Que dit Google sur le SEO ? /
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Declaration officielle

Les liens placés en dessous de la ligne de flottaison n'ont pas nécessairement moins de poids que ceux placés au-dessus. Google attribue généralement un poids équivalent aux liens en fonction de leur contenu principal, bien que ceux situés dans des zones récurrentes du site soient considérés comme moins uniques.
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Extrait d'une vidéo Google Search Central

⏱ 58:07 💬 EN 📅 12/01/2017 ✂ 10 déclarations
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Declaration officielle du (il y a 9 ans)
TL;DR

Google affirme que la position d'un lien au-dessus ou en dessous de la ligne de flottaison n'impacte pas directement son poids. Ce qui compte, c'est si le lien fait partie du contenu principal ou s'il se trouve dans une zone récurrente (header, footer, sidebar). Un lien dans le corps d'un article conserve sa valeur, qu'il soit visible immédiatement ou après un scroll.

Ce qu'il faut comprendre

Pourquoi cette déclaration remet-elle en question une croyance SEO ancrée ?

Pendant des années, le SEO a été dominé par l'idée que les liens visibles immédiatement (above the fold) avaient plus de valeur que ceux nécessitant un scroll. Cette croyance venait d'une époque où Google accordait plus de poids aux éléments affichés en priorité, partant du principe que ce qui est visible est important.

Mueller clarifie ici que la position verticale importe peu. Ce qui compte, c'est le contexte : un lien dans le contenu principal conserve son poids, même s'il apparaît après trois scrolls. Google sait différencier un lien éditorial d'un lien template.

Comment Google distingue-t-il les liens selon leur contexte ?

Google analyse les zones récurrentes du site : navigation globale, footer, sidebar présente sur toutes les pages. Ces zones contiennent des liens qui se répètent à l'identique sur des centaines ou milliers de pages. Leur valeur est donc diluée, car ils n'apportent pas d'information unique par page.

À l'inverse, un lien dans le corps d'article, même placé après plusieurs paragraphes, est considéré comme contextuel et éditorial. Il est spécifique à cette page, donc Google lui attribue un poids équivalent aux autres liens du contenu principal.

Cette règle s'applique-t-elle uniformément à tous les types de sites ?

La distinction contenu principal / zones récurrentes fonctionne bien pour les blogs, médias et sites éditoriaux. Mais pour les sites e-commerce ou les pages produits, la situation est plus floue : où commence et finit le contenu principal ? Un bloc de produits similaires est-il récurrent ou unique ?

Google utilise probablement des signaux de structure HTML et de mise en page (balises <main>, <article>, classes CSS) pour identifier le contenu principal. Un lien dans une sidebar fixe sera traité différemment d'un lien dans un paragraphe <article>, même si les deux sont below the fold.

  • La position verticale (above/below the fold) n'affecte pas directement le poids d'un lien
  • Le contexte prime : contenu principal vs zones récurrentes (header, footer, sidebar)
  • Les liens dans les zones template sont dévalorisés car non-uniques
  • Google utilise des signaux structurels HTML pour identifier le contenu principal
  • Cette logique s'applique mieux aux sites éditoriaux qu'aux architectures complexes

Avis d'un expert SEO

Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?

Globalement, oui. Les tests terrain montrent que des liens profondément enfouis dans un long article conservent leur capacité à transmettre de l'autorité. Un lien placé au paragraphe 15 d'un guide de 3000 mots fonctionne tout aussi bien qu'un lien au paragraphe 2, tant qu'il est dans le flux éditorial.

Cependant, [A verifier] pour les pages avec énormément de contenu (plus de 10 000 mots), où Google pourrait ne pas accorder le même poids à tous les liens par simple limite de crawl ou d'analyse sémantique. Les données sont insuffisantes pour affirmer une règle universelle.

Quelles nuances faut-il apporter à cette affirmation ?

Mueller parle de poids des liens, mais le comportement utilisateur reste un facteur indirect. Un lien below the fold reçoit statistiquement moins de clics qu'un lien above the fold. Moins de clics, c'est moins de trafic référent, donc potentiellement moins de signaux d'engagement sur la page de destination.

Ensuite, la notion de "contenu principal" reste subjective. Google n'a jamais publié de règle stricte définissant ce qui est considéré comme contenu principal vs accessoire. Sur certains sites, des blocs entiers peuvent être mal interprétés si la structure HTML est bancale ou si le design trompe l'algorithme.

Dans quels cas cette règle pourrait-elle ne pas s'appliquer pleinement ?

Premier cas : les sites mobile-first mal optimisés. Si ton contenu principal est caché derrière un accordéon ou un onglet mal implémenté, Google pourrait ne pas le traiter comme du contenu principal, même s'il l'est conceptuellement. Le mobile-first indexing complique la donne.

Deuxième cas : les pages avec du contenu lazy-loadé qui ne se charge que loin dans le scroll. Si Googlebot ne déclenche pas le lazy-load, il ne verra jamais ces liens. Techniquement, ils sont below the fold, mais surtout, ils sont invisibles au crawl.

Attention aux interprétations simplistes : dire que la position verticale ne compte pas ne signifie pas que tous les liens ont le même poids. Le contexte sémantique, la proximité avec des mots-clés, la structure HTML et l'autorité de la page source jouent tous un rôle majeur.

Impact pratique et recommandations

Que faut-il faire concrètement sur ses pages ?

Premièrement, arrête de sacrifier l'expérience utilisateur pour placer tous tes liens importants en haut de page. Si un lien contextuel a plus de sens au milieu d'un article, mets-le là. Google le valorisera si le contexte est pertinent.

Deuxièmement, soigne ta structure HTML. Utilise les balises sémantiques (<main>, <article>, <aside>, <nav>) pour aider Google à distinguer contenu principal et zones récurrentes. Un code propre facilite l'interprétation algorithmique.

Quelles erreurs éviter dans l'implémentation des liens ?

Erreur classique : placer des liens stratégiques dans la sidebar en pensant qu'ils seront traités comme du contenu. Si cette sidebar apparaît sur toutes les pages, Google la traite comme une zone template, et tes liens perdent de la valeur.

Autre piège : les footers surchargés de liens. Même si techniquement ces liens sont crawlés, leur poids est dilué. Mieux vaut 5 liens footer stratégiques que 50 liens générant du bruit. Google sait que personne ne lit un footer de 200 liens.

Comment auditer son site pour vérifier la conformité ?

Commence par un crawl avec Screaming Frog ou Oncrawl en activant l'option de détection des zones récurrentes. Identifie les blocs qui se répètent à l'identique sur plus de 30% de tes pages. Ce sont tes zones template.

Ensuite, utilise Google Search Console pour vérifier quels liens internes sont réellement suivis et valorisés. Compare avec ton maillage théorique. Si des liens importants du contenu principal n'apparaissent pas dans les liens internes détectés, c'est un signal d'alarme.

  • Placer les liens contextuels là où ils ont du sens sémantiquement, pas forcément en haut
  • Utiliser les balises HTML5 sémantiques pour clarifier la structure de page
  • Éviter de surcharger les zones récurrentes (sidebar, footer) avec des liens stratégiques
  • Auditer les zones template pour identifier les blocs répétitifs dévalorisés
  • Vérifier dans Search Console que les liens internes importants sont bien crawlés
  • Tester le lazy-load : s'assurer que Googlebot charge bien le contenu différé
L'emplacement vertical d'un lien n'est plus un critère discriminant. Ce qui compte, c'est son contexte : contenu principal unique ou zone récurrente. Optimise ta structure HTML, place tes liens stratégiques dans le flux éditorial, et allège les zones template. Ces optimisations structurelles peuvent sembler simples en théorie, mais leur mise en œuvre nécessite souvent une analyse fine de l'architecture du site et des arbitrages techniques pointus. Si ton site a une structure complexe ou que tu veux maximiser l'impact de ton maillage interne sans risquer d'erreurs coûteuses, un accompagnement par une agence SEO spécialisée peut s'avérer judicieux pour obtenir un diagnostic précis et un plan d'action adapté.

❓ Questions frequentes

Un lien en bas d'un article de 3000 mots a-t-il autant de valeur qu'un lien en début d'article ?
Oui, tant qu'il fait partie du contenu principal. Google ne pénalise pas la position verticale si le contexte éditorial est clair et unique à la page.
Les liens dans une sidebar présente sur toutes les pages sont-ils totalement inutiles ?
Non, ils restent crawlés et peuvent générer du trafic, mais leur poids SEO est réduit car Google les considère comme non-uniques. Ils ne transmettent qu'une fraction de l'autorité d'un lien éditorial.
Comment Google détecte-t-il qu'un lien est dans une zone récurrente ?
En analysant la structure HTML, les classes CSS, et en comparant les blocs identiques présents sur plusieurs pages. Les zones <nav>, <aside>, et footer récurrentes sont facilement identifiables.
Faut-il éviter le lazy-loading pour les liens importants ?
Si Googlebot ne déclenche pas le lazy-load, il ne verra pas ces liens. Utilise le lazy-loading pour les images, mais charge les liens stratégiques de manière synchrone dans le HTML initial.
Cette règle s'applique-t-elle aussi aux backlinks reçus d'autres sites ?
Oui. Un backlink en bas d'un article externe conserve sa valeur s'il est dans le contenu principal. Un lien dans le footer du site source sera moins valorisé car récurrent.
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