Declaration officielle
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Google affirme qu'un site peut mettre tous ses liens externes en nofollow sans que cela n'impacte son classement. Cette position officielle contredit une pratique répandue consistant à doser soigneusement les liens dofollow/nofollow. Concrètement, un site peut choisir une politique restrictive par défaut sans craindre de pénalité algorithmique, mais cela ne signifie pas que c'est la stratégie optimale pour tous les contextes.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google accepte-t-il qu'un site bloque tous ses liens sortants ?
Google considère que la gestion des liens externes relève de la politique éditoriale du site. Chaque plateforme doit pouvoir décider comment elle traite les liens qu'elle publie, notamment pour se prémunir contre les tentatives de manipulation de PageRank.
Cette position s'inscrit dans une logique où Google distingue clairement pénalités algorithmiques et choix éditoriaux. Un site qui nofollow massivement ne sera pas considéré comme manipulateur, simplement comme prudent ou restrictif.
Cette déclaration signifie-t-elle que le nofollow est sans conséquence ?
Non. Mueller précise que le classement du site lui-même ne sera pas affecté. Mais cela ne dit rien sur l'impact écosystémique : les sites que vous linkez en nofollow ne reçoivent aucun signal de confiance de votre part.
Sur le plan pratique, un site qui nofollow systématiquement envoie un signal de méfiance généralisée. Cela peut affecter les relations avec d'autres éditeurs, les partenariats, et l'image perçue par l'industrie, même si Google n'en tient pas compte dans son algorithme.
Quels sites adoptent ce type de politique restrictive ?
Typiquement, les plateformes à fort volume de contenu généré par les utilisateurs : forums, sites de petites annonces, marketplaces, réseaux sociaux. Ces sites sont des cibles privilégiées pour le spam de liens.
Wikipedia, Reddit, Stack Exchange nofollowent massivement par défaut. Leur modèle éditorial impose cette contrainte pour limiter les abus, et cela ne les empêche pas de ranker excellemment. Leur autorité intrinsèque compense largement.
- Aucune pénalité algorithmique si vous nofollowez tous vos liens externes
- Google différencie la protection éditoriale de la manipulation de PageRank
- Le choix du nofollow relève de la responsabilité du site, pas d'une obligation SEO
- Les plateformes UGC (User Generated Content) utilisent massivement cette pratique sans impact négatif sur leur classement
- Cette déclaration ne couvre pas l'impact sur les relations entre sites ni la perception par les partenaires
Avis d'un expert SEO
Cette position est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Oui, pour les gros sites à fort volume UGC. Wikipedia, Reddit, Quora continuent de dominer les SERPs malgré un nofollow systématique. Leur autorité de domaine et la qualité des contenus priment sur leur politique de liens sortants.
Par contre, pour un blog éditorial classique ou un site corporate, nofollow systématique serait contre-productif. Le linking contextuel dofollow vers des sources de qualité fait partie des signaux de crédibilité et d'expertise que Google valorise dans E-E-A-T. [A vérifier] : Mueller ne précise pas si cette tolérance s'applique uniformément à tous les types de sites ou si elle concerne surtout les plateformes UGC.
Quelles nuances faut-il apporter à cette déclaration ?
Mueller dit que votre classement ne sera pas affecté, mais il ne dit pas que c'est optimal. Ne pas transmettre de PageRank vous prive d'un levier de networking et de citation. Les sites que vous citez en dofollow peuvent vous renvoyer l'ascenseur, vous mentionner, créer des opportunités.
Autre point : Google traite désormais le nofollow comme un hint (indice) depuis mars 2020, pas comme une directive absolue. Théoriquement, Google peut choisir de suivre certains liens nofollowés s'il estime pertinent de le faire. Donc nofollow systématique n'équivaut pas à un blocage hermétique du crawl ou du PageRank.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas ?
Si vous nofollowez vos liens internes, là c'est problématique. Google pourrait y voir une tentative de sculpture de PageRank interne (pratique dépréciée). La tolérance de Mueller concerne explicitement les liens externes.
Attention aussi aux sites qui nofollowent uniquement certains liens de façon arbitraire ou incohérente. Un pattern suspect (nofollow sur tous les concurrents, dofollow sur les partenaires payants non déclarés) peut déclencher une révision manuelle. La cohérence éditoriale compte.
Impact pratique et recommandations
Faut-il nofollow tous ses liens externes par défaut ?
Cela dépend de votre modèle éditorial et de votre exposition au spam. Si vous gérez une plateforme ouverte (forum, annuaire, marketplace), le nofollow par défaut est une protection légitime et efficace. Vous évitez de devenir une ferme à liens sans effort de modération.
Pour un site éditorial classique ou un blog corporate, cette stratégie est contre-productive. Vous vous coupez du web sémantique et des relations inter-sites. Préférez une politique sélective : dofollow sur les sources autoritaires et pertinentes, nofollow sur les contenus commerciaux ou suspects.
Comment gérer les liens externes de manière optimale ?
Mettez en place une politique éditoriale claire documentée. Définissez quels types de liens reçoivent du dofollow (sources académiques, institutions, médias reconnus) et lesquels sont nofollowés (partenariats commerciaux, UGC non modéré, liens suspects).
Utilisez le rel="sponsored" pour les liens payants ou partenariats, et rel="ugc" pour le contenu utilisateur. Ces attributs sont plus précis que le nofollow générique et aident Google à mieux comprendre la nature de vos liens sortants.
Quelles erreurs éviter dans la gestion du nofollow ?
Ne nofollowez jamais vos liens internes pour tenter de sculpter le PageRank. Cette pratique est obsolète depuis 2009 et peut créer des problèmes de crawl. Google doit pouvoir suivre librement votre maillage interne.
Évitez les patterns incohérents : si vous nofollowez vos concurrents mais pas vos partenaires commerciaux, cela peut ressembler à de la manipulation. La cohérence éditoriale prime. Documentez vos choix en interne pour pouvoir les justifier si besoin.
- Auditez votre politique actuelle de liens externes : combien sont en nofollow/dofollow ?
- Identifiez les contenus à risque (UGC, commentaires, forums) et nofollowez-les par défaut
- Utilisez rel="sponsored" pour les partenariats commerciaux au lieu du nofollow générique
- Documentez votre politique éditoriale de liens dans vos guidelines internes
- Vérifiez que vos liens internes sont tous en dofollow (sauf cas très spécifiques)
- Mettez en place une modération sur les contenus UGC pour filtrer le spam avant publication
❓ Questions frequentes
Le nofollow systématique nuit-il au référencement de mon site ?
Puis-je nofollow certains concurrents et pas d'autres ?
Le rel="ugc" est-il préférable au nofollow pour les commentaires ?
Dois-je nofollow les liens vers mes partenaires commerciaux ?
Google peut-il quand même suivre un lien en nofollow ?
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