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Google met à disposition un rapport dédié aux données structurées non analysables, signalant les erreurs qui bloquent l'affichage de résultats enrichis. Corriger ces erreurs n'est pas un luxe : c'est la condition pour exploiter pleinement le potentiel de vos rich snippets. Concrètement, ignorer ce rapport revient à laisser des opportunités de visibilité sur la table.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie exactement "non analysable" pour Google ?
Une donnée structurée est considérée comme non analysable lorsque le parseur de Google rencontre une erreur syntaxique ou sémantique qui l'empêche d'interpréter le balisage JSON-LD, Microdata ou RDFa. Ça peut être une virgule manquante, un type de propriété incorrect, ou une valeur attendue qui n'est pas au bon format.
Le rapport de la Search Console classe ces erreurs dans une section dédiée, distincte des avertissements sur les données valides mais incomplètes. Si une donnée n'est pas analysable, elle est tout simplement ignorée — elle ne compte pas dans le calcul d'éligibilité aux rich snippets.
Pourquoi Google met-il ce rapport en avant maintenant ?
Parce que l'adoption des données structurées a explosé, et avec elle, le volume d'erreurs silencieuses. Beaucoup de sites implémentent du Schema.org via des plugins ou des générateurs automatiques sans vérifier le résultat final.
Google a tout intérêt à ce que les données structurées soient propres : ça améliore la pertinence de ses SERP enrichies, ça réduit le bruit dans son index, et ça évite qu'un site pense être éligible à un feature snippet alors qu'il ne l'est pas à cause d'une coquille. Ce rapport, c'est un signal qu'ils veulent que vous corrigiez.
Quelle différence avec les erreurs classiques de données structurées ?
Les erreurs classiques concernent des données valides mais incomplètes — par exemple, un Product sans "offers" ou un Recipe sans "author". Ces erreurs déclenchent des avertissements, mais la donnée est quand même lue.
Les erreurs "non analysables", elles, cassent totalement le parsing. Google ne peut même pas commencer à traiter la donnée. C'est comme envoyer un fichier corrompu : le moteur ne voit rien. Résultat, vous perdez toute chance d'apparaître en résultat enrichi pour cette URL.
- Erreur non analysable = zéro donnée exploitable, URL exclue des rich snippets
- Erreur classique = donnée partiellement exploitable, éligibilité réduite ou nulle selon le contexte
- Le rapport Google distingue ces deux catégories dans la Search Console
- Corriger une erreur non analysable peut débloquer instantanément l'affichage d'un rich snippet
- Les plugins WordPress ou Shopify génèrent souvent des erreurs non analysables à cause de configurations mal paramétrées
Avis d'un expert SEO
Cette recommandation est-elle vraiment nouvelle ?
Non. Google insiste depuis des années sur la qualité du balisage Schema.org. Ce qui change, c'est l'explicitation d'un rapport dédié et la catégorisation claire entre "analysable" et "non analysable".
Sur le terrain, on observe que beaucoup de sites ont des erreurs non analysables sans le savoir — parce qu'ils ne consultent jamais ce rapport ou parce qu'ils confondent "avertissement" et "erreur bloquante". Google pousse simplement pour que les SEO fassent le ménage.
Toutes les erreurs non analysables ont-elles le même impact ?
Clairement non. Une erreur sur un balisage Article qui vous prive d'un thumbnail dans Google Discover, c'est autrement plus critique qu'une erreur sur un balisage BreadcrumbList qui n'affecte qu'un fil d'Ariane déjà visible en titre de page.
Le rapport Google ne hiérarchise pas les erreurs par impact business — il liste tout au même niveau. À vous de prioriser en fonction de vos objectifs : si vous visez les rich snippets Recipe ou Product, concentrez-vous sur ces types de données d'abord. [A vérifier] : Google ne communique pas de métriques sur le gain de CTR lié à la correction de ces erreurs — les études tierces estiment entre +10% et +35% selon le secteur, mais ça reste flou.
Peut-on ignorer certaines de ces erreurs sans conséquence ?
Oui, si le balisage en question ne correspond à aucun feature snippet actif dans votre secteur. Par exemple, un balisage Event sur un blog tech qui ne fait jamais d'événements physiques — autant le retirer plutôt que de le corriger.
Autre cas : certaines erreurs proviennent de balises tierces injectées par des widgets ou des scripts externes. Si vous n'avez aucun contrôle sur ces données et qu'elles n'impactent pas vos URLs stratégiques, mieux vaut les ignorer et documenter la décision. Perdre du temps sur du bruit technique, c'est perdre du temps sur des optimisations à ROI.
Impact pratique et recommandations
Comment identifier précisément les erreurs non analysables sur mon site ?
Rendez-vous dans la Search Console, section "Améliorations" > "Données structurées". Google liste les types de données détectés et les erreurs associées. Cliquez sur chaque type pour voir le détail des URLs affectées.
En parallèle, testez vos pages clés avec le Test des résultats enrichis de Google et le validateur Schema.org. Ces outils donnent des messages d'erreur plus explicites que la Search Console — ils pointent la ligne exacte du JSON-LD ou du Microdata qui pose problème.
Quelles sont les erreurs non analysables les plus fréquentes ?
En tête : virgules manquantes ou en trop dans le JSON-LD, guillemets non fermés, propriétés avec des valeurs du mauvais type (nombre attendu, texte fourni), URLs relatives au lieu d'absolues. Les plugins WordPress génèrent aussi des erreurs quand plusieurs balises Schema.org se chevauchent — typiquement un plugin SEO + un plugin de rich snippets qui injectent tous deux un balisage Article.
Autre classique : les dates au mauvais format. Google attend ISO 8601 (ex: 2023-05-12T14:30:00+02:00), pas des formats localisés. Une date écrite "12/05/2023" sera rejetée.
Faut-il corriger toutes les erreurs d'un coup ou prioriser ?
Priorisez. Concentrez-vous d'abord sur les types de données qui génèrent le plus de trafic qualifié : Product si vous êtes e-commerce, Recipe si vous êtes média culinaire, Article si vous visez Google Discover. Corrigez ensuite les erreurs sur vos URLs les plus stratégiques — homepage, catégories principales, fiches produit bestsellers.
Une fois ce socle propre, étendez aux pages secondaires. Documenter chaque correction dans un tableau de bord vous permet de mesurer l'impact sur les impressions de rich snippets via la Search Console.
- Auditer la Search Console section "Données structurées" toutes les 2 semaines minimum
- Valider chaque type de balisage avec le Test des résultats enrichis Google avant déploiement
- Éviter de cumuler plusieurs plugins Schema.org — un seul suffit, configuré proprement
- Utiliser des URLs absolues partout dans les données structurées (image, url, logo)
- Tester le rendu JSON-LD en désactivant JavaScript pour vérifier qu'il est bien en HTML statique
- Purger le cache CDN et demander une réindexation après correction pour accélérer la mise à jour côté Google
❓ Questions frequentes
Le rapport des données structurées non analysables est-il disponible pour tous les sites dans la Search Console ?
Une erreur non analysable sur une page empêche-t-elle l'indexation de cette page ?
Combien de temps faut-il pour que Google prenne en compte une correction de données structurées ?
Les erreurs non analysables affectent-elles le positionnement SEO classique ?
Peut-on avoir plusieurs types de données structurées sur une même page sans risque d'erreur ?
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