Declaration officielle
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Google recommande de supprimer tous les attributs nofollow sur les liens internes pour garantir une circulation optimale du PageRank à travers le site. Cette directive vise à éviter que des zones entières du site se retrouvent privées d'autorité interne. Concrètement, cela implique un audit complet de votre maillage pour identifier et corriger tous les liens internes marqués nofollow, surtout dans les menus, footers et zones de navigation.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google insiste-t-il sur la circulation libre du PageRank en interne ?
Le PageRank interne fonctionne comme un système de votes entre les pages d'un même site. Chaque lien transmet une partie de l'autorité de la page source vers la page cible. Quand vous ajoutez un attribut nofollow sur un lien interne, vous créez un barrage artificiel dans ce flux.
Google considère cette pratique comme contre-productive. Contrairement aux liens externes où le nofollow peut protéger votre site de mauvais voisinages, en interne vous sabotez votre propre architecture. Les pages stratégiques qui auraient dû recevoir du jus SEO se retrouvent isolées.
Comment le nofollow bloque-t-il concrètement le PageRank ?
Imaginez une page A avec un PageRank de 10 pointant vers 5 pages. Normalement, chaque page cible recevrait théoriquement 2 points. Si vous mettez nofollow sur 2 de ces liens, le PageRank ne se redistribue pas uniformément sur les 3 liens restants : vous perdez simplement cette valeur de lien.
Le mécanisme de calcul a évolué depuis les premières années de Google, mais le principe reste identique. Un lien nofollow ne transmet pas d'autorité. Pire, dans certains cas, il peut créer des culs-de-sac algorithmiques où des sections entières du site reçoivent moins d'attention du crawler.
Quelles sont les erreurs courantes qui justifient cette recommandation ?
Beaucoup de sites ajoutent du nofollow sur les liens de navigation secondaire, les footers, ou les zones considérées comme "moins importantes". C'est une erreur de perception. Même une page de mentions légales peut servir de pont de navigation vers d'autres sections critiques.
Certains CMS ajoutent automatiquement du nofollow sur les liens générés dynamiquement. D'autres fois, c'est le résultat de consignes SEO mal comprises datant de l'époque du PageRank Sculpting, une technique obsolète depuis plus de 10 ans.
- Le nofollow interne interrompt le flux naturel de PageRank et crée des zones sous-optimisées
- Cette pratique provient souvent de vieilles techniques SEO aujourd'hui contre-productives
- Google préfère que vous contrôliez votre architecture par la structure même du site, pas par des attributs de liens
- Les liens internes sont un levier d'optimisation gratuit qu'il est absurde de brider volontairement
- La seule exception valable concerne les zones générées par utilisateurs (UGC) pour des raisons de sécurité anti-spam
Avis d'un expert SEO
Cette directive est-elle cohérente avec les pratiques terrain observées ?
Sur le papier, la recommandation de Google semble évidente. Pourtant, la réalité des sites à forte volumétrie raconte une autre histoire. J'ai vu des sites e-commerce avec des dizaines de milliers de pages où le retrait systématique du nofollow interne a provoqué une dilution du PageRank vers des pages à faible valeur ajoutée.
Le conseil de Google part du principe que votre architecture est déjà optimale. Ce n'est jamais le cas. Beaucoup de sites ont des zones entières qu'ils préféreraient voir moins crawlées : filtres à facettes, pages de tags proliférantes, archives chronologiques sans fin. Dans ces configurations, le nofollow interne servait de soupape de sécurité.
Dans quels cas cette règle mérite-t-elle d'être nuancée ?
Prenons les sites avec une arborescence complexe. Un site d'actualité avec 15 ans d'archives possède des milliers de pages anciennes avec un trafic quasi nul. Laisser le PageRank circuler librement vers ces zones revient à gaspiller du budget de crawl et de l'autorité interne.
Google ne précise jamais le contexte d'application. Cette absence de nuance est typique de leurs déclarations officielles. [A verifier] : est-ce que cette règle s'applique uniformément aux sites de 50 pages comme à ceux de 500 000 pages ? Aucune donnée officielle ne vient étayer une réponse claire.
Les situations où le nofollow interne reste défendable incluent : les liens vers des pages de conversion (panier, tunnel d'achat) qu'on ne souhaite pas voir indexées, les zones membres avec du contenu dynamique personnel, et les systèmes de filtres e-commerce générant du contenu dupliqué.
Quelle alternative concrète au nofollow interne ?
Si vous ne pouvez pas utiliser nofollow, vous devez repenser votre architecture. Le robots.txt et la balise noindex deviennent vos outils principaux. Mais attention : noindex n'empêche pas le crawl, il empêche l'indexation. Le budget de crawl reste donc consommé.
La vraie solution passe par une réduction drastique du nombre de liens internes non stratégiques. Menus allégés, pagination contrôlée, facettes limitées. C'est infiniment plus complexe que de poser un attribut nofollow, mais c'est ce que Google attend réellement de vous.
Impact pratique et recommandations
Par où commencer l'audit des liens nofollow internes ?
Premier réflexe : un crawl complet avec Screaming Frog ou équivalent. Exportez tous les liens internes et filtrez ceux portant l'attribut rel="nofollow". Vous aurez probablement des surprises : des liens de navigation critiques marqués nofollow sans raison valable.
Classez ces liens par zone : header, footer, sidebar, contenu éditorial, menus. Identifiez les patterns. Souvent, c'est un template mal configuré qui propage le nofollow sur des centaines de pages. Corrigez à la source plutôt que page par page.
Quelles pages méritent vraiment de recevoir du PageRank interne ?
Concentrez le flux vers vos pages stratégiques : celles qui génèrent du trafic organique, celles qui convertissent, celles qui se positionnent sur vos mots-clés prioritaires. Le maillage interne doit être une arme de priorisation, pas un réseau anarchique.
Utilisez vos données Analytics et Search Console. Les pages avec des impressions mais peu de clics, celles avec un bon taux de conversion mais peu de visibilité, sont vos cibles prioritaires. Renforcez les liens internes vers ces pages et supprimez tout nofollow qui les priverait d'autorité.
Comment éviter les erreurs après le retrait du nofollow ?
Ne retirez pas tous les nofollow d'un coup si votre site dépasse plusieurs milliers de pages. Procédez par groupes thématiques ou par sections. Surveillez vos positions et votre crawl après chaque vague de modifications.
Certains sites constateront une amélioration immédiate, d'autres verront une période d'ajustement avec des fluctuations. Google doit recrawler, recalculer, redistribuer. Cela prend du temps. Gardez un œil sur votre budget de crawl dans la Search Console : si le nombre de pages crawlées par jour explose sans raison, c'est un signal d'alerte.
- Crawler le site et identifier tous les liens internes en nofollow
- Supprimer le nofollow sur les liens de navigation principaux (menus, fils d'Ariane)
- Réviser les templates pour éviter que le nofollow ne se propage automatiquement
- Renforcer le maillage interne vers les pages stratégiques à fort potentiel SEO
- Surveiller l'évolution du crawl et des positions sur 4 à 6 semaines post-modification
- Envisager des alternatives architecturales (noindex, robots.txt) pour les zones non stratégiques
❓ Questions frequentes
Le nofollow interne consomme-t-il quand même du PageRank même s'il ne le transmet pas ?
Faut-il supprimer le nofollow sur les liens vers le panier et le compte client ?
Le retrait massif de nofollow interne peut-il provoquer une baisse temporaire de positions ?
Les liens en nofollow dans les contenus UGC (commentaires, forums) sont-ils concernés ?
Comment mesurer l'impact du retrait du nofollow sur le PageRank interne ?
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Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 1 min · publiée le 29/06/2010
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