Declaration officielle
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Martin Splitt rappelle que Googlebot ne crawle efficacement que les liens HTML standards avec balise <a> et href. Les liens JavaScript, les boutons sans ancre HTML ou les systèmes de navigation custom peuvent bloquer le crawl. Pour un SEO, cela signifie auditer systématiquement l'architecture technique des liens internes et privilégier le HTML natif plutôt que les solutions JavaScript, même si ces dernières fonctionnent visuellement.
Ce qu'il faut comprendre
Qu'est-ce que Splitt entend exactement par "liens internes correctement ancrés" ?
La formulation semble basique, mais elle cache une réalité technique précise. Un lien "correctement ancré" pour Google, c'est une balise avec un attribut href pointant vers une URL valide. Pas un avec un onClick, pas un
Le piège ? Beaucoup de frameworks modernes — React, Vue, Angular — génèrent des systèmes de navigation qui ne produisent pas toujours du HTML standard au moment du crawl initial. Si le lien n'existe que dans le DOM après exécution JavaScript, Googlebot peut le manquer, même s'il finit théoriquement par exécuter le JS. La latence et la consommation de ressources ne sont pas les mêmes.
Pourquoi insister sur le "texte descriptif" des ancres en parallèle du crawl ?
Splitt connecte deux enjeux distincts : la crawlabilité technique et la compréhension sémantique. Un lien avec href="/page-produit" et ancre "cliquez ici" est techniquement crawlable, mais il n'aide ni l'utilisateur ni le moteur à comprendre le contenu de la page cible.
L'ancre de lien reste un signal de pertinence thématique — moins puissant qu'avant Penguin, certes, mais toujours actif dans le contexte du maillage interne. Une ancre descriptive "chaussures de running homme" indique explicitement le sujet de la page de destination, facilitant le classement sémantique par Google. Le moteur n'a pas besoin de deviner.
Cette déclaration est-elle une réponse à un problème spécifique observé par Google ?
Difficile à confirmer sans données publiques, mais le timing et la simplicité volontaire du message suggèrent que Google constate encore trop de sites avec des liens non-crawlables. Les SPAs (Single Page Applications) mal configurées, les menus hamburger cachés en CSS pur, les systèmes de lazy-loading agressifs — autant de patterns qui bloquent le crawl.
La mention explicite du tag HTML n'est pas anodine. C'est un rappel à l'ordre : le HTML sémantique reste le standard de référence, pas les bidouilles JavaScript qui "marchent" en apparence mais créent des angles morts pour le crawler. Google tolère de plus en plus de JS, mais ne garantit rien.
- Seule la balise garantit un crawl immédiat sans dépendance au JavaScript
- Les ancres de liens informatives renforcent la compréhension thématique et le ranking contextuel des pages cibles
- Les frameworks JS modernes nécessitent une vigilance accrue sur le rendu HTML côté serveur ou pré-rendu statique
- Un lien visuellement fonctionnel pour l'utilisateur n'est pas forcément crawlable par Googlebot
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec les observations terrain ?
Oui, mais avec une nuance de taille : Google crawle de mieux en mieux le JavaScript, et beaucoup de sites SPAs mal configurés finissent quand même indexés. Le message de Splitt reste valable en théorie, mais la pratique montre que Google compense souvent les erreurs des devs. Le vrai problème n'est pas tant "crawlé ou pas crawlé", c'est le délai et le coût en crawl budget.
Un site qui force Google à exécuter du JS pour découvrir ses liens internes consomme plus de ressources. Résultat : moins de pages crawlées par session, indexation plus lente des mises à jour, priorité réduite sur les pages profondes. Pour un petit blog, ça passe. Pour un e-commerce avec 50 000 produits, c'est un goulot d'étranglement structurel.
Quelles nuances faut-il apporter sur les ancres descriptives ?
L'ancre "descriptive" ne signifie pas sur-optimisée. Bourrer un lien interne avec "chaussures running homme pas cher livraison gratuite" est contre-productif — ça sent la manipulation à plein nez et ça dégrade l'expérience utilisateur. Une ancre naturelle et contextuelle suffit amplement.
Deuxième point : l'ancre ne fait pas tout. Si 90 % de vos liens internes vers une page utilisent la même ancre exacte, vous créez un pattern artificiel. Variez les formulations, alternez ancres exactes et ancres sémantiquement proches. Google a les moyens de comprendre que "baskets de course" et "chaussures running" pointent vers le même univers thématique.
Dans quels cas cette règle ne s'applique-t-elle pas strictement ?
Pour certains éléments d'interface — filtres, tris, pagination —, les liens JavaScript avec gestion d'état côté client restent pertinents, à condition d'avoir une fallback HTML crawlable. Un lien de pagination en JS pur sans alternative HTML est une erreur. Un système hybride avec par défaut et amélioration progressive en JS, c'est la bonne approche.
[À vérifier] : Google affirme crawler le JS "comme un navigateur moderne", mais les délais d'indexation restent opaques. Aucune métrique publique ne permet de quantifier précisément la pénalité en crawl budget liée aux liens JS-only. Les tests terrain montrent des variations énormes selon les sites, leur autorité, leur fréquence de mise à jour.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il auditer en priorité sur son maillage interne ?
Première étape : crawler votre site avec JavaScript désactivé. Utilisez Screaming Frog en mode classique, ou consultez la vue "texte seul" de votre navigateur. Toutes les pages que vous ne voyez plus dans cette configuration sont potentiellement invisibles pour Googlebot au premier passage — ou crawlées avec retard.
Inspectez ensuite le code source brut (View Source, pas Inspect) de vos pages clés. Les liens internes doivent apparaître directement dans le HTML initial, pas uniquement après exécution du JavaScript. Si vous devez ouvrir les DevTools pour voir vos liens, c'est mauvais signe. Google Search Console peut aussi révéler des pages découvertes mais non crawlées, un indicateur de liens mal formés ou inaccessibles.
Comment corriger un système de liens non-crawlable sans tout refondre ?
Si vous utilisez un framework JS moderne, passez au Server-Side Rendering (SSR) ou au Static Site Generation (SSG). Next.js pour React, Nuxt pour Vue, Angular Universal — tous proposent des solutions clé en main pour générer du HTML pré-rendu avec liens natifs. Le coût de mise en œuvre est réel, mais l'impact sur le crawl est immédiat.
Solution intermédiaire : implémenter un système de pré-rendu dynamique (Rendertron, Prerender.io) qui sert du HTML statique aux bots et du JS aux utilisateurs. C'est moins propre conceptuellement, mais ça fonctionne si votre architecture ne permet pas de refonte rapide. Assurez-vous que le contenu servi aux bots et aux users reste identique pour éviter tout soupçon de cloaking.
Quelles bonnes pratiques adopter pour les ancres de liens internes ?
Privilégiez des ancres contextuelles et naturelles, intégrées dans une phrase complète plutôt qu'isolées. "Découvrez notre guide complet sur le maillage interne" est meilleur que "cliquez ici" ou qu'une ancre keyword-stuffée. Le contexte autour de l'ancre compte aussi — Google analyse les mots adjacents pour affiner la compréhension thématique.
Variez les formulations : si vous linkez 10 fois vers votre page /seo-technique/, alternez "optimisation SEO technique", "techniques d'optimisation on-site", "SEO technique avancé", etc. Évitez les ancres génériques ("en savoir plus", "lire la suite") sauf si le contexte environnant compense. Et surtout, faites en sorte que l'ancre reflète réellement le contenu de la page cible — aucune surprise pour l'utilisateur qui clique.
- Crawler le site avec JavaScript désactivé pour identifier les liens invisibles
- Vérifier que tous les liens critiques utilisent des balises dans le HTML source
- Implémenter SSR/SSG ou pré-rendu dynamique pour les frameworks JS
- Auditer les ancres de liens : bannir "cliquez ici" et privilégier des formulations descriptives variées
- Contrôler dans Google Search Console les pages découvertes mais non explorées
- Tester la crawlabilité avec l'outil d'inspection d'URL de GSC
❓ Questions frequentes
Les liens en JavaScript sont-ils complètement ignorés par Google ?
Peut-on utiliser des boutons <button> pour le maillage interne si on ajoute un attribut href ?
Les ancres de liens internes influencent-elles encore le ranking des pages cibles ?
Comment vérifier si mes liens sont bien crawlés par Googlebot ?
Faut-il éviter les liens en nofollow dans le maillage interne ?
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Autres enseignements SEO extraits de cette même vidéo Google Search Central · durée 5 min · publiée le 13/03/2019
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