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Google ne clique pas sur les boutons — ni Load More, ni Show More, ni aucun élément interactif JavaScript. Pour une pagination explorable par Googlebot, il faut des liens statiques classiques avec attribut href pointant vers page-2, page-3, etc. JavaScript peut ensuite intercepter ces clics pour offrir une expérience utilisateur fluide sans rechargement. C'est l'approche progressive enhancement qui garantit accessibilité bot et UX moderne.
Ce qu'il faut comprendre
Qu'est-ce qui coince avec les boutons Load More pour Googlebot ?
Googlebot ne simule pas les interactions utilisateur complexes. Il ne clique pas sur les boutons, ne soumet pas de formulaires, ne scrolle pas jusqu'au déclenchement d'un lazy-load infini. Son comportement reste celui d'un crawler classique : il suit les liens href statiques qu'il trouve dans le DOM rendu.
Quand votre pagination repose exclusivement sur un bouton type <button onclick="loadMore()">, Googlebot voit une impasse. Il n'a aucun moyen de découvrir les pages 2, 3, 4 et leurs contenus associés. Résultat : seule la page 1 est indexée, tout le reste disparaît aux yeux du moteur.
Pourquoi Martin Splitt insiste-t-il sur les liens statiques avec href ?
Un lien HTML classique <a href="/products?page=2"> est universellement explorable : par Googlebot, par les crawlers concurrents, par les lecteurs d'écran, par les utilisateurs sans JavaScript activé. C'est la base du web accessible et indexable.
JavaScript peut ensuite intercepter l'événement click sur ce lien via event.preventDefault() et charger le contenu en AJAX sans rechargement de page. L'utilisateur bénéficie d'une navigation fluide moderne, Googlebot trouve son chemin. C'est le principe du progressive enhancement : HTML d'abord, JavaScript en couche d'amélioration.
Quel impact concret sur l'indexation si je garde mes boutons ?
Les contenus situés sur les pages suivantes ne seront probablement jamais crawlés ni indexés. Si votre site e-commerce affiche 20 produits par page avec un bouton Load More, Googlebot ne verra que les 20 premiers produits. Les 200 autres restent invisibles.
Certains sites compensent avec des sitemaps XML exhaustifs listant toutes les URL produits individuelles, mais c'est une rustine. Le maillage interne naturel via pagination reste la méthode la plus fiable pour transmettre du PageRank et garantir un crawl régulier.
- Googlebot ne clique pas sur les boutons — il suit uniquement les liens href statiques
- Une pagination en liens HTML classiques reste la seule solution universellement explorable
- JavaScript peut intercepter ces liens pour offrir une UX moderne sans rechargement
- Sans liens statiques, les pages 2+ risquent de ne jamais être indexées
- Les sitemaps XML ne remplacent pas un maillage interne cohérent
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle vraiment nouvelle ou révolutionnaire ?
Absolument pas. C'est un principe d'architecture web que tout SEO technique connaît depuis 15 ans minimum. Le progressive enhancement n'est pas une mode — c'est la doctrine officielle du W3C depuis les années 2000. Ce qui est intéressant, c'est que Google doive encore le rappeler publiquement.
Cela signifie qu'une proportion significative de sites continue de déployer des paginators JavaScript-only inaccessibles aux crawlers. Les frameworks front modernes (React, Vue, Angular) poussent par défaut vers des architectures SPA qui négligent souvent l'exploratoire bot. Ce rappel de Splitt est un signal : l'indexabilité reste le parent pauvre de beaucoup de stacks modernes.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas strictement ?
Si votre contenu paginé n'a aucune valeur SEO — par exemple des commentaires utilisateurs internes à une app SaaS réservée aux membres connectés — vous pouvez vous permettre un Load More pur JavaScript. Pas de crawl souhaité = pas de contrainte.
Autre exception : les sites qui utilisent du rendering côté serveur (SSR) ou du static site generation (SSG) avec frameworks type Next.js, Nuxt, SvelteKit. Dans ces architectures, chaque URL /products?page=2 retourne du HTML complet côté serveur avant même l'exécution de JavaScript. Googlebot reçoit un DOM exploitable directement. Mais attention — SSR mal configuré peut tromper. [A vérifier] : toujours tester avec un curl ou un crawl Screaming Frog pour confirmer que le HTML brut contient bien les liens.
Quelle nuance faut-il apporter concernant le JavaScript rendering de Google ?
Google indexe du JavaScript depuis des années, certes. Mais le WRS (Web Rendering Service) introduit des délais, des coûts de crawl budget supplémentaires, et des bugs potentiels. Martin Splitt lui-même a répété à de nombreuses reprises que le rendering JS reste une fallback, pas une solution de premier choix.
Concrètement : même si Googlebot exécute votre JS et pourrait théoriquement cliquer sur un bouton via un script, il ne le fait pas par défaut. Il n'a aucune heuristique pour deviner qu'un bouton "Charger plus" doit être cliqué. Compter sur le rendering JS pour pallier une architecture défaillante, c'est jouer à la roulette russe avec votre indexation.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement pour corriger une pagination problématique ?
Remplacez vos boutons <button>Load More</button> par des liens HTML classiques : <a href="/category?page=2">Page suivante</a>. Si vous voulez maintenir une UX moderne, interceptez le clic avec JavaScript pour charger le contenu en AJAX sans rechargement.
Exemple de code simplifié : document.querySelectorAll('.pagination a').forEach(link => link.addEventListener('click', function(e) { e.preventDefault(); fetch(this.href).then(...); }));. Vous gardez une navigation fluide pour l'utilisateur, Googlebot suit les href normalement. C'est la méthode recommandée par tous les moteurs.
Quelles erreurs critiques éviter dans l'implémentation ?
Ne tombez pas dans le piège du lien JavaScript vide type <a href="#" onclick="loadPage(2)">. Ce n'est pas mieux qu'un bouton — Googlebot voit un href qui pointe vers la même page. Il faut un href fonctionnel qui renvoie du HTML exploitable même sans JS.
Autre erreur fréquente : oublier les balises rel="next" et rel="prev". Même si Google a officiellement arrêté de les utiliser pour l'indexation en 2019, elles restent utiles pour d'autres moteurs et pour documenter la structure logique de votre pagination. Considérez-les comme une couche de métadonnées optionnelle mais propre.
Comment vérifier que mon site est conforme après correction ?
Utilisez curl ou wget en ligne de commande pour récupérer le HTML brut de votre page de listing : curl -A "Googlebot" https://monsite.com/category. Vérifiez que les liens href vers page=2, page=3 apparaissent bien dans la réponse, avant exécution de tout JavaScript.
Lancez un crawl avec Screaming Frog en mode "JavaScript disabled". Si les pages 2+ ne sont pas découvertes, votre pagination reste inaccessible aux bots. Validez aussi dans Google Search Console que les URL paginées apparaissent dans le rapport de couverture — si elles restent absentes après plusieurs semaines, c'est un signal d'alarme.
- Remplacer tous les boutons Load More par des liens <a href> fonctionnels
- Intercepter les clics en JavaScript pour maintenir une UX sans rechargement
- Tester le HTML brut avec curl ou wget pour confirmer la présence des liens
- Crawler le site avec Screaming Frog en mode JS désactivé
- Vérifier dans Search Console que les pages paginées sont indexées
- Conserver les balises rel="next/prev" pour documentation et compatibilité
❓ Questions frequentes
Google clique-t-il sur les boutons si le site utilise du Server-Side Rendering (SSR) ?
Les balises rel="next" et rel="prev" sont-elles encore nécessaires ?
Un sitemap XML exhaustif peut-il compenser l'absence de liens statiques ?
Comment intercepter les clics sur les liens de pagination sans casser l'accessibilité ?
Quels outils utiliser pour vérifier que ma pagination est explorable par Googlebot ?
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