Declaration officielle
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Google affirme que les liens de facettes avec attribut nofollow ne nuisent pas au SEO, à condition que les pages produits restent accessibles via la pagination classique. Le vrai critère : ton budget de crawl ne doit pas être épuisé par ces facettes. Concrètement, c'est l'accessibilité des produits qui prime, pas le nombre de facettes en nofollow.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google met-il l'accent sur l'accessibilité via pagination ?
Le propos de John Mueller vise les sites e-commerce qui génèrent des milliers de combinaisons de filtres (couleur + taille + prix + marque). Ces facettes créent une explosion combinatoire : sur un catalogue de 500 produits, tu peux facilement obtenir 10 000 URLs distinctes si tu combines tous les filtres.
Google veut que tu garantisses un chemin de crawl clair vers tes produits. Si tes facettes sont en nofollow mais que tes pages produits sont atteignables via la pagination normale (page 1, 2, 3…), Googlebot peut indexer l'intégralité du catalogue sans se perdre dans les filtres. La pagination devient alors ton squelette de crawl, tandis que les facettes servent l'expérience utilisateur sans polluer l'index.
Qu'est-ce que le budget de crawl et pourquoi est-il central ici ?
Le budget de crawl désigne le nombre de pages que Googlebot accepte de crawler sur ton site dans un laps de temps donné. Il dépend de la popularité de ton site, de sa vélocité de mise à jour, et de la qualité technique de tes réponses serveur.
Si Googlebot gaspille ce budget sur des milliers de pages facettées identiques ou quasi-identiques, il n'ira jamais jusqu'aux pages produits situées en profondeur. Le nofollow sur les facettes lui signale de ne pas suivre ces liens, préservant ainsi du budget pour les pages stratégiques. Mais attention : le nofollow n'empêche pas Googlebot de découvrir ces URLs via d'autres sources (sitemaps, logs, liens externes).
Le nofollow suffit-il à protéger le budget de crawl ?
Non. Le nofollow est une indication, pas un ordre absolu. Googlebot peut très bien crawler une URL en nofollow s'il la trouve ailleurs ou s'il considère qu'elle mérite d'être explorée. C'est là que le flou de Mueller devient problématique.
La vraie protection passe par une combinaison de techniques : nofollow sur les facettes, pagination claire, usage du robots.txt pour bloquer les patterns de filtres, et éventuellement le tag canonical pour regrouper les variantes. Le nofollow seul ne garantit rien — et c'est ce que Mueller ne dit pas explicitement.
- Accessibilité via pagination : condition sine qua non pour que les produits soient indexés
- Nofollow sur facettes : préserve le budget de crawl en indiquant les chemins secondaires
- Budget de crawl : ressource finie que Google alloue selon la popularité et la santé technique du site
- Le nofollow n'est pas absolu : Googlebot peut quand même crawler ces URLs s'il les juge pertinentes
- Une stratégie multicouche : robots.txt, canonical, nofollow, pagination — jamais une seule technique isolée
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration reflète-t-elle vraiment la réalité du crawl Google ?
Soyons honnêtes : la formulation de Mueller est vague. Dire que le nofollow « ne pose généralement pas de problème » sous-entend qu'il existe des cas où ça pose problème — mais lesquels ? Il ne le précise pas. On navigue ici dans le flou artistique typique des déclarations Google.
Sur le terrain, on observe que Googlebot crawle régulièrement des URLs en nofollow, surtout si elles apparaissent dans le sitemap XML ou si des liens externes pointent vers elles. Le nofollow n'est pas un bouclier étanche. [À vérifier] : dans quelle proportion exacte Googlebot ignore-t-il réellement les liens nofollow sur les facettes ? Google ne publie aucune métrique là-dessus.
Quelles nuances faut-il apporter à cette règle ?
La condition « à condition que les pages produits puissent être atteintes via la pagination normale » est cruciale mais sous-estimée. Si ta pagination est cassée, mal implémentée, ou si elle génère elle-même des duplications (ex : tri par prix dans l'URL de pagination), tu te retrouves avec le même problème que les facettes.
Autre point : Mueller parle de « budget de crawl épuisé ». Mais comment sais-tu si ton budget est épuisé ? Google Search Console ne fournit aucun compteur clair. Tu dois analyser les logs serveur, croiser avec les rapports de couverture d'index, et déduire toi-même si Googlebot atteint tes pages stratégiques. C'est du travail d'expert, pas une checkbox à cocher.
Enfin, cette déclaration ignore totalement la question du PageRank interne. Même si le nofollow préserve le budget de crawl, il bloque aussi la transmission de jus SEO vers les pages produits. Si tes facettes sont très populaires (liens internes, backlinks), tu perds une opportunité de pousser tes produits. Le nofollow est un compromis, pas une solution magique.
Dans quels cas cette approche échoue-t-elle ?
Elle échoue sur les sites avec une architecture plate où la pagination n'existe pas ou est symbolique. Si tu as 20 000 produits mais seulement 10 pages de pagination, Googlebot ne pourra jamais tous les découvrir — nofollow ou pas.
Elle échoue aussi quand les facettes sont indexées malgré le nofollow (via sitemap ou backlinks) et qu'elles génèrent du contenu quasi-identique. Google les indexera, créera du contenu dupliqué, et ton site se retrouvera avec un problème de qualité globale. Le nofollow ne dispense pas d'un audit technique approfondi.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement sur un site e-commerce ?
Audite d'abord ton architecture de crawl. Extrait toutes les URLs crawlées par Googlebot via les logs serveur sur 30 jours. Compare avec les URLs stratégiques (produits, catégories). Si tu vois que Googlebot passe 60% de son temps sur des facettes, tu as un problème — et le nofollow devient une solution pertinente.
Ensuite, valide que tes pages produits sont accessibles via la pagination. Simule un crawl avec Screaming Frog en suivant uniquement les liens follow : tu dois atteindre 100% de ton catalogue. Si ce n'est pas le cas, ta pagination est cassée ou incomplète, et le nofollow sur les facettes ne résoudra rien.
Quelles erreurs éviter lors de l'implémentation du nofollow sur facettes ?
Erreur classique : mettre en nofollow toutes les facettes sans distinction. Certaines facettes génèrent du contenu unique et méritent d'être indexées (ex : « robes longues pour mariage »). Avant de tout basculer en nofollow, analyse les performances SEO de chaque type de facette via Google Analytics et Search Console.
Autre piège : oublier que le nofollow ne bloque pas le crawl. Si tu ne veux vraiment pas que Google crawle certaines facettes, combine nofollow + robots.txt disallow sur les patterns d'URL concernés. Et si tu veux éviter l'indexation, ajoute une balise noindex sur ces pages. Le nofollow seul ne suffit jamais à un contrôle complet.
Comment vérifier que ton site est conforme aux recommandations de Mueller ?
Première étape : analyse tes logs serveur pour mesurer la répartition du crawl entre facettes, pagination et produits. Des outils comme Oncrawl, Botify ou même des scripts Python maison peuvent croiser logs Apache/Nginx avec Google Search Console. Si les facettes absorbent plus de 40% du budget, agis.
Deuxième étape : valide la couverture d'index de tes produits. Dans Search Console, filtre par type de page (produit) et vérifie que le taux d'indexation est proche de 100%. Si tu vois des milliers de pages « Découvertes mais non indexées », c'est que Googlebot ne les atteint pas — signe que ta pagination ou ton maillage interne est défaillant.
- Extraire et analyser les logs serveur pour mesurer la répartition du crawl
- Simuler un crawl follow-only avec Screaming Frog pour valider l'accessibilité du catalogue
- Identifier les facettes à forte valeur SEO avant de tout passer en nofollow
- Combiner nofollow, robots.txt et noindex selon le niveau de contrôle souhaité
- Monitorer l'évolution du taux d'indexation des produits dans Search Console
- Vérifier que la pagination ne génère pas elle-même des duplications ou des boucles infinies
❓ Questions frequentes
Le nofollow empêche-t-il vraiment Googlebot de crawler les facettes ?
Faut-il mettre toutes les facettes en nofollow sur un site e-commerce ?
Comment savoir si mon budget de crawl est épuisé par les facettes ?
La pagination seule suffit-elle à garantir l'indexation de tous mes produits ?
Le nofollow sur facettes bloque-t-il aussi la transmission de PageRank interne ?
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