Declaration officielle
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Google affirme qu'il est inutile de désavouer les liens marqués nofollow, UGC ou sponsored puisque ces attributs bloquent déjà la transmission de PageRank. Pour un SEO, cela signifie moins de temps perdu à nettoyer ces types de liens dans votre profil de backlinks. Concentrez plutôt vos efforts de désaveu sur les vrais liens toxiques en dofollow qui peuvent effectivement nuire à votre référencement.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google fait-il cette déclaration maintenant ?
Cette clarification de John Mueller intervient dans un contexte où de nombreux SEO passent encore un temps considérable à désavouer tous types de liens suspects, y compris ceux qui portent déjà des attributs restrictifs. La confusion vient du fait que l'outil de désaveu existe depuis des années, mais que son périmètre d'action réel reste flou pour beaucoup.
Google a introduit les attributs rel="ugc" (User Generated Content) et rel="sponsored" en septembre 2019, en complément du traditionnel nofollow. Ces balises permettent de qualifier plus finement la nature d'un lien — contenu utilisateur, partenariat payant, ou simple indication de non-endossement. Le moteur traite ces trois attributs de manière similaire : ils empêchent le transfert de PageRank et signalent que le lien ne constitue pas un vote éditorial naturel.
Que se passe-t-il techniquement avec ces attributs ?
Quand Googlebot rencontre un lien marqué nofollow, UGC ou sponsored, il indexe la présence du lien mais n'en tire aucun bénéfice en termes de classement pour la page cible. Le PageRank ne circule pas. Le lien existe dans le graphe du web, mais n'influence pas l'autorité de la page vers laquelle il pointe.
L'outil de désaveu, lui, sert à demander explicitement à Google d'ignorer certains backlinks lors du calcul de votre profil. Soyons honnêtes : utiliser cet outil sur des liens déjà neutralisés par leurs attributs revient à fermer une porte déjà verrouillée. Google le dit clairement — c'est du temps perdu.
Dans quels cas cette règle s'applique-t-elle vraiment ?
Cette recommandation vaut pour tous les environnements où ces attributs sont correctement implémentés : forums, commentaires de blog, widgets, échanges de liens déclarés, contenu sponsorisé, annuaires payants qui jouent le jeu. Si le webmaster a fait son travail et balisé correctement ces liens, Google les traite déjà comme des liens sans valeur SEO.
Le problème surgit quand un site prétend utiliser ces attributs mais les implémente mal — ou quand un lien sponsorisé reste en dofollow malgré les guidelines. Là, le désaveu peut avoir du sens. Mais si l'attribut est présent et correctement placé dans le code source, passer ce lien au fichier disavow.txt n'apporte strictement rien.
- Les attributs nofollow, UGC et sponsored bloquent déjà le PageRank — Google les traite de manière équivalente depuis 2019.
- L'outil de désaveu ne sert qu'à neutraliser des liens dofollow toxiques qui pourraient nuire à votre profil de backlinks.
- Vérifiez toujours dans le code source la présence effective de l'attribut avant de perdre du temps à désavouer.
- Concentrez vos audits de backlinks sur les liens dofollow issus de sites de spam, de réseaux de liens artificiels ou de contenus sans rapport.
- Google n'a aucune raison de pénaliser un site pour des liens nofollow/UGC/sponsored qu'il ignore déjà dans ses calculs.
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, et c'est même l'un des rares points où Google est parfaitement clair. Les tests et observations sur le terrain confirment que les liens nofollow n'ont jamais déclenché de pénalité Penguin ou d'action manuelle. Les SEO qui désavouent massivement ces liens le font souvent par excès de prudence, voire par méconnaissance du fonctionnement réel de l'algorithme.
Cela dit, certains cas limites existent. Des sites ont vu leur profil se nettoyer après désaveu massif incluant du nofollow — mais l'amélioration venait probablement du dofollow toxique désavoué en même temps, pas des liens nofollow. La corrélation n'est pas causalité.
Quelles nuances faut-il apporter à cette règle ?
Premier point : Google dit que ces attributs empêchent la transmission de PageRank, mais il n'a jamais dit qu'ils empêchent toute forme d'analyse. Le moteur peut très bien crawler ces liens pour découvrir de nouvelles pages, analyser le contexte sémantique, ou cartographier des réseaux de sites. Le nofollow n'est pas une invisibilité totale.
Deuxième nuance : certains outils SEO tiers comptabilisent ces liens dans leurs métriques d'autorité (DA, DR, etc.). Un profil plein de liens nofollow depuis des sites spam peut donner une mauvaise image dans Ahrefs ou Majestic, même si Google les ignore. Ça n'impacte pas directement votre SEO, mais ça peut influencer des partenaires potentiels qui scrutent ces métriques avant d'échanger des liens. [À vérifier] : l'impact réputationnel indirect mérite d'être pris en compte dans une stratégie globale.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si un lien porte l'attribut mais que le site source est techniquement mal configuré (JavaScript qui retire l'attribut au runtime, double implémentation contradictoire, redirection qui perd l'attribut), alors le lien peut redevenir actif aux yeux de Google. Dans ce cas, le désaveu redevient pertinent — mais vous devez d'abord vérifier le rendu final avec l'outil Inspect URL de la Search Console.
Autre cas : un lien nofollow sur un site qui fait partie d'un réseau de spam massif détecté par Google. Même si le lien ne transmet pas de PageRank, votre présence dans ce réseau pourrait théoriquement jouer un rôle dans l'analyse comportementale plus large. C'est spéculatif, mais certains SEO préfèrent couper tout lien avec ces écosystèmes toxiques. Là encore, c'est du cas par cas, pas une règle absolue.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec son profil de backlinks ?
Première étape : auditez votre fichier de désaveu actuel si vous en avez un. Combien de lignes concernent des liens nofollow, UGC ou sponsored ? Si la réponse dépasse 20%, vous perdez du temps à maintenir ce fichier pour rien. Nettoyez-le en retirant ces entrées — elles n'ont aucun effet et encombrent inutilement votre gestion.
Deuxième action : recentrez vos audits de backlinks sur les vrais risques. Utilisez les outils comme Ahrefs, SEMrush ou Majestic pour filtrer uniquement les liens dofollow issus de sites à faible autorité, contenus hors-sujet, ou domaines suspects. C'est là que se trouvent les liens qui méritent potentiellement un désaveu, pas dans les commentaires WordPress marqués UGC.
Quelles erreurs éviter dans la gestion de son profil de liens ?
Erreur classique : désavouer par réflexe tout lien provenant d'un domaine inconnu. Beaucoup de SEO appliquent une logique "dans le doute, je désavoue", ce qui peut conduire à rejeter des liens légitimes simplement parce qu'ils viennent de petits sites. Google a répété que l'outil de désaveu devrait être utilisé avec parcimonie — le moteur est assez mature pour ignorer seul la majorité du spam.
Autre piège : croire qu'un volume élevé de liens nofollow nuit à votre profil. C'est faux. Un site sain peut avoir 80% de liens nofollow issus de partages sociaux, commentaires, mentions dans des articles protégés — aucun problème. Ce qui compte, c'est la qualité et la pertinence des liens dofollow, pas le ratio global.
Comment vérifier que votre stratégie de désaveu est optimale ?
Passez en revue votre Search Console régulièrement (tous les trimestres, par exemple) pour repérer les nouveaux backlinks suspects en dofollow. Croisez cette liste avec un outil tiers pour évaluer la qualité des domaines sources. Si un lien dofollow provient d'un site manifestement spammy, avec du contenu automatisé ou un profil de liens sortants aberrant, là oui — ajoutez-le au disavow.
Pour les liens nofollow/UGC/sponsored, contentez-vous de surveiller le contexte. Si un lien nofollow apparaît sur un site qui vous semble problématique pour d'autres raisons (contenu illégal, association toxique), vous pouvez tenter un contact pour retrait — mais ne gaspillez pas de crédit désaveu dessus.
- Nettoyez votre fichier disavow.txt en retirant toutes les lignes concernant des liens nofollow, UGC ou sponsored.
- Filtrez vos audits de backlinks pour ne cibler que les liens dofollow depuis des sources potentiellement toxiques.
- Vérifiez dans le code source la présence effective de l'attribut avant toute décision de désaveu.
- Automatisez une alerte trimestrielle dans votre outil SEO pour détecter les nouveaux backlinks dofollow suspects.
- Ne désavouez que si vous avez un faisceau d'indices : domaine spam + lien dofollow + ancre suroptimisée + pas de pertinence thématique.
- Documentez chaque désaveu avec la raison précise, pour pouvoir réviser votre stratégie si les guidelines évoluent.
❓ Questions frequentes
Dois-je quand même désavouer un lien nofollow s'il provient d'un site de spam manifeste ?
Les attributs UGC et sponsored sont-ils traités exactement comme le nofollow par Google ?
Un site peut-il être pénalisé pour avoir trop de backlinks nofollow ?
Faut-il retirer les liens nofollow de mon fichier de désaveu existant ?
Les outils SEO comme Ahrefs comptabilisent les liens nofollow dans le profil — est-ce un problème ?
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