Declaration officielle
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Google rappelle qu'avant d'engager un prestataire SEO, il est indispensable de définir clairement les objectifs, les indicateurs de suivi et les méthodes de mesure. Ce qui peut sembler évident cache en réalité une zone floue : comment définir des objectifs réalistes sans expertise préalable ? La déclaration pointe un problème réel mais ne donne aucune méthode concrète pour le résoudre.
Ce qu'il faut comprendre
Pourquoi Google insiste-t-il sur la définition des objectifs en amont ?
Cette déclaration vise à protéger les annonceurs contre les prestataires peu scrupuleux qui promettent monts et merveilles sans cadrage précis. Sans objectifs clairs, impossible de juger si une prestation SEO a réellement apporté de la valeur. Google cherche à responsabiliser les deux parties : le client doit savoir ce qu'il attend, le prestataire doit formaliser ce qu'il peut délivrer.
Le problème ? Un annonceur sans culture SEO ne sait souvent pas quels indicateurs sont pertinents pour son business. Demander 100 000 visites par mois peut sembler ambitieux, mais si le trafic ne convertit pas, l'objectif est absurde. Google le sait — et c'est là que sa déclaration devient générique.
Quels sont les indicateurs dont parle Google concrètement ?
Google ne cite aucun indicateur précis, ce qui rend la déclaration difficile à appliquer pour un non-initié. En SEO, les indicateurs varient selon les contextes : trafic organique, positions sur requêtes stratégiques, conversions issues de la recherche, taux de clics dans la SERP, impressions sur des thématiques cibles, autorité du domaine (même si Google nie officiellement son existence).
Un prestataire sérieux devrait proposer un mix d'indicateurs : certains sur la visibilité (positions, impressions), d'autres sur la performance business (conversions, revenus attribuables). Mais combien d'annonceurs savent distinguer un bon indicateur d'une métrique de vanité ?
Que signifie « aligner les méthodes de suivi » en pratique ?
Derrière cette formule administrative se cache un vrai sujet : quelle source de données fait foi ? Google Search Console ? Google Analytics ? Un outil tiers comme SEMrush ou Ahrefs ? Chaque outil donne des chiffres différents, et sans alignement préalable, les conflits sont inévitables.
Un prestataire peut montrer une hausse de 50% du trafic organique dans GA4 tandis que le client observe une stagnation de son chiffre d'affaires. Qui a raison ? Les deux — mais l'objectif initial était mal défini. Google insiste sur cet alignement pour éviter les malentendus, mais ne donne aucun outil pour y parvenir.
- Objectifs clairs : définir ce qui constitue un succès mesurable pour l'entreprise (trafic, conversions, positionnement)
- Indicateurs alignés : choisir les métriques pertinentes selon le modèle économique (e-commerce vs génération de leads vs média)
- Méthodes de suivi : déterminer quels outils seront utilisés et comment réconcilier les données entre différentes sources
- Cadence de reporting : fixer la fréquence des bilans (mensuel, trimestriel) et le format des livrables
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec la réalité du marché SEO ?
Oui et non. D'un côté, fixer des objectifs avant de démarrer est une bonne pratique universelle en gestion de projet. Aucun expert SEO sérieux ne contesterait ce principe. De l'autre, cette déclaration ignore une réalité : la plupart des annonceurs n'ont pas les compétences pour définir des objectifs SEO pertinents seuls.
Un client qui débarque en demandant « Je veux être premier sur chaussures » sans préciser le type de chaussures, le contexte concurrentiel ou l'intention de recherche visée, ne définit pas un objectif — il exprime un vœu pieu. Le rôle d'un bon prestataire est justement d'éduquer le client et de co-construire ces objectifs. Google fait comme si cette phase de cadrage allait de soi. [A vérifier] : combien d'appels d'offres SEO incluent réellement des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents, temporellement définis) ?
Quelles nuances faut-il apporter à ce conseil générique ?
Premier point : tous les objectifs ne se valent pas. Viser une hausse de trafic de 30% en six mois peut être réaliste pour un site d'actualité avec une bonne vélocité de publication, mais irréaliste pour un site institutionnel qui ne publie qu'une fois par trimestre. Le contexte est roi — et Google l'omet totalement.
Deuxième point : certains projets SEO exploratoires nécessitent une phase de diagnostic avant fixation d'objectifs. Comment promettre des résultats précis sans audit préalable ? Un site criblé de pénalités manuelles ou techniques ne peut pas viser les mêmes objectifs qu'un site sain mais sous-optimisé. La déclaration de Google sous-entend que l'annonceur doit définir les objectifs avant d'engager le prestataire — ce qui met la charrue avant les bœufs.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas pleinement ?
Pour les projets SEO en mode test & learn — typiquement sur de nouveaux marchés ou de nouvelles typologies de contenu — il est impossible de fixer des objectifs chiffrés précis à l'avance. Dans ces cas, l'objectif devient « valider ou invalider une hypothèse » plutôt que « atteindre X visiteurs ». Google ne mentionne jamais cette nuance.
Autre cas : les projets de refonte technique où l'objectif principal est défensif (ne pas perdre de trafic) plutôt qu'offensif. Difficile de vendre ça en interne avec des indicateurs sexy. Pourtant, c'est souvent la priorité numéro un pour des sites matures. La déclaration de Google reste ancrée dans une vision « croissance à tout prix » qui ne correspond pas à tous les contextes.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avant d'engager un prestataire SEO ?
Première étape : identifiez vos enjeux business réels. Cherchez-vous à augmenter votre notoriété ? Générer plus de leads qualifiés ? Réduire votre coût d'acquisition par rapport au paid search ? Chaque enjeu appelle des stratégies et des indicateurs différents. Soyez honnête sur ce qui compte vraiment pour votre entreprise.
Deuxième étape : demandez au prestataire un audit préliminaire gratuit ou payant (mais limité) pour qu'il évalue la faisabilité. C'est impossible de fixer des objectifs pertinents sans comprendre l'état actuel du site. Un bon prestataire devrait proposer cette phase de cadrage — si elle n'existe pas, négociez-la.
Troisième étape : formalisez ensemble un document d'alignement (souvent appelé SOW ou Statement of Work) qui liste précisément : les objectifs chiffrés, les indicateurs retenus, les sources de données, la fréquence de reporting, les livrables attendus. Ce document protège les deux parties et évite les malentendus six mois plus tard.
Quelles erreurs éviter lors de la définition des objectifs ?
Erreur numéro un : fixer des objectifs purement quantitatifs sans considérer la qualité. « +50% de trafic » ne veut rien dire si ce trafic vient de requêtes hors-sujet ou bounce immédiatement. Préférez des objectifs mixtes qui incluent des indicateurs d'engagement ou de conversion.
Erreur numéro deux : définir des objectifs trop court-termistes. Le SEO est un marathon, pas un sprint. Viser une position #1 en trois mois sur une requête ultra-compétitive est irréaliste sauf à utiliser des techniques black hat — ce qui contredit l'esprit de la déclaration de Google. Soyez patient et privilégiez les objectifs progressifs.
Erreur numéro trois : ignorer les contraintes internes. Si votre équipe n'a pas les ressources pour produire du contenu de qualité régulièrement, ne fixez pas d'objectifs ambitieux sur des stratégies éditoriales intensives. Le prestataire doit connaître vos limites pour ajuster ses recommandations.
Comment vérifier que les objectifs définis sont pertinents ?
Testez-les avec la méthode SMART : sont-ils Spécifiques (quelle requête, quelle page ?), Mesurables (avec quel outil ?), Atteignables (au regard de la concurrence ?), Pertinents (alignés avec le business ?) et Temporellement définis (sur quelle période ?). Si un objectif ne coche pas ces cinq cases, reformulez-le.
Autre test : demandez au prestataire de vous expliquer comment il compte atteindre chaque objectif. S'il reste vague ou utilise du jargon sans contenu, c'est un red flag. Un expert sérieux doit pouvoir détailler sa stratégie et les leviers qu'il compte activer (technique, contenu, netlinking, etc.).
- Clarifier vos enjeux business avant de parler d'indicateurs SEO
- Demander un audit préalable pour évaluer la faisabilité des objectifs
- Formaliser un document d'alignement avec objectifs, indicateurs, sources de données et fréquence de reporting
- Privilégier des objectifs mixtes (quantitatifs + qualitatifs) plutôt que purement volumétriques
- Valider que les objectifs respectent la méthode SMART
- Questionner le prestataire sur sa stratégie concrète pour atteindre chaque objectif
- Prévoir des points de suivi réguliers et des ajustements si nécessaire
❓ Questions frequentes
Comment définir des objectifs SEO réalistes sans expertise interne ?
Quels indicateurs privilégier pour mesurer le succès d'une stratégie SEO ?
Que faire si le prestataire n'atteint pas les objectifs fixés ?
Faut-il inclure des pénalités contractuelles si les objectifs ne sont pas atteints ?
Comment réconcilier les chiffres entre Google Search Console, Analytics et outils tiers ?
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