriaux vers des sources de qualité (études, statistiques officielles, outils de référence), retirez le nofollow s'il est présent. Ces liens renforcent la crédibilité de votre contenu aux yeux de Google et apportent de la valeur à vos lecteurs. Un bon ratio de liens dofollow sortants vers des sites d'autorité est sain.
Quelles erreurs éviter dans la gestion du nofollow ?
Ne tombez pas dans le nofollow paranoïaque. Certains SEO mettent du nofollow sur absolument tous les liens sortants par peur de « perdre du jus ». Cette approche est contre-productive : elle signale à Google que vous ne voulez jamais recommander personne, ce qui nuit à votre profil éditorial.
Évitez également le nofollow sélectif incohérent. Si vous mettez du nofollow sur certains concurrents mais pas sur d'autres dans un même article, Google peut détecter ce pattern de manipulation. Soyez logique : soit c'est éditorial et naturel (pas de nofollow), soit c'est commercial ou suspect (nofollow).
Comment vérifier que votre politique de liens est conforme ?
Utilisez un crawler SEO (Screaming Frog, Oncrawl, Botify) pour extraire tous vos liens sortants avec leurs attributs. Classez-les par domaine cible et par contexte de publication. Identifiez les anomalies : liens affiliés sans nofollow, liens éditoriaux avec nofollow injustifié, patterns suspects.
Documentez votre politique éditoriale en interne. Définissez clairement ce qui nécessite un nofollow dans votre contexte spécifique. Formez vos rédacteurs et intégrez ces règles dans vos workflows CMS. Une cohérence éditoriale solide protège contre les erreurs humaines et facilite les audits futurs.
- Auditer tous les liens sortants et identifier les relations commerciales
- Retirer le nofollow des citations éditoriales vers des sources de qualité
- Ajouter sponsored ou nofollow sur tous les liens affiliés et partenariats
- Vérifier les liens UGC (commentaires, forums) et appliquer l'attribut ugc
- Documenter votre politique de liens et former les équipes éditoriales
- Monitorer régulièrement les nouveaux liens sortants avec un crawler
❓ Questions frequentes
Le nofollow empêche-t-il vraiment Google de suivre le lien ?
Dois-je mettre du nofollow sur les liens vers mes propres réseaux sociaux ?
Un lien en nofollow a-t-il encore une valeur SEO ?
Que se passe-t-il si j'oublie de mettre nofollow sur un lien affilié ?
Faut-il combiner nofollow et sponsored sur un même lien ?
🎥 De la même vidéo 13
Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 55 min · publiée le 24/04/2015
🎥 Voir la vidéo complète sur YouTube →
💬 Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.