Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Les liens entre deux sites comme between a .com et un .co.uk sont considérés comme naturels et ne devraient pas être nofollow. Cela peut aider à partager le pagerank entre les sites.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 1h02 💬 EN 📅 21/07/2014 ✂ 15 déclarations
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📅
Declaration officielle du (il y a 11 ans)
TL;DR

John Mueller affirme que les liens entre sites d'une même entité (comme un .com et un .co.uk) sont considérés comme naturels par Google et ne nécessitent pas l'attribut nofollow. Ces liens peuvent transférer du PageRank entre les propriétés. Pour un SEO, cela signifie qu'une stratégie multi-sites peut légitimement s'appuyer sur des liens internes croisés sans risque de pénalité, à condition que la relation entre les sites soit claire et justifiée.

Ce qu'il faut comprendre

Qu'est-ce qu'un lien inter-sites considéré comme naturel ?

Google distingue les liens entre sites totalement indépendants et ceux qui relient des propriétés appartenant à la même entité. Un .com international pointant vers son homologue .co.uk britannique entre dans cette seconde catégorie.

Le moteur considère ces connexions comme logiques d'un point de vue utilisateur : un visiteur britannique redirigé vers la version locale du site bénéficie d'une meilleure expérience. Cette naturalité perçue autorise le transfert de PageRank sans déclencher de signaux négatifs.

Pourquoi cette déclaration contredit-elle certaines pratiques établies ?

Pendant des années, de nombreux SEO ont systématiquement appliqué le nofollow sur tous les liens sortants, y compris vers leurs propres propriétés. Cette approche conservatrice visait à préserver le PageRank interne.

La position de Mueller inverse cette logique : bloquer le flux de PageRank entre sites légitimement liés constitue une erreur stratégique. Vous empêchez vos propriétés satellite de bénéficier de l'autorité accumulée par le site principal.

Dans quel contexte cette règle s'applique-t-elle vraiment ?

La clé réside dans la légitimité de la relation inter-sites. Un groupe possédant plusieurs marques, des versions géolocalisées ou des sous-marques spécialisées peut créer un maillage naturel.

En revanche, un réseau de sites créé artificiellement pour manipuler le PageRank reste sanctionnable. Google analyse la cohérence éditoriale et commerciale : les sites partagent-ils une identité, des mentions légales communes, une logique business évidente ?

  • Relations inter-sites légitimes : versions linguistiques (.fr/.de/.it), déclinaisons régionales (.com/.co.uk), marques d'un même groupe avec identité claire
  • Transfert de PageRank autorisé : pas besoin de nofollow si la connexion apporte une valeur utilisateur réelle
  • Cohérence requise : mentions légales partagées, identité visuelle commune, logique business transparente
  • Limite à respecter : le maillage ne doit pas être créé uniquement pour manipuler les classements

Avis d'un expert SEO

Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?

Les retours d'expérience confirment globalement cette position. Les sites multi-pays qui ont retiré le nofollow de leurs liens de navigation inter-versions n'ont constaté aucune pénalité, et certains ont même observé une amélioration des positions sur les versions secondaires.

Le point critique concerne la définition de "naturel" que Google utilise ici. Mueller reste volontairement flou sur les critères précis qui font basculer un réseau de sites du côté acceptable au côté manipulateur. [A vérifier] dans quelle mesure la simple appartenance juridique commune suffit, ou si Google exige une cohérence éditoriale plus poussée.

Quelles nuances faut-il apporter à cette règle ?

Le volume de liens compte autant que leur nature. Un site principal qui pointe vers cinq déclinaisons régionales via un sélecteur de langue reste dans la norme. Le même site créant cinquante liens contextuels vers des propriétés satellites déclencherait des alertes.

La réciprocité excessive constitue également un signal négatif. Si site A pointe massivement vers site B, et que B renvoie systématiquement vers A avec la même intensité, le schéma devient suspect même si les deux propriétés appartiennent à la même entité.

Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle absolument pas ?

Les PBN (Private Blog Networks) restent fermement hors du cadre acceptable, même si vous en êtes propriétaire. Google considère qu'un réseau de sites créé exclusivement pour générer des backlinks artificiels ne répond à aucun besoin utilisateur légitime.

Les sites satellites créés pour capter du trafic sur des requêtes annexes puis rediriger vers le site principal entrent également dans la zone rouge. Si la seule fonction d'un site est de servir de relais SEO sans offrir de contenu autonome cohérent, le lien doit être nofollow ou le site repensé.

Attention : un audit de votre architecture multi-sites s'impose avant toute modification. Retirer le nofollow sans analyser la cohérence globale du réseau peut exposer à des risques si Google détecte des schémas manipulateurs que vous n'aviez pas identifiés.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement avec vos liens inter-sites ?

Commencez par cartographier l'ensemble de votre écosystème digital : listez tous les sites, leur relation juridique, leur fonction business, leur cohérence éditoriale. Cette vision d'ensemble révèle souvent des incohérences ignorées.

Pour chaque lien inter-sites existant, posez-vous cette question : "Ce lien apporte-t-il une valeur claire à l'utilisateur ?" Un sélecteur de langue, un lien vers une marque sœur dans un article comparatif, une redirection vers une boutique régionale : oui. Un lien footer systématique vers dix propriétés sans rapport : non.

Quelles erreurs éviter lors de la refonte du maillage inter-sites ?

Ne retirez pas le nofollow en bloc sans analyser cas par cas. Un site peut contenir à la fois des liens légitimes vers des versions régionales et des liens douteux vers des microsites abandonnés créés il y a cinq ans pour une campagne marketing.

Évitez également l'excès inverse : sur-optimiser l'ancre des liens inter-sites avec des mots-clés exacts. Google détecte ces schémas. Un lien vers votre site britannique doit utiliser une ancre naturelle et descriptive ("Version UK" ou "Shop in GBP"), pas "buy cheap widgets online UK".

Comment vérifier que votre architecture multi-sites est conforme ?

Utilisez la Search Console pour analyser le profil de liens entrants de chaque propriété. Si 80% des backlinks d'un site proviennent d'autres sites que vous contrôlez, le déséquilibre constitue un signal d'alarme.

Vérifiez la cohérence des mentions légales, CGV, politiques de confidentialité entre sites. Google croise ces informations pour établir les relations entre propriétés. Des incohérences flagrantes (adresses différentes, entités juridiques sans lien apparent) affaiblissent la légitimité du réseau.

  • Auditer tous les liens entre vos propriétés et identifier ceux qui servent réellement l'utilisateur
  • Retirer le nofollow uniquement sur les liens justifiés par une logique business claire (versions linguistiques, régionales, marques sœurs)
  • Vérifier la cohérence des entités juridiques et mentions légales entre sites liés
  • Maintenir un équilibre sain entre liens inter-sites et backlinks externes indépendants
  • Utiliser des ancres naturelles et descriptives, jamais sur-optimisées
  • Documenter la relation entre sites dans un fichier interne pour justifier la stratégie lors d'un éventuel audit manuel
La gestion d'un écosystème multi-sites conforme aux attentes de Google nécessite une expertise pointue en architecture SEO et une compréhension fine des signaux détectés par les algorithmes. Si votre situation implique plusieurs propriétés interconnectées, l'accompagnement d'une agence SEO spécialisée peut vous aider à structurer cette architecture de manière optimale tout en écartant les risques de pénalité.

❓ Questions frequentes

Un lien entre mon site principal et mon blog hébergé sur un sous-domaine doit-il être en nofollow ?
Non, un sous-domaine reste techniquement partie intégrante du même site aux yeux de Google. Les liens entre domaine principal et sous-domaines sont considérés comme internes et ne nécessitent jamais de nofollow.
Puis-je créer des liens entre toutes mes marques détenues par le même groupe sans risque ?
Oui, à condition que chaque marque ait une identité propre, du contenu autonome cohérent, et que les liens apportent une valeur utilisateur réelle. Un maillage artificiel systématique sans logique éditoriale reste risqué.
Le PageRank transféré entre sites liés a-t-il le même poids qu'un backlink externe classique ?
Google n'a jamais publié de données précises sur ce point. On suppose que le PageRank circule, mais probablement avec un coefficient inférieur à celui d'un backlink éditorial indépendant, car le moteur détecte la relation entre propriétés.
Faut-il déclarer explicitement la relation entre sites dans les mentions légales pour que Google considère les liens comme légitimes ?
Ce n'est pas une obligation formelle, mais la cohérence des entités juridiques, adresses et contacts renforce la légitimité perçue du réseau. Google croise ces informations lors d'audits manuels.
Un site multilingue avec domaines séparés (.fr, .de, .es) doit-il utiliser des balises hreflang en plus des liens inter-versions ?
Absolument. Les balises hreflang indiquent à Google la relation canonique entre versions linguistiques. Les liens de navigation complètent ce signal mais ne le remplacent pas. Les deux mécanismes sont complémentaires.
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