Declaration officielle
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Google précise que les données structurées Product peuvent couvrir plusieurs produits similaires sur une même page, mais déconseille formellement de mélanger des types de produits différents. Concrètement, une page présentant plusieurs variantes d'un même article (couleurs, tailles) peut utiliser plusieurs balises Product, tandis qu'une page mêlant des chaussures et des sacs devrait être restructurée. Cette directive vise à éviter les signaux contradictoires qui perturbent l'affichage des rich snippets dans les SERP.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google impose-t-il cette distinction entre produits similaires et produits différents ?
La logique de Google repose sur la cohérence sémantique de la page. Quand un crawler rencontre plusieurs balises schema.org/Product sur une même URL, il doit déterminer quelle entité principale représenter dans les résultats enrichis. Si tous les produits balisés appartiennent à la même catégorie conceptuelle — disons des t-shirts en différentes couleurs — l'algorithme peut traiter l'ensemble comme des variantes d'un produit parent.
À l'inverse, si la page mélange des produits sans lien conceptuel direct (une montre et un portefeuille, par exemple), Google ne peut pas établir de hiérarchie claire. Le risque ? Que le moteur choisisse arbitrairement un produit pour le rich snippet, ignore les autres, ou pire, n'affiche aucun résultat enrichi parce que les signaux sont jugés incohérents.
Qu'entend-on exactement par « produits similaires » selon Google ?
Google ne donne pas de définition technique précise dans cette déclaration — c'est justement là que ça coince. Dans la pratique terrain, on observe que « similaire » signifie généralement : même catégorie de produit avec des variations d'attributs (couleur, taille, matière, contenance). Un exemple typique serait une page présentant le même modèle de baskets en plusieurs pointures et coloris.
Le terme « différents » désigne des produits appartenant à des catégories distinctes dans une taxonomie e-commerce classique. Bref, si vos produits ne partageraient pas la même fiche technique de base, ils sont probablement « différents » au sens de Google. Une page « Nos meilleures ventes » listant un casque audio, une lampe et un tapis est un cas typique à éviter pour les données structurées multiples.
Cette règle s'applique-t-elle aussi aux pages catégorie et aux listings ?
La formulation de Google reste floue sur ce point crucial. La déclaration parle de « plusieurs produits sur une page », ce qui pourrait techniquement inclure les pages catégories ou les résultats de recherche interne. Mais baliser chaque produit d'une catégorie avec schema.org/Product créerait une inflation de données structurées qui, dans la majorité des cas, ne génère aucun bénéfice visible.
L'approche recommandée pour les pages listing reste d'utiliser ItemList plutôt que de multiplier les balises Product individuelles. Google cherche à identifier l'entité principale de chaque URL — sur une page catégorie, c'est la collection elle-même, pas chaque item. En revanche, sur une fiche produit avec options (« ce jean existe en 3 délavages »), baliser les variantes fait sens si elles ont des URLs distinctes ou des prix différents.
- Produits similaires acceptés : variantes de couleur, taille, format du même article sur une même page produit
- Produits différents à éviter : plusieurs catégories de produits sans lien conceptuel sur une même URL
- Pages listing : privilégier ItemList plutôt que Product multiple, sauf si chaque produit a une URL distincte référencée
- Rich snippets : Google sélectionne l'entité principale — mélanger les types crée une ambiguïté qui peut bloquer l'affichage enrichi
- Hiérarchie sémantique : les données structurées doivent refléter l'intention et la structure logique de la page, pas juste couvrir tous les éléments présents
Avis d'un expert SEO
Cette directive de Google est-elle cohérente avec les pratiques observées sur le terrain ?
Oui, globalement. Les tests montrent que les pages avec données structurées Product multiples sur des produits sans rapport obtiennent rarement des rich snippets cohérents. Google a tendance à ignorer les balises ou à en sélectionner une seule de manière imprévisible. À l'inverse, les variantes produit balisées correctement (avec variesBy ou des Product distincts mais liés) génèrent des affichages enrichis plus stables.
Cela dit, la formulation reste volontairement vague sur un point clé : où commence la « différence » ? Un pantalon et une veste de la même collection sont-ils « similaires » parce qu'ils partagent une ligne esthétique, ou « différents » parce qu'ils appartiennent à des catégories distinctes ? Google ne tranche pas — et c'est probablement délibéré, pour garder une latitude d'interprétation algorithmique. [A verifier] dans des cas limites comme les coffrets ou les packs multi-produits.
Quelles sont les zones grises et les exceptions à cette règle ?
Les bundles et kits posent problème. Si vous vendez un « pack barbecue » contenant une plancha, des ustensiles et un tablier, techniquement ce sont des produits différents. Pourtant, le pack lui-même est une seule entité commerciale avec un SKU unique. Dans ce cas, baliser le bundle comme un Product unique avec description détaillée fait plus de sens que de multiplier les balises pour chaque composant.
Autre cas litigieux : les pages « Vous aimerez aussi » ou « Produits complémentaires » en bas de fiche. Baliser ces recommandations avec Product crée exactement le scénario que Google décourage. La bonne pratique est de limiter les données structurées Product à l'entité principale de la page, et de traiter les suggestions comme de simples liens HTML sans balisage schema.
Faut-il retirer les balises Product des pages qui violent cette règle ?
Soyons honnêtes : retirer du balisage existant ne devrait être fait que si vous constatez des problèmes concrets — warnings dans Search Console, absence de rich snippets malgré une implémentation technique correcte, ou signaux de contenu dupliqué. Si vos pages mixtes génèrent du trafic et des conversions sans alerte, l'urgence est faible.
Par contre, pour toute nouvelle implémentation ou refonte, respecter cette directive dès le départ évite des corrections ultérieures. L'approche pragmatique : auditer d'abord les pages à fort trafic ou à fort potentiel rich snippet, corriger celles-ci en priorité, et étendre progressivement. Un nettoyage massif sans analyse préalable peut casser des configurations qui, bien qu'imparfaites, fonctionnaient.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur les fiches produit avec variantes ?
Si votre fiche présente des variations d'un même produit (couleurs, tailles), deux approches sont valides selon votre architecture. Premier cas : chaque variante possède sa propre URL avec paramètres ou slug distinct. Dans ce scénario, chaque URL reçoit son propre balisage Product avec SKU, prix et disponibilité spécifiques — c'est propre et conforme.
Deuxième cas : toutes les variantes vivent sur une URL unique avec sélecteur JS. Ici, balisez le produit parent avec les attributs communs, et utilisez hasVariant ou variesBy pour lister les options. Google comprend cette structure et peut l'exploiter pour les rich snippets. Évitez absolument de dupliquer plusieurs balises Product complètes pour chaque couleur sur la même URL sans distinguer la hiérarchie — ça crée du bruit.
Comment traiter les pages qui mélangent légitimement plusieurs produits ?
Les pages « pack », « coffret » ou « bundle » doivent être balisées comme un seul Product représentant l'ensemble. Décrivez le contenu dans la description, listez les composants en texte libre si nécessaire, mais n'empilez pas trois balises Product distinctes pour chaque élément du kit. Le SKU et le prix concernent le bundle complet.
Pour les pages éditoriales type « Nos coups de cœur » ou « Sélection de la semaine » qui listent des produits sans lien, ne balisez rien avec Product. Ces pages ne sont pas des fiches produit au sens e-commerce — elles sont éditoriales. Si vous voulez quand même du balisage, orientez-vous vers ItemList avec des ListItem pointant vers les fiches individuelles. Ça reste sémantiquement correct sans créer d'ambiguïté.
Quelles erreurs éviter lors de l'implémentation ou de la correction ?
Erreur classique : baliser chaque produit recommandé en bas de page avec schema.org/Product. Google voit alors cinq entités Product sur une URL censée représenter un seul article — signal contradictoire garanti. Limitez le balisage à l'entité principale, celle qui correspond au titre H1 et à l'intention de la page.
Autre piège : vouloir « maximiser les rich snippets » en multipliant les balises sur des pages listing ou catégorie. Non seulement ça ne fonctionne pas (Google affiche rarement plusieurs produits simultanément pour une même URL), mais ça peut diluer la pertinence sémantique de votre page aux yeux du crawler. Une page catégorie bien balisée avec ItemList aura plus d'impact qu'une page surchargée de Product contradictoires.
- Auditer les pages avec plusieurs balises Product via Search Console et vérifier si elles génèrent des warnings ou des rich snippets incohérents
- Sur les fiches avec variantes, utiliser hasVariant/variesBy si URL unique, ou des Product séparés si URLs distinctes par variante
- Limiter les données structurées Product à l'entité principale de chaque page — ignorer les produits recommandés ou complémentaires
- Pour les bundles et kits, baliser l'ensemble comme un seul Product avec description détaillée du contenu
- Sur les pages listing et catégories, privilégier ItemList plutôt que Product multiple
- Tester les modifications sur un échantillon de pages à fort trafic avant déploiement global, et monitorer l'évolution des rich snippets pendant 2-3 semaines
❓ Questions frequentes
Peut-on baliser plusieurs produits sur une page catégorie avec schema.org/Product ?
Comment baliser un pack contenant plusieurs produits différents ?
Les variantes de couleur d'un même produit sont-elles considérées comme similaires ou différentes ?
Que se passe-t-il si je mélange des produits différents dans les données structurées ?
Faut-il baliser les produits recommandés en bas de fiche avec schema.org/Product ?
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