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Google Search Console affiche tous les liens pointant vers votre site, y compris ceux marqués nofollow, même s'ils ne transmettent aucun signal de ranking. Cette présence dans le rapport ne signifie pas que ces liens ont un impact SEO direct. Pour un praticien, cela implique de ne pas se fier au volume brut de backlinks dans GSC pour évaluer la puissance réelle de son profil de liens.
Ce qu'il faut comprendre
Que signifie réellement cette présence des liens nofollow dans GSC ?
Google affiche tous les liens découverts vers votre site dans le rapport de liens de Search Console, qu'ils portent l'attribut nofollow ou non. Cette transparence peut prêter à confusion : voir un lien dans GSC ne signifie pas qu'il contribue à votre autorité.
Le rapport fonctionne comme un journal de bord exhaustif des connexions découvertes par le crawler, pas comme un tableau de bord de votre capital SEO. Un lien nofollow y apparaîtra au même titre qu'un lien dofollow classique — seule une inspection manuelle ou une export permettra de distinguer leur nature réelle.
Pourquoi Google affiche-t-il des liens qui n'influencent pas le classement ?
La logique tient en un mot : exhaustivité. Google veut vous donner une vue complète de l'écosystème de liens pointant vers votre site, indépendamment de leur poids algorithmique.
Cela sert plusieurs objectifs : détecter des patterns de spam, identifier des sources de trafic potentielles même sans jus SEO, repérer des mentions de marque. Un lien nofollow depuis un site autoritaire peut générer du trafic qualifié sans pour autant améliorer votre PageRank — l'ignorer complètement serait une erreur stratégique.
Comment distinguer les liens qui comptent vraiment dans ce rapport ?
Search Console ne catégorise pas explicitement les liens par type d'attribut dans l'interface standard. Vous verrez simplement une liste de domaines référents et d'URLs sources.
Pour isoler les nofollow, il faut exporter les données et croiser avec un crawler tiers (Screaming Frog, Ahrefs, Semrush) capable d'inspecter les attributs HTML réels. Certains outils API permettent d'automatiser ce tri, mais aucune fonctionnalité native GSC ne le fait proprement à date.
- Un lien affiché dans GSC ne garantit aucun impact sur votre ranking si l'attribut rel="nofollow" est présent
- Le volume total de liens dans le rapport peut donc surévaluer largement votre capital SEO réel
- Les liens nofollow conservent une valeur indirecte : trafic référent, découvrabilité, signal social potentiel
- Pour un audit sérieux, croiser impérativement GSC avec un crawler capable d'inspecter les attributs rel
- Google traite désormais nofollow comme un hint depuis 2019, mais dans la majorité des cas, le signal reste négligé pour le PageRank
Avis d'un expert SEO
Cette déclaration est-elle cohérente avec ce qu'on observe sur le terrain ?
Oui, et c'est même une source de confusion récurrente chez les clients moins aguerris. On voit régulièrement des rapports brandis fièrement : "Regardez, on a 15 000 backlinks dans GSC !" — sauf que la moitié sont nofollow, un quart viennent de footer widgets pourris, et seuls 200 ont un réel poids.
Le fait que Google affiche tout sans distinction visible crée un biais de perception. Pour un œil non entraîné, chaque lien semble égal. C'est justement là qu'un audit manuel devient indispensable : trier le signal du bruit, isoler les domaines autoritaires en dofollow, identifier les patterns toxiques masqués dans la masse.
Quelles nuances faut-il apporter à ce que dit Mueller ?
Mueller précise "ne transmettent aucun signal", mais cette formule reste techniquement imprécise depuis le passage du nofollow en hint. [À vérifier] dans quelle proportion Google choisit réellement d'ignorer ou de considérer ces liens hint par hint.
Concrètement, on observe que dans l'écrasante majorité des cas, le nofollow reste traité comme un blocage pur — mais Google se garde une marge de manœuvre algorithmique. Un lien nofollow depuis Wikipedia ou un site gouvernemental pourrait théoriquement peser plus qu'un dofollow depuis un annuaire pourri. Rien de documenté officiellement, juste des indices anecdotiques.
Quand cette logique d'affichage pose-t-elle vraiment problème ?
Le piège principal : les audits automatisés qui se contentent de scraper GSC et sortent un score basé sur le volume brut. Si votre outil ne filtre pas les nofollow, vos KPI sont faussés.
Autre cas épineux : le client qui compare son profil de liens au concurrent en se basant uniquement sur les chiffres GSC. Si le concurrent a 80% de dofollow et vous 30%, mais que GSC affiche des totaux similaires, vous risquez de sous-estimer l'écart réel de puissance. Toujours croiser avec un outil tiers capable d'extraire les attributs.
Impact pratique et recommandations
Que faut-il faire concrètement avec cette information ?
D'abord, cesser de fétichiser le compteur GSC. Si vous pilotez votre stratégie de liens sur ce chiffre seul, vous naviguez à l'aveugle. Mettez en place un export mensuel du rapport de liens, puis croisez-le avec un crawler tiers pour isoler les dofollow.
Ensuite, segmentez votre profil : liens éditoriaux en dofollow (cœur de votre autorité), nofollow depuis sites autoritaires (trafic + notoriété), spam ou footers parasites (à desavouer si volume critique). Ce tri manuel prend du temps, mais c'est le seul moyen de piloter proprement.
Quelles erreurs éviter lors de l'analyse de vos backlinks ?
Erreur numéro un : se réjouir d'une hausse brutale du nombre de liens dans GSC sans vérifier leur nature. Si vous passez de 500 à 2000 backlinks en un mois, c'est peut-être un bon signal — ou un spam massif en nofollow qui ne vous apportera rien.
Deuxième piège classique : ignorer les nofollow dans une stratégie de brand mention. Un lien nofollow depuis un média tier-1 reste précieux pour le trafic et la crédibilité, même sans jus SEO direct. Ne les balayez pas d'un revers de main, documentez-les séparément.
Comment vérifier la qualité réelle de votre profil de liens ?
Exportez le rapport GSC, puis passez chaque domaine référent dans un outil capable d'extraire les attributs HTML (Screaming Frog en mode liste, ou Ahrefs/Semrush pour un gain de temps). Créez trois colonnes : dofollow éditorial, nofollow à valeur, spam/footer à surveiller.
Calculez ensuite votre ratio dofollow/nofollow par tranche d'autorité de domaine. Un site avec 80% de nofollow mais des DR 70+ reste plus solide qu'un profil 100% dofollow depuis des DR 15. Le contexte prime toujours sur le volume brut.
- Exporter mensuellement le rapport de liens depuis Google Search Console
- Croiser cet export avec un crawler tiers pour identifier les attributs rel="nofollow"
- Segmenter les backlinks en trois catégories : dofollow éditorial, nofollow à valeur, spam à desavouer
- Ne jamais comparer deux profils de liens sur la base du volume GSC brut uniquement
- Documenter séparément les mentions de marque en nofollow depuis des sites autoritaires (valeur trafic/notoriété)
- Automatiser ce tri via API si le volume de liens dépasse plusieurs milliers
❓ Questions frequentes
Est-ce que les liens nofollow affichés dans GSC ont un impact sur mon SEO ?
Pourquoi Google affiche-t-il des liens qui ne comptent pas pour le référencement ?
Comment savoir si un lien dans GSC est en nofollow ou dofollow ?
Un lien nofollow depuis un site autoritaire a-t-il une valeur indirecte ?
Faut-il desavouer les liens nofollow spammy visibles dans GSC ?
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